Posted on Wednesday 18 October 2006
France’s non-debate
The «confrontation» between the three socialists seeking their party’s nomination for next year’s presidential election is another example of the inept way French politicians try to ape America’s public life – on which they otherwise like to pour scorn.
The debates that precede US primaries are vigorous clashes between would-be candidates seeking to rally their party to their own distinct vision.
In Tuesday’s French discussion, the candidates stressed the fact that they agreed.
Debates in the US come ahead of the adoption of a party program. The whole point is to choose a candidate that will write the platform on which the party will run.
In France, the “socialist project” had been written by the party leadership before the “debate” – and all the candidates did was present it in their own way.
This is a strange way of allowing the rank-and-file decide.
It is true, that such a procedure suits this country down to the ground. The French are basically, absolutely, irretrievably socialists.
It is only natural for all candidates – even more so for socialist party candidates – to propose the same thing: more state intervention.
Furthermore French political analysts have a marked preference for appearances over substance.
Contrary to their brainy reputation, they love to dwell on tone and on coded massages, and hate to talk about ideas. Tuesday’s debate was perfect from this point of view.
This exercise in futility was typical of France.
Any reference to primaries, of any other aspect of America’s vibrant politics, is self-important nonsense.
Match nul
Le piteux «débat» auquel se sont livrés les candidats socialistes à la présidence est une nouvelle illustration de l’ineptie avec laquelle les partis français s’efforcent de singer la vie politique américaine – sur laquelle ils jettent par ailleurs un regard plein de dédain.
Dans les débats qui précèdent les primaires aux États-Unis, les candidats s’opposent avec vigueur, chacun essayant de rallier le parti à sa vision.
Dans la parodie microcosmique de mardi soir, tout le monde était d’accord.
En Amérique, les primaires précèdent l’adoption par le parti d’un programme – c’est tout le but de la manœuvre, le gagnant choisi par les militants étant chargé de rédiger la plateforme électorale.
Ici, le « projet socialiste » a été concocté par la direction avant la confrontation entre des candidats qui se contentaient de le présenter chacun à sa manière.
Singulière façon de consulter la base.
Mais c’est vrai que cette façon de faire sied bien à ce pays. Le Français est fondamentalement, absolument, irrémédiablement socialiste.
Il est naturel que tous les candidats toutes tendances confondues – a fortiori ceux du parti socialiste - proposent la même chose : plus d’État, encore de l’État, toujours de l’État.
Et puis le commentateur politique français aime beaucoup plus la forme que le fond. Rien ne le passionne davantage que les petites phrases, le body language, et les messages codés; rien ne l’intéresse moins que les débats d’idées.
Avec la « confrontation » de mardi, tout le monde était servi.
Cet exercice est illustre parfaitement la pauvreté de la vie publique française. Qu’on cesse de parler de « primaires », ou de faire tout rapprochement avec le débat politique américain, qui a une autre tenue et une autre vigueur.
Nous étions loin des joutes à la Sanguinetti et autres Pompidou ou… Marchais sur la forme, et il appert que nous étions en présence de trois ego louvoyant pour faire semblant de ne pas dire les mêmes choses.
Quant au fond, Sardanapale ne se trompe pas et aurait pu développer sur cette “pauvreté de la vie publique” en France. Par exemple, remarquer l’absence totale de sensibilisation à l’économie à l’école, et même, au niveau du baccalauréat dit “éco”, la pauvreté de la sensibilisation à l’entreprise.
Sans parler de l’obédience politique des enseignants…
Un dessinateur de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo croque toujours les “patrons” avec un cigare, un chapeau haut de forme et un gros bide. Ce n’est pas du second degré et ces caricatures trouvent leur source, je pense, à la fin du XIXéme. Sarcasme figé… A elles seules, elles sont significatives de cette France “irrémédiablement socialiste”. Aucun effort éducatif n’est fait pour expliquer la définition du mot “profit” et des conséquences dudit profit. souvent, l’opinion politique est même influencée par la cylindrée de la voiture du voisin quand ce n’est pas la tronche du candidat au sens littéral du terme.
Enfin, s’agissant des candidats, on prend mille précautions à droite pour expliquer un programme “libéral” (plus prosaïquement se sortir les doigts du cul) et à gauche, on sait que le libéralisme est incontournable mais : motus et bouche cousue ! Que l’électeur ne se rappelle pas les caricatures précitées !
Le changement des mentalités et l’approche pragmatique de l’économie ne peut que commencer avec l’éducation.
Mais bouger la deuxième administration du monde (derrière l’armée chinoise), cogérée par les syndicats féodaux, cela va demander quelques générations…
Je suis heureux de constater qu’Alcofibrasnasier est en pleine forme! Il a fondamentalement, absolument, irrémédiablement raison. Et il me fait bien marrer.
Excellent et en plein dans le mille, Alcofibranisier.