Let the mighty fall
There are several reasons to cheer at the collapse of General Motors.
For one thing, it conclusively disproves the anti-capitalist myth of the all-powerful multinational.
Now, I don’t expect the Naomi Kleins of this world to fall on their knees and say: “Oh my God! GM is biting the dust, and being kept on life support by Obama. All that stuff about corporations pushing the state around was wrong!”
Still, it is something you may want to mention next time someone at a dinner party blathers about the evil, almighty conglomerates (although I guarantee you’ll get a lot fewer invitations).
But the main reason to welcome GM’s collapse is that failure is ultimately a good thing. It is just as vital to the economic order as extinction is in the natural world.
Over the past century, the path to industrial development has been littered with the corpses of former giants.
Out of the 100 top world companies in 1912, only 19 were still in the list in 1995.
Forty-eight no longer existed – they had either collapsed or been swallowed by fitter rivals.
Those that have grown over 80 years – such as Proctor & Gamble or BP – are the exception.
Much more representative are firms like Armour & Co or Swift & Co, which are no longer trading after ruling over the US food business as regally as GM once dominated the car industry.
As Paul Ormerod (from whom I got these figures) pithily put it: “most firms fail.”
And this is true not just in the long term.
On average, 22% of the companies which made the top 100 in any given decade were not there the next. And in the US, more than 10% of firms fail every year.
Economic policies should not be based on the illusory pursuit of stability.
I understand workers who worry about the collapse of their employer. But in a dynamic economy the overwhelming majority will find a better job.
For the people at large, the bankruptcy of an insolvent company like General Motors is good.
The only bad thing about it is government meddling. The Obama administration has extended various subsidies to GM worth $50bn, aimed at ensuring the company’s survival in slimmed down form.
This “government-engineered bankruptcy” is iniquitous and self-defeating.
It is iniquitous because it forces people to pay for something they don’t want (it’s also iniquitous because bondholders are getting screwed, but that’s another story).
It is self-defeating because scarce resources are being channelled into shoring up a dead duck.
The administration should do everyone a favor and let GM go to the wall once and for all.
On the subject of the importance of failure, I recommend Ormerod’s wonderful 2006 book Why Most Things Fail. Excerpts are available on his website.
Laissez faire, laissez couler
On peut espérer que la chute de General Motors torde le coup au mythe de la toute-puissance des multinationales.
La gauche radicale répète depuis des années que les corporations qui étendent leurs tentacules aux quatre coins de la planète sont plus fortes que les États.
En voilà une – une de plus – en passe de mordre la poussière, et placée sous perfusion par un gouvernement.
Ce démenti apporté aux fables altermondialistes par l’effondrement de GM, n’est pas la seule raison de saluer la nouvelle.
La faillite est essentielle au bon fonctionnement d’une économie – un processus aussi vital (mais heureusement moins brutal) que la disparition des espèces les moins adaptées dans l’ordre naturel.
Loin d’être le symptome d’une maladie économique, un niveau élevé de faillites est un signe de bonne santé.
Le chemin du développement industriel au cours du siècle passé est jonché de cadavres de géants.
Sur les cent entreprises les plus importantes au monde en 1912, seules 19 figuraient au tableau en 1995. Quarante-huit n’existaient plus, soit liquidées soit absorbées par des rivales.
Celles qui se sont développées au cours de ces huit décennies – comme Proctor & Gamble ou BP – sont l’exception.
Ce qui représente la norme, ce sont des entreprises comme Armour & Co ou Swift & Co, qui jadis dominaient le secteur agro-alimentaire américian tout comme GM régnait sur l’automobile, avant d’être avalées par des concurrents plus performants.
Comme l’écrit Paul Ormerod (dans son excellent livre Why Most Things Fail, où j’ai trouvé ces chiffres): “La plupart des entreprises échouent.”
Dans le pays la plus dynamique au monde, les États-Unis, plus de 10% des entreprises font faillite chaque année – même dans les temps fastes.
En économie, la stabilité ne doit jamais être le but recherché.
Je comprends que des salariés s’alarment de la mort de leur entreprise. Mais dans une économie dynamique, la grande majorité d’entre eux retrouveront un emploi.
Pour la collectivité, la banqueroute d’une compagnie insolvable comme GM est une bonne nouvelle.
La seule chose qu’on peut regretter dans cette affaire, c’est que l’administration Obama se soit avisée d’amortir la chute de GM en lui accordant des aides destinées à assurer la survie de l’entreprise sous une forme réduite.
Cette “engineered bankruptcy” est inique et vaine.
Inique parce qu’elle force les contribuables américains à verser de l’argent à une entreprise dont ils ne veulent pas les produits en tant que consommateurs (il y a aussi l’entubage massif des créditeurs de GM, mais c’est une autre histoire…)
Vaine car cette banqueroute-sauvetage gaspille les ressources du pays, détournées vers des usages moins productifs que le verdict de la libre concurrence.
Au lieu de craindre le naufrage de GM, l’administration Obama devrait laisser faire, laisser couler.