# Posted on Friday 5 September 2008 - 4 Comments
Evolution, sophisticated Europeans like to think, is only controversial in backward parts of the US.
Would that it were so.
Watching Richard Dawkins’ latest series “The genius of Charles Darwin” - broadcast by Channel 4 recently - I realized that creationist myths exert undue influence on this side of the Atlantic as well.
Says Dawkins:
“This is multicultural Britain. And one of its fault lines runs straight through our children’s classrooms. How do we reconcile scientific truth with the deeply held convictions that bind religious communities?”
Dawkins finds out by visiting a high-school in London, and finds astonishing resistance to Darwinian ideas on the part of students. (Clip here)
He then takes them to a beach and look at fossils, and only then are some of the kids willing to accept that evolution might be a fact.
Later, in the high point of the series, he confronts the kids’ teachers to find out why they failed so abysmally to acquaint with basic scientific facts.
The answer is clear: the teachers are unprepared to challenge religious views that contradict science.
“We can’t get in to the business of knocking down kid’s religions and the religions of families,” one says.
Dawkins retort sounds banal - but it obviously bears repeating:
“There really is something special about scientific evidence.
Science works; planes fly. Magic carpets and broomsticks don’t.
Gravity isn’t a version of the truth; it is the truth. Anybody who doubts it is invited to jump out of a tenth floor window. Evolution too, is reality.”
Je rentre de vacances - d’où mon silence depuis plus de 15 jours. Je découvre que pendant mon absence Raph et Harald ont poursuivi une discussion vigoureuse sur l’islam.
Leur échange, à mon sens, prolonge un débat ancien entre deux courants du libéralisme, l’un hostile à la religion (incarné par Clemenceau), et l’autre s’en accommodant (Chateaubriand).
Bien que ne croyant ni à dieu ni à diable, je me sens, avec Harald, proche du second. Mais Raph, comme toujours, offre de solides arguments. Je suis heureux d’accueillir leur débat, dont le ton courtois me plaît.
Pour ne pas trop changer de sujet, je mentionne une série télévisée dont je n’ai pas eu le temps de parler avant mon départ: “The Genius of Charles Darwin”, de Richard Dawkins, diffusée par Channel 4 à la mi-août.
Le grand moment, pour moi, est celui où Dawkins, après avoir constaté la résistance d’une classe de lycéens à l’idée d’évolution, s’en va confronter leurs profs de sciences naturelles.
“Comment se fait-il que la plupart de ces gosses non seulement ne savent rien, mais ne veulent rien savoir?” demande-t-il en substance.
Les profs se regardent d’un air gêné et expliquent que leur rôle n’est pas de combattre les croyances des élèves.
Il n’y a pas qu’aux États-Unis que la religion répand un gaz incapacitant sur l’école. Dans l’Angleterre multiculturelle d’aujourd’hui (et peut-être la France?), de nombreux professeurs n’osent plus défendre le savoir contre les mythes créationnistes.
C’est une réalité triste que Dawkins combat avec sa fougue habituelle (voir citation en face).
Le clip en question, extrait du troisième épisode, n’est pas à ma connaissance disponible sur le web.
Mais le passage où Dawkins constate l’ignorance crasse des lycéens est ici.