Sardanapale

Archives for May 2010


# Posted on Tuesday 4 May 2010 - Comments Off on Élection britannique et dilemme libéral

The best of bad bunch

What is a pro-market voter to do in Thursday’s British election? It is difficult to get excited about the choice on offer.

Economic liberals want a modest, efficient state. Gordon Brown’s record immediately disqualifies Labour.

Over the past 10 years, first as chancellor and then prime minister, he has thrown money at Britain’s rotten “public” services, and predictably failed to improve them.

Over the past 18 months Brown has tackled the financial crisis by spending the nation’s cash for generations to come and by propping up failed institutions.

He has printed money like there is no tomorrow, and is leaving a budget deficit at a post-war high which is feeding a ballooning national debt.

I once supported New Labour, but the current administration has run out of ideas and steam. The party needs to nurse itself back to political health through a stint in opposition.

What about the Liberal Democrats, a naturally centrist party (which suits me fine)? But under Nick Clegg, the Lib Dems have not returned to their roots in the historical party of liberty.

In many ways, Clegg has run to the left of Labour. He wants to soak the rich through a “mansion tax”, curb takeovers in the name of “public interest”, and split investment banking from retail banking, echoing the old US Glass-Steagall Act.

All party leaders have engaged shamelessly populist rhetoric over the banking crisis, but Clegg has been by far the most vindictive in bashing “greedy bankers”.

Most crucially, Clegg does not see the fiscal fix the country is in. Last year the deficit was £160bn – almost £3,000 per British man, woman and child. And Clegg wants to cut taxes (for low-income people) and calls for only limited spending cuts – in the future!

Which leaves the Conservatives. They are certainly not offering a frontal, Thatcherian challenge to the rampant Leviathan.

David Cameron has retreated from the austerity plan he promised last year. And he is short on detail about how he would restore public finances.

But he is the only leader to have given people a glimpse of fiscal mess they are in, and he wants to tackle it sooner rather than later. This is the main reason why my vote – if I had one in Britain – would go to him.

In addition, the Tories have good ideas about reforming health care through competition rather than command and control, and even better ones about freeing schools from local authorities.

No prime ministerial candidate is anywhere near adequate from a libertarian point of view. But Cameron’s vision of a modern Britain is the closest to the liberal ideal recently spelt out by The Economist:

“a country which lives within its means, pays the state to do what it can do effectively and no more, stops subsidising failure through sloppy, bloated benefits rolls and educates its young to hold down serious jobs in an economy in which the government stops hogging the capital markets, complicating the tax code and heaping up regulation.”

Cameron, hélas

Pour un libéral, il est difficile de s’enthousiasmer devant l’élection britannique.

Aucun des trois grands partis ne propose de s’attaquer à l’étatisme.

Le conservateur David Cameron est loin d’être un Thatcher. Ce n’est même pas un Sarkozy, lequel sait parfois être audacieux en paroles. Ce n’est pas Cameron qui évoquerait la “rupture”.

Le Labour de Brown, à court d’idées et à bout de souffle, s’est éloigné du centrisme blairien.

Au lieu d’accroître le choix des citoyens en matière de services publics, comme l’avait fait Blair au début de son second mandat, il promet des “droits opposables”, c’est à dire plus de centralisme.

Brown se présente comme un “war leader” économique. Mais la stratégie qu’il a adoptée face à la crise financière est le contraire du libéralisme: sauvetages de banques, dépenses publiques effrénées, dépréciation de la monnaie…

Il laisse le déficit budgétaire le plus important qu’a connu le pays depuis la guerre – 12%, presque autant que la Grèce. Cela équivaut à près de £3.000 (3.300 euros) par homme, femme et enfant en Grande-Bretagne chaque année.

Quant au libéral-démocrate Nick Clegg, il n’a rien fait pour renouer avec la tradition libérale dont son parti est issu.

Ses recettes pour traiter la crise financière sont authoritaires et pupulistes: plafonner les bonus, restreindre les activités des banques…

Par de nombreux côtés, Clegg a fait campagne à la gauche du Labour. Et surtout il n’a pas eu le courage de dire en face la vérité sur le besoin de l’État de réduire ses dépenses immédiatement.

Rien donc d’inspirant dans cette campagne. Mais je ne suis pas de ces libertariens qui veulent tout ou rien, et qui vomissent de façon égale TOUS les étatismes. Je sais me contenter du moindre mal.

En 2002, par exemple, j’aurais choisi sans problèmes Jospin contre Chirac si j’avais eu ce choix au second tour – entre deux socialistes, je préfère le moins filou. Mais contre Le Pen, je prends Chirac n’importe quand.

Je ne suis lié à aucun parti, seulement à l’idée libérale – celle d’un État qui se limite à ce qu’il peut faire bien et s’abstient de subventionner l’échec.

Dans conditions, mon suffrage – si je votais en Grande Bretagne – irait aux Tories.

Des trois principaux candidats, Cameron est le seul qui souligne l’urgence de réduire la dette que la Grande-Bretagne est en train de refiler aux générations futures.

Il faut aussi saluer son programme en matière d’enseignement – domaine où le doublement des dépenses en 12 ans de Labour est un échec total – et qui consiste à donner voix au chapitre aux parents.

Le thème général de sa compagne, renforcer la société et non l’État, est foncièrement libéral.

Cameron est loin d’être mon candidat idéal. Mais en démocratie il faut se salir les mains: je lui dis bonne chance!

Sardanapale @ 12:17 pm
Filed under: Britain