Sardanapale

Posted on Monday 1 March 2010

Greek tragedy

Mark Steyn has a characteristically eloquent article in the Washington Times about the “Greek tragedy”, as he calls unsustainable entitlements. Highlights:

“We hard-hearted, small-government guys are often damned as selfish types who care nothing for the general welfare. But, as the Greek protests make plain, nothing makes an individual more selfish than the socially equitable communitarianism of big government. Once a chap’s enjoying the fruits of government health care, government-paid vacation, government-funded early retirement, and all the rest, he couldn’t give a hoot about the general societal interest…

The perfect spokesman for the entitlement mentality is the deputy prime minister of Greece. The European Union has concluded that the Greek government’s austerity measures are insufficient and, as a condition of bailout, has demanded something more robust…

So the aforementioned Greek deputy prime minister, Theodoros Pangalos, has denounced the conditions of the EU deal on the grounds that the Germans stole all the bullion from the Bank of Greece during the Second World War. Welfare always breeds contempt, in nations as much as inner-city housing projects. How dare you tell us how to live! Just give us your money and push off.

Unfortunately, Germany is no longer an economic powerhouse. As Merkel pointed out a year ago, for Germany, an Obama-sized stimulus was out of the question simply because its foreign creditors know there are not enough young Germans around ever to repay it…

Why be the last handsome blond lederhosen-clad Aryan lad working the late shift at the beer garden in order to prop up singlehandedly entire retirement homes? And that’s before the EU decides to add the Greeks to your burdens. Germans, who retire at 67, are now expected to sustain the unsustainable 14 monthly payments per year for Greeks who retire at 58.”

Tragédie Grecque

L’excellent article de Mark Steyn sur la “tragédie grecque” illustre l’impasse dans laquelle s’engage tout État providence trop généreux (extraits en face).

En vivant aux crochets des autres, on finit par ne plus trouver personne à spolier. Il n’y a jamais assez d’actifs pour soutenir tous les assistés.

Avec une fertilité en chute libre et un secteur public pléthorique jouissant de la retraite à 58 ans, la Grèce ne dispose pas de jeunes pour payer l’addition. Elle se tourne donc vers l’Allemagne (les autres membres de l’UE étant dans un état financier presque aussi désastreux qu’elle) pour la tirer d’affaire.

Mais pourquoi les Allemands, qui ont réformé leur secteur public et prennent leur retraites à 67 ans, paieraient-ils l’addition?

Il y a un an Barack Obama et Gordon Brown ont adjuré Angela Merkel de “stimuler” son économie – c’est-à-dire de donner aux Allemands d’aujourd’hui l’argent que gagneront les Allemands de demain. Elle a jugé une telle mesure irresponsable et refusé.

Dans ces conditions, je vois mal comment elle pourrait accepter de donner aux Grecs d’aujourd’hui l’argent des Allemands de demain.

Cette revendication – exprimée de différentes façons à Athènes du premier ministre au manifestant lambda – montre que le mot de “solidarité” cache en fait l’égoïsme le plus éclatant.

Elle confirme aussi trois lois humaines, vérifiées de l’esclavage antique au socialisme moderne:

1. Chacun cherche à vivre du travail des autres;
2. Plus un privilège est indu, plus on s’y accroche avec virulence;
3. La spoliation, malgré la ferveur qu’elle inspire, n’est pas viable sur le long terme.

Sardanapale @ 1:45 pm
Filed under: Economy and trade andEurope
  1.  
    Jean-baptiste
    March 1, 2010 | 3:08 pm
     

    J’ai lu cet article il y a quelques jours, et il m’a également marqué.

  2.  
    May 19, 2010 | 8:37 pm
     

    J’ai lu cet article il y a quelques jours, et il m’a également marqué.
    +1

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