Sardanapale

Posted on Sunday 4 October 2009

Darwin on screen

Charles Darwin is one of my great heroes. I regard the author of The Origin of Species as a model of scientific probity, moral courage and intellectual clarity.

And I regard evolution by natural selection as the single most important idea in the history of human thought.

My fascination with Darwin’s life and work meant that I very much looked forward to seeing the movie Creation.

Maybe the film could not possibly live up to my expectations, but I was disappointed.

Darwin’s bio is competently summarized: the travels, life as a gentleman naturalist, the barnacles, the inner struggle as Darwin loses his religion, the procrastination in writing the masterwork – it’s all in the film.

The scientific militant friends Thomas Huxley and Joseph Hooker, and Alfred Russel Wallace, the young admirer who independently discovered natural selection, also get passing mentions.

But all this is overshadowed in the film by high family drama – notably darwin’s tender but tense relation with his wife, and above all his daughter’s death.

I’m sure the tragedy plunged Darwin into despair. But the portrait of the Victorian patriarch as a hallucinating wretch who shakes, screams and vomits with guilt until he and Emma manage a last-minute cathartic love-fest, just doesn’t ring true.

It would have been possible to make Darwin’s struggles interesting without turning them into standard 21st-century reality-TV fare.

Down House blues

Je suis un fan de Charles Darwin. Je tiens l’auteur de L’Origine des espèces pour un modèle de probité scientifique, de clarté d’écriture, de rectitude morale et de courage intellectuel.

L’idée de sélection naturelle me paraît la plus belle, la plus profonde jamais issue d’un esprit humain.

Je suis à suis point darwiniste que je récuse le concept même de darwinisme.

C’est à tort qu’on parle de “théorie” pour désigner une interprétation des faits mille fois confirmée depuis 150 ans, et renforcée par les tests les plus rigoureux.

Tout cela pour dire que la récente sortie du film Creation a engendré en moi une vive anticipation.

Mon héros, bénéficiant déjà des honneurs officiels du panthéon Westminsterien, d’une exceptionnelle exposition au Natural History Museum et de son effigie sur les billets de banque, avait enfin droit à l’homage populaire d’une sortie sur les écrans.

Sans doute en attendais-je trop, mais j’émergeai de l’Odeon Bexleyheath un peu déçu.

Les voyages de Darwin, sa vie de gentleman naturaliste dans le Kent, ses recherches sur les bigorneaux, son conflit avec la religion, ses atermoiements pour accoucher de l’Origine des espèces sont bien résumés – ainsi que le rôle joué par son ami Thomas Huxley, et Alfred Russel Wallace qui faillit lui damner le pion.

Le problème, c’est que tout cela est éclipsé dans le film par les drames familiaux de Darwin: sa relation à la fois tendre et tendue avec sa dévote de femme, et surtout la mort de sa fille Annie.

Je ne doute pas que cette tragédie l’ai plongé dans la douleur.

Mais le portrait du patriarche victorien en loque hallucinée, fou de malheur et de remords, sauvé in extremis par une catharsis thérapo-sexuelle avec Emma, tout cela est “over the top”.

Il eût été possible de rendre la vie et les combats de Darwin dans toute leur force sans les transformer en mélo pour télé-réalité.

Sardanapale @ 7:42 pm
Filed under: Arts and lit
  1.  
    October 5, 2009 | 1:07 am
     

    Sur une note complémentaire, le lien entre Charles Darwin et Adam Smith:

    http://www.youtube.com/watch?v=4PTnz56bfZo

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