Sardanapale

Posted on Thursday 27 August 2009

Pro-capitalist song

The world of entertainment, it is often noted, is dominated by the anticapitalist left.

This is true, and all the more regrettable as most artists are talented, dedicated and fiercely competitive people in the best capitalist tradition.

Occasionally, some preach what they practice. Below is one of my favourite songs – from a 1984 album by Lou Reed.

He may not accept that he has written a melodic version of Milton Friedman’s Free to Choose, but I believe he has.

Maybe you can think of other pro-capitalist songs… Any suggestions welcome.

Le libéralisme en chanson

On dit souvent que le monde du show business est pétri de gauchisme antilibéral.

C’est vrai et je le regrette (d’autant plus que j’admire le talent des Jean Ferrat, Francis Cabrel, Renaud, Neil Young, et même Greenday!)

Mais il existe quand même quelques chansons qui sont à la fois excellentes par la musique et d’un libéralisme incandescent dans les paroles.

Avant de prendre quelques jours de vacances, je poste une de mes préférées.

Ne vous gênez pas pour me suggérer d’autres fleurons du libéralisme en chanson.

Sardanapale @ 4:21 pm
Filed under: Arts and lit
  1.  
    August 28, 2009 | 5:44 am
     

    Rush – The Trees

    http://www.youtube.com/watch?v=UWHEcIbhDiw

    There is unrest in the forest,
    There is trouble with the trees,
    For the maples want more sunlight
    And the oaks ignore their pleas.

    The trouble with the maples,
    (And they’re quite convinced they’re right)
    They say the oaks are just too lofty
    And they grab up all the light.
    But the oaks can’t help their feelings
    If they like the way they’re made.
    And they wonder why the maples
    Can’t be happy in their shade.

    There was trouble in the forest,
    And the creatures all have fled,
    As the maples scream “Oppression!”
    And the oaks just shake their heads

    So the maples formed a union
    And demanded equal rights.
    “The oaks are just too greedy;
    We will make them give us light.”
    Now there’s no more oak oppression,
    For they passed a noble law,
    And the trees are all kept equal
    By hatchet, axe, and saw.

  2.  
    Sardanapale
    August 28, 2009 | 6:40 am
     

    Excellent! Merci David: je ne connaissais pas. Aucun des commentaires sur Youtube que j’ai parcourus ne mentionne cet aspect de la chanson.

  3.  
    Guillaume Barry
    August 30, 2009 | 12:15 pm
     

    Chansons pro-capitalistes ou “simplement” libérales?

    J’ai vraiment de la peine à en trouver, la première qui me vient à l’esprit, a contrario, c’est la chanson qui qui a touché le jack pot en adoptant une posture anti-fricquiste, à savoir en épinglant Mammon superficiellement, et en des termes ultraconvenus:

    – Money, de Pink Floyd (1973)

    (Bon, ses qualités musicales font que ce n’était pas totalement immérité.)

    Pour délirer un peu, citons

    – Money Money Money, du groupe Abba (1976/77).
    – Voyage Voyage, de Desireless (1987)

    Alors que la deuxième chanson est un hymne à la libre circulation (de tout ce qu’on voudra), l’intention idéologique exprimée par la première est ambiguë. En effet, rêver de devenir riche en épousant un homme riche ou en gagnant à Monaco peut aussi bien être interprété comme un acquiescement au système capitaliste qu’un sentiment de résignation face à un ordre des choses implacable.

    Un peu plus sérieusement:

    – L’Amérique, de Joe Dassin
    – I Love America, de Patrick Juvet

    que j’ai aimés en toute innocence, sans me douter qu’elles revêtaient/revêtiraient un sens méchamment provocateur

    Encore plus sérieusement, il y a:

    Il est libre Max, d’Hervé Cristiani (1981)

    A cause du titre et du contenu, qui est une défense et illustration de la liberté intérieure. Liberté de donner un sens à sa vie, liberté qui précède toute autre liberté, comme celle d’échanger des biens matériels

    Certes, on peut la taxer naïveté de pacotille ( = kitsch ). Certes, la chanson égratigne au passage les excès (dérives) du culte de la réussite et du travail.

    « Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord
    Pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort
    Dans l’panier de crabes, il n’joue pas les homards
    Il n’cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare »

    Cependant, un vrai libéral ne peut que souscrire à une philosophie si joliment mise en musique et chantée. Aujourd’hui, elle apparaît comme un désaveu prophétique de toute bien-pensance conformiste, donc de la pensée unique de gauche, en narguant les fantasmes des grands régulateurs et ordonnateurs de la création des richesses matérielles et intellectuelles:

    « Il met de la magie, mine de rien, dans tout ce qu’il fait
    Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
    Il s’amuse bien, il n’tombe jamais dans les pièges
    Il n’se laisse pas étourdir par les néons des manèges
    Il vit sa vie sans s’occuper des grimaces
    Que font autour de lui les poissons dans la nasse

    (…) Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
    Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
    Il les emmène par-delà les labours
    Chevaucher des licornes à la tombée du soir »

    Enfin, saura-t-on jamais si le groupe Chic qui, avec

    – Le Freak (c’est chic) (1978)

    a créé un tube planétaire dans les années 70, était conscient de l’existence du terme homophone en français? Eux racontent que le titre originel était F**k off, né de la fureur de ne pas avoir été admis au 54, le club le plus branché de l’époque. Ils étaient pourtant déjà connus, mais pas suffisamment pour y être admis. C’est grâce à ce morceau sublime qu’ils se sont rattrapés.

  4.  
    Sardanapale
    August 31, 2009 | 10:46 am
     

    Merci Guillaume. Cela fait toujours plaisir de constater la qualité de mon lectorat – cela me console des stats.

    Oui, les chansons que nous citons tous deux sont plus plus “libérales” qu’ouvertement capitalistes (bien que j’estime ces deux qualités indissociablement liées).

    Ta lecture de Cristiani est éclairante. Le début des années 80 est d’ailleurs la grande période du libéralisme musical, ce qui me fait penser que Mitterrand n’a pas compris grand chose à l’esprit du temps (la question des radios libres est une heureuse exception.)

    Une autre chanson, anglaise cette fois mais qui fut un énorme tube en France en 1983, me vient à l’esprit: “Owner of a Lonely Heart”, de Yes.

    À mon sens il s’agit de beaucoup plus que de savoir prendre des risques en amour:

    “Move yourself
    You always live your life never thinking of the future
    Prove yourself
    You are the move you make, take your chances win or lose her…

    Shake shake yourself
    You’re every move you make, so the story goes

    Owner of a lonely heart, etc…

    Watch it now
    The eagle in the sky
    How he dancin’ one and only (?)
    You lose yourself – no not for pity’s sake
    There’s no real reason to be lonely

    Be yourself
    Give your free will a chance
    You’ve got to want to succeed…”

    Pink Floyd: j’aurais dû y penser à ce contre-exemple! On ne fait pas mieux dans l’anticapitalisme flamboyant (qui est celui de Roger Waters: depuis la scission du groupe la politique a disparu).

    Je ne connais pas de paroles plus réactionnnaire que: “We don’t need no education” (Un monde sans enseignement est un monde de privilèges transmis). Bien entendu cela ne m’empêche pas de tenir Pink Floyd pour un géant musical.

  5.  
    nana
    March 20, 2011 | 3:19 am
     

    Bonjour!

    Je ne sais pas si vous êtes encore actif sur votre blogue mais je suis à la recherche de deux chansons québécoises aux propos libéralistes ou anti-libéralistes pour un important travail de recherche pour l’école… Si vous avez une ou deux idées vous seriez le bienvenue!
    Oh et il faut que les chanson aient été écrites avant les années 2000!

    Merci beaucoup!

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