Sardanapale

Posted on Thursday 13 August 2009

How to deal with Iran

Exactly 18 years ago, the great (and now departed) French political philosopher Jean-François Revel had this to say about Iran’s systematic policy of internal repression and external provocation:

“We will never put an end to it by negotiating with Tehran according to the rules of civilized diplomacy, even secret diplomacy.

However we have at our disposal some very real means of pressure because Iran is in a dreadful economy state, which is causing riots in many places.

The country needs Western cooperation.

Instead of engaging in subtle quibbling about th intentions of killers and kidnappers, we should notify their employers curtly and publicly that they will not rejoin the international community until they stop behaving like thugs.”

When Revel said these words, Iran and its far-flung clients were busy kidnapping foreigners and killing exiles.

But his point is just as valid now that the ayatollahs are causing mischief by trying to build nuclear weapons, stealing election and staging show trials.

Now, as then, the West is hesitating between a military and a diplomatic response.

But this is a false dichotomy.

Talking to Iran – the course preferred by most Europeans – is not the only alternative to sending the bombers – an option that even the dovish Obama administration has not ruled out.

I understand that the US is keeping the military option open as a last resort.

They, at least, have gone as far as possible down the sanctions way. But the Europeans haven’t.

In fact the best way to forestall a military solution no one favors might for Europe to ban all trade with Iran – as the US has done since the 1979 hostage crisis.

An halt in economic ties with most of the developed world would do much more to focus the mind of Iran’s oil-dependent leadership that the feeble existing EU and UN sanctions.

Normal diplomacy has been shown to be useless. The military option is not credible after the Iraq mess.

As Revel would have said, the Europeans should “curtly and publicly” notify Iran’s turbaned atomic tyrants that they will not rejoin the international community until they behave responsibly.

L’Iran: que faire?

Depuis quelques années les Occidentaux oscillent entre deux attitudes face à l’Iran: la menace militaire et le dialogue.

Certains, notamment aux États-Unis, affirment que le seul langage que les ayatollahs nucléaires comprennent est celui de la force.

Selon d’autres, ce n’est pas en parlant de frappes aériennes mais en se montrant conciliants qu’on amènera les théocrates de Téhéran à la raison.

L’administration américaine penche vers les colombes; mais l’option militaire n’est pas levée, et la répression et les procès truqués qui ont suivi les élections bidon du juin ont donné des arguments aux faucons.

Cette alternative renforce en Europe le camp des colombes: comme la guerre est inconcevable, il faut continuer de négocier.

Mais la dichotomie est fausse: il est tout à fait possible de s’opposer aux mullahs atomiques en rejetant à la fois la diplomatie classique et les frappes militaires.

Les Européens pourraient par exemple décider un embargo commercial total avec l’Iran (pour l’instant, seuls les États-Unis ont mis en place un telle mesure, à la suite de révolution de 1979).

Comme sur bien des sujets, le regretté Jean-François Revel a en son temps dit l’essentiel sur la façon de traiter avec un État voyou comme l’Iran.

À l’époque, Téhéran ne se mettait pas au ban des nations par la recherche de la bombe, mais par les prises d’otages et les assassinats d’opposants jusque dans l’exil.

Voilà ce que Revel, dans éditorial diffusé par Europe 1 à l’été 1991, disait de la politique de répression intérieure et de provocations extérieures de l’Iran:

“Nous ne la ferons jamais cesser en négociant avec Téhéran selon les normes de la diplomatie civilisée, même occulte.

Nous disposons en revanche de moyens de pressions très concrets, parce que l’Iran se trouve dans une situation économique effroyable, qui cause déjà un peu partout des émeutes.

Il a besoin de la coopération occidentale. Au lieu de ratiociner subtilement sur les intentions secrètes des tueurs et ravisseurs, signifions sèchement et publiquement à leurs employeurs qu’ils ne réintégreront la communauté internationale que le jour où ils auront cessé de se comporter comme des bandits.”

Ces paroles sont aussi valides qu’elles l’étaient il y a 18 ans.

Sardanapale @ 2:39 pm
Filed under: International
  1.  
    August 13, 2009 | 9:47 pm
     

    Je lisais l’autre jour qu’Obama sondait précisément les Européens sur leur adhésion éventuelle à un vrai boycott économique… une intéressante épreuve de vérité! Evidemment le coût d’une telle mesure est bien plus important pour les Européens (en particulier Français, Allemands et Britanniques, qui ont des intérêts économiques sur place) que ce n’était le cas pour les Américains en 79. Mais c’est surtout un coût de désagrément (trouver des alternatives), et il est bien moins important qu’une guerre en bonne et due forme. Je ne me fais pas d’illusion sur la capacité de mobilisation et d’unité des démocraties en ce moment, hélas.

  2.  
    Sardanapale
    August 14, 2009 | 9:29 am
     

    Je partage votre pessimisme. Les “intérêts économiques” des Européens continueront de primer. C’est d’autant plus regrettable que ce sont les intérêts de quelques sociétés. La guerre, elle, sera payée par tout le monde.

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