Sardanapale

Posted on Saturday 1 August 2009

Organic waste

A British study published this week has confirmed that organic food is no healthier than your generic supermarket produce.

Some might retort: whatever the health effects of organic foods, their main benefit is environmental.

But a Wall Street Journal op-ed by Norman Borlaug, the father of the “Green Revolution”, rejects that idea.

Organic farming has lower yields and therefore requires more land under cultivation to produce the same amount, he argues.

Thanks to new hybrid seeds and synthetic fertilisers, the word can now feed itself much better than 50 years ago, when its population was less than half of today’s.

As the global population continues to grow and arable land declines, Borlaug writes, continued investment in efficient farming technology is more vital than ever:

“That investment will not continue to motivate new and novel discoveries, like drought-tolerant, insect-resistant or higher-yielding seed varieties that advance even faster.

To accomplish this, governments must make their decisions about access to new technologies, such as the development of genetically modified organisms—on the basis of science, and not to further political agendas.

Open markets will stimulate continued investment, innovation and new developments from public research institutions, private companies and novel public/private partnerships.

We already can see the ongoing value of these investments simply by acknowledging the double-digit productivity gains made in corn and soybeans in much of the developed world.

In the U.S., corn productivity has grown more than 40% and soybeans by nearly 30% from 1987 to 2007, while wheat has lagged behind, increasing by only 19% during the same period.

Lack of significant investment in rice and wheat, two of the most important staple crops needed to feed our growing world, is unfortunate and short-sighted.

It has kept productivity in these two staple crops at relatively the same levels seen at the end of the 1960s and the close of the Green Revolution, which helped turn Mexico and India from starving net grain importers to exporters.”

So much for government action, but what can I do as an individual?

The first thing is to refuse to patronize practices that restrict food supplies for the sole benefit of the self-righteous rich, while the poor go hungry.

I pledge to stop buying food with a green label on it, and urge you to join my crusade against organic selfishness.

Le scandale du bio

Une étude parue en Grande-Bretagne cette semaine confirme que les produits estampillés “biologique” ne sont pas plus sains que les “premiers prix” de n’importe quel supermarché.

D’aucuns rétorqueront: là n’est pas la question; qu’elle soit bonne pour la santé ou non, la bouffe bio est meilleure moralement.

C’est précisément ce que conteste Norman Borlaug, le père nobélisé de la “révolution verte”, dans un article du Wall Street Journal.

La culture biologique nuit à l’environnement car sont rendement est bien inférieur à celui de l’agriculture classique: elle occupe plus de terre pour un volume de production donné.

Depuis quatre décennies, de nombreux pays ont vaincu la famine – et certains, comme le Mexique ou l’Inde, sont devenus exportateurs agricoles – grâce à la science (engrais de synthèse, pesticides, semences améliorées, etc.).

Résultat: l’humanité est mieux nourrie aujourd’hui qu’en 1960, alors qu’elle a plus que doublé en nombre.

Le discrédit jeté sur les technologies agricoles, au moment où la population continue d’augmenter et les surfaces arables diminuent du fait du changement climatique, condamne des millions d’humains à la faim.

Voilà qui est révoltant. Comment donc se révolter?

Faut-il envoyer des commandos arracher les champs de poireaux biologiques, sous prétexte que c’est autant de terres soustraites à la production optimale?

Je dis non: une cause, quelque juste qu’elle soit, n’autorise pas les méthodes terroristes. Seuls José Bové et sa sinistre engeance raisonnent de la sorte.

L’État doit-il imposer l’azote et les semences transgéniques, et bannir la culture bio?

En tant que libéral, je m’oppose également à de telles mesures coercitives.

S’il y a des gens assez pervers pour priver l’humanité de précieuses ressources agricoles au nom d’une austérité idéologique que seuls les riches peuvent se permettre d’observer, qu’ils soient libre de le faire.

On n’impose pas la responsabilité par la force. Non: la révolte doit être non-violente et personnelle.

Suivant l’exemple du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, je prends l’engagement de boycotter toute denrée qui ressemble de près ou de loin à des produits organiques.

Mobilisons-nous individuellement contre le bio-égoïsme occidental. Le monde a besoin se nourrir.

Nous serons sans doute peu nombreux au début, mais les petits ruisseaux font les grandes rizières.

Sardanapale @ 7:57 am
Filed under: Environment
  1.  
    Guillaume Barry
    August 1, 2009 | 2:02 pm
     

    Enthousiasmé par votre article, je l’ai posté sur mon profil Facebook, précédé par la notice:

    est maintenant convaincu par le scandale du bio.

    Sauf que parfois, au goût, c’est incomparablement meilleur. Oh my Sweet Green Lord, forgive me for this selfish pleasure.

  2.  
    Sardanapale
    August 1, 2009 | 2:20 pm
     

    Merci Guillaume. Et pour vos occasionnelles défaillances bio, je vous absous car au moins vous avez mauvaise conscience. Ce qui est mal, c’est de bouffer organique et d’en être fier!

  3.  
    Guillaume Barry
    August 1, 2009 | 2:31 pm
     

    En m’attribuant une mauvaise conscience: vous flattez bio-bassement mon calvinotropisme, ce qui redouble la mauvaise conscience (et le plaisir qui lui est associé).

  4.  
    Ksks
    August 3, 2009 | 12:26 pm
     

    En quoi est-ce un mal d’utiliser l’espace agricole de façon sous-optimale, dans les pays occidentaux du moins ? Les problèmes de faim dans le monde sont plus des problèmes de distribution que d’insuffisance mondiale de production, ce n’est pas produire plus en Europe qui va arranger les choses !

  5.  
    Alcofibrasnasier
    August 9, 2009 | 4:14 pm
     

    Il est vrai que les fruits et légumes “bios” sont -quelquefois- meilleurs car ceuillis à maturité. C’est la seule différence… qui a un coût (voir à ce sujet les nombreux articles de l’AFIS).
    Partant, laissons faire le marché, tout en ayant une pensée pour Jean Ferrat qui fustigeait le poulet aux hormones (à démontrer), lequel poulet a permis vu son faible coût à nourrir des dizaines de millions d’individus à un prix dérisoire.
    (pour les puristes, je laisse la “piquette” qui faisait des centenaires, le camarade Ferrat n’ayant pas inclus dans son raisonnement poétique une espérance de vie multipliée par deux depuis la fin XIXème).
    Donc, laissons le marché faire… Déjà, quelques agriculteurs “bios” commencent à grincer du compte Crédit Agricole. C’est que la belle carotte bio nécessite autant de soins que… bon, vous aurez deviné, ça pousse pas comme ça, faut des fois la démarrer à la manivelle, ça demande du temps et de… P…! Mais oui ! c’est vrai, le prix de revient !
    Re donc, le bio coûte plus cher. Pour un rapport bénéfice/risque peu évident. C’est donc un produit comme un autre, au cas particulier teinté d’idéologie socialo-bolchévique obsolète, mais qui aura de toute évidence ses limites techniques et économiques, très bien résumées par Sardanapale.
    Si on avait réussi à nourrir la population française avec les chèvres du Larzac, ça se saurait…

  6.  
    Sardanapale
    August 10, 2009 | 8:28 pm
     

    Deux bons articles parus aujourd’hui sur le site de la BBC évoquent le problème de fond: le premier explique que pour nourrir toutes les bouches d’ici à 2050, la production agricole mondiale devra doubler. La science est la seule solution.

    Le second montre que même un pays développé comme la Grande-Bretagne n’échappera pas au besoin d’optimiser sa production.

    Je n’ai pas d’aversion particulière contre les produits bio (ni contre tout autre denrée de luxe). Je conçois qu’ils puissent être meillleurs au goût. Mais qu’on ne vienne pas dire qu’ils sont moralement supérieurs.

  7.  
    daniel
    August 20, 2009 | 12:39 pm
     

    les agriculteurs ont un taux de leucémies 3 fois supérieur à la population standart ,la cause en serait un herbicide de Monsanto,
    réflexion hors sujet?

  8.  
    Sardanapale
    August 21, 2009 | 8:45 am
     

    @Daniel: en effet, ça ne m’a pas l’air très pertinent comme réflexion.

    Je note que les produits bio ne procurent aucun bénéfice sur le plan de la santé et que les technologies agricoles ont du bon. Mais bien sûr je ne préconise pas n’importe quoi à la place. On voit ce les phosphates font aux plages bretonnes.

    Sur Monsanto, je ne peux pas me prononcer. Il est possible qu’une entreprise trouve un intérêt à donner le cancer à ses client, mais il faudrait le démontrer.

  9.  
    Audrey
    August 22, 2009 | 10:29 pm
     

    oui bon,

    quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage.

    l’étude anglaise citée ne compare pas tout les avantages et les inconvénients, elle compare la teneur en certains substances (sels minéraux, vitamines et je ne sais quoi encore de pourtant vital) et, surprise, sur ce terrain là bio et industrie sont à peu à égalité.

    mais l’étude ne dit rien de ce qui concerne les teneurs en nitrates, pesticides et autres poisons, et c’est bien dommage parce que je pense que là on verrait, malheureusement, une très nette différence.

    bref, depuis sa publication, cette étude à été largement dénoncée comme étant sinon partiale, du moins très partielle.

    mais bon, comme je le disait en intro : quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage.

    AM

  10.  
    Gael
    August 23, 2009 | 9:57 am
     

    Votre article manque cruellement d’argumentation, notamment scientifique avec un partis pris évident (cf.votre titre à l’emporte-pièce)

    L’émission grand public “c dans l’air” sur france 5 y a consacré une émission plutôt bien faite où chacun pourra s’y faire son opinion, avec quand même d’autres aspects du bio que vous n’avez pas développés, et en ayant conscience du poids des lobbies dans l’étude britannique…
    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1228

  11.  
    Boiton
    August 23, 2009 | 1:31 pm
     

    C’est la première fois que je lis d’aussi grosses conneries. Faut vraiment être ignorant pour écrire cela. Effectivement vous pourriez nourrir encore plus tous les habitants de la planète mais vous allez les nourrir de pesticides, de nitrates et d’engrais chimiques…des générations de malades. Vous allez tous en crever et vous enrichirez les firmes pharmaceutiques et les médecins!! Et si vous préferez manger de la nourrir fade et sans goût alors tant pis pour vous…

  12.  
    Boiton
    August 23, 2009 | 1:43 pm
     

    Je rajouterais une chose: si vous voulez nourrir tous les affamés de la terre et les prochains à venir (alors que l’on est déjà trop nombreux et que la nature nous montre clairement cela: tsunami et catastrophe à répétition…) il aurait peut être fallu laisser les fermiers blancs au zimbabwe plutôt que de les virer et de laisser ces fermes à l’abandon avec des gens ne sachant même pas utiliser les outils…

  13.  
    Sardanapale
    August 24, 2009 | 8:41 am
     

    Réponses aux diverses critiques:

    a) Ceux qui affirment que l’étude britannique sur le bio est partiale ont-ils jeté ne serait-ce qu’un coup d’œil à l’article en lien?

    Le travail en question est une “méta-étude”: c’est-à-dire que ce n’est pas une recherche originale menée d’un point de vue particulier, mais une analyse systématique de TOUTE LA LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE sur le sujet.

    Cette meta-étude a été conduite dans par la “Food Standards Agency”, un organisme public. Il faut être aveugle ou français pour affirmer qu’une agence de l’État est à la solde des grands céréaliers.

    En Grande-Bretagne, l’étude a été dénoncée… par la Soil Association, l’organe des producteurs bio britanniques (chiffre d’affaire annuel de cette industrie florissante: 2 milliards de livres sterling.) Dans cette histoire, ce sont les lobbies qui critiquent l’étude et les scientifiques indépendants qui l’ont conduite.

    Sur sa rigueur, je renvoie à l’excellent article de Ben Goldacre du Guardian. Je rappelle que le Guardian est un journal de gauche et que Goldacre est un ennemi déclaré du capitalisme. Son papier n’est donc pas entaché de soutien idéologique à la malbouffe industrielle.

    b) Mes critiques dégagent en touche en renvoyant aux soit-disant vertus écologiques du bio (ce qui n’est pas l’objet de l’étude britannique, mais un point que j’évoque en parlant de l’article de Borlaug).

    Combien de fois dois-je répéter que je ne défends pas l’usage des nitrates et des phosphates? Simplement, je signale que loin de faire “crever” le tiers-monde, les techniques agricoles ont permis de l’alimenter, et que si on devrait nourrir l’Afrique au bio, il faudrait raser la forêt équatoriale.

    c) Le Zimbabwe a-t-il eu raison d’expulser les fermiers blancs? Je vois mal la pertinence de cette question. Mais puisqu’on la pose, je note que le monde entier, y compris les vétérans de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, considère que la saisie violente des fermes aux Zimbabwe est une erreur monstrueuse, et que ce pays, jadis exportateur de nourriture, est menacé par la famine et dépend de l’aide alimentaire.

    d) L’extrait de l’émission C dans l’air en lien adopte sans aucune réserve le point de vue des producteurs bio français – jusque dans la défense du protectionnisme. Orwell dirait: “Local organic produce good – intensive farming bad.” Ça se résume à ça. J’espère que le débat a été plus équilibré.

  14.  
    Mathieu
    August 25, 2009 | 9:12 pm
     

    Non seulement cette note est pleine de n’importe quoi, mais en plus vous vous moquez de vos lecteurs en prétendant répondre ci-dessus aux diverses critiques.

    Vous n’avez en effet pas répondu à Audrey, qui soulevait le point que tout les gens sensés ont soulevé lors de la parution de cette étude: les pesticides ne sont pas pris en compte!

    Comme vous l’écrivez, cette étude est sans doute très rigoureuse, mais ce sont la presse et les gens comme vous qui ne le sont pas! Par exemple, l’article de la BBC vers lequel vous renvoyez est titré “Organic has no health benefits”, mais il précise plus loin “The review did not look at pesticides or the environmental impact of different farming practices.”

    Or, la plupart des consommateurs de bio (hormis une minorité de khmers verts) sont conscients que leur alimentation ne comporte pas forcément plus de nutriments que le traditionnel (encore que le bio est souvent moins chargé en eau…), mais surtout qu’elle ne les gave pas de pesticide et qu’elle ne pourrit pas la terre. La Bretagne en est un excellent exemple: il y a là-bas d’excellents éleveurs porcins par exemple, mais l’eau y est imbuvable et les algues vertes prolifèrent grâce aux rejets de l’agriculture…

  15.  
    Sardanapale
    August 26, 2009 | 5:40 pm
     

    Oh là là, je sens que les esprits s’échauffent. Je n’ai rien contre la polémique, mais pour la clarté du débat, je propose de séparer les questions. Tenons-nous en d’abord à l’étude britannique, qui porte sur les effets du bio sur la santé DES CONSOMMATEURS.

    Je ne comprends pas ce que mes critiques reprochent à cette étude. Audrey et Mathieu, entre autres, évoquent les nitrates, phosphates et autres pesticides. J’aimerais bien qu’on m’explique posément en quoi les denrées produites grâce à ces méthodes intensives sont nutritionellement ousanitairement inférieures aux produits bios.

    Les inconvénients écologiques sont pour l’instant hors sujet, car la FSA ne se prononce pas sur ce sujet et ce sont les défauts éventuels de cette étude que je veux établir. Je promets qu’on parlera evironnement après.

  16.  
    Vidame d'Olbreuse
    August 30, 2009 | 8:45 pm
     

    Et bien moi je trouve le billet de Sardanapale plutôt rigolo; et son côté délibérément provocateur a le mérite de soulever de bonnes questions.

    Tout d’abord il ne faut pas se faire d’illusions sur l’aspect “naturel” des produits bios.

    Quelques rappels:1 ils sont cultivés de manière aussi intensive et de la même façon que les autres avec certes des densités moindres: les tomates bios sont tout aussi hydroponiques que les autres sauf si expressément qualifiées “de pleine terre”.
    2 Ils reçoivent peu ou prou les mêmes quantités de feritlisants et d’insecticides que les autres, la différence étant que ces agents de traitement sont “approuvés culture biologique”.
    3 Selon l’endroit où ils sont cultivés, il ne faut pas se voiler la face sur les risques de “contamination” par les produits répandus sur les cultures intensives non-bios voisines.A partir de quelle dose accidentelle de pesticide classique un produit bio pert-il son statut?
    4 Pour ce qui est de la viande, la dénomination bio est une aimable farce puisque seule la nourriture donnée aux animaux “bios”va les différencier des autres: à condition d’élevage identique, par exemple à durée de vie avant abattage égale, un poulet de grain élévé aux céréales non- bio sera impossible à distinguer au goût de son cousin bio.
    5 Les engins agricoles utilisés dans la culture bilologique sont les mêmes que ceux de la culture intensive: je n’ai pas encore vu de tracteur électrique .

    On pourrait allonger la liste mais basta.

    Au fait-un peu hors sujet mais à peser: mon voisin agriculteur Roger cultive du colza qui sert à la fabrication du bio-éthanol; mais il arrose son colza aux nitrates et aux pesticides classiques; avec son tracteur au gazole: l’éthanol ainsi produit est-il bio?

    Quant à l’attitude moralisatrice du mangeur de bio militant, c’est bien là un des problèmes; il semble en effet inadmissible de recevoir des leçons d’écologie venant d’individus qui achètent au prix fort des produits éthiquement douteux.

    Attention: je ne prends pas la défense des aspects peu propres de la culture intensive traditionnelle, qui détruit le bocage qui m’environne et a fait disparaître les écrevisses de ma rivière; mais la culture bio commerciale ne me semble pas une solution viable, et les qualités “naturelles” de ses produits sont une exageration mensongère.

    Je parle en connaissance de cause car cette année je mange des oeufs, des poulets et des tomates maison; mes poulets vivent en liberté sur 3 hectares, 4 mois et demi: c’est deux fois plus longtemps qu’un poulet bio fermier de supermarché; mes tomates sont en terre depuis mai: je commence juste à les récolter, ce qui n’est pas précoce. Quant je donne une douzaine de mes oeufs à des amis de la ville, ils me demandent pourquoi ils sont si savoureux.

    Ce qui est certain c’est que les produitsfree range et autres organic de M&S et consorts ressemblent à la boustifaille en plastique reconstituée de l’Aile ou la cuisse en comparaison.

    Mais j’ai beaucoup de chance; ceux qui n’en on pas, ce sont ceux qui croient en achetant du bio au prix fort, se régaler de produits naturels et respectueux de l’environement.

  17.  
    Sans Pseudo Fixe
    September 1, 2009 | 4:46 pm
     

    Cette étude n’est certes pas politisée, mais son exploitation, si.

    Ce qui est insupportable, c’est qu’elle sert d’argument au “on fait comme avant, on change rien”. C’est commode, ça permet d’occulter les vrais problèmes posés par l’agriculture intensive industrielle actuelle, comme si le bio était la seule alternative (discrédité grâce à l’étude).

    en vrac:
    – la toxicité des pesticides et engrais
    – les dommages à l’environnement et sur la biodiversité qui compromettent les récoltes futures (même industrielles)
    – le problèmes posées par la production non-vivrière des pays en voie de développement exportés vers les pays riches.
    – le fait que l’alimentation des pays riches est bien trop riche en protéines animales, engendrant des déséquilibres dans la production.
    – le fait qu’en occident, on bouffe trop, tout simplement.

    La part de l’alimentation dans le budget des ménages n’a cessé de diminuer, il faudra s’attendre à une évolution inverse et limiter le superflu. Et oubliez la révolution techno-agraire, elle n’arrivera pas.

  18.  
    Sardanapale
    September 2, 2009 | 7:30 pm
     

    @SPF (dont je tiens à saluer le ton civil des objections):

    Du coup, je me retrouve dans la position inaccoûtumée de devoir défendre le bio! Je trouve que vous allez trop loin quand vous dites que l’étude britannique le discrédite. La principale conclusion qu’on peut en tirer n’est pas que le bio ne présente AUCUN avantage, mais simplement que l’argument par la santé n’en fait point partie (notre ami Guillaume cite, par exemple, le goût).

    Les autres problèmes que vous signalez sont réels. Sur la révolution techno-agraire: je regrette, mais elle a déjà eu lieu (toute la littérature sur la Green Revolution remplit des bibliothèques) et elle continue par le succès des OGM. Voir notamment cet article de The Economist.

    http://www.hexima.com.au/pdf_files/articles/Green_Revolution-Economist.pdf

    Au vidame, je dis: Amen!

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