Sardanapale

Posted on Monday 22 June 2009

France’s government dress code

“We cannot accept to have in our country women who are prisoners behind netting… That is not the idea that the French republic has of women’s dignity.

The burka is not a sign of religion, it is a sign of subservience. It will not be welcome on the territory of the French Republic.”
Nicolas Sarkozy

Up until now official dress codes had been the preserve of countries like Iran and Saudi Arabia.

France is in good company

De quoi je me mêle?

Quand l’Iran, l’Arabie saoudite, ou l’Afghanistan des Talibans donnent des consignes vestimentaires à la population, cela n’étonne personne.

Mais il est curieux que dans une démocratie comme la France, le chef de l’État se permette de déclarer que la burqa “ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République”.

La burqa “n’est pas un problème religieux”, a ajouté Sarkozy, mais “un problème de liberté”.

Au moins sur ce second point, je suis d’accord avec lui.

Sardanapale @ 8:16 pm
Filed under: Islam
  1.  
    Al Khawaga
    June 23, 2009 | 1:46 pm
     

    Problème de la France séculière et catholique, magnifiquement incarné dans ses sempiternelles contradictions par Sarkozy :à l’occasion de cette nouvelle bourde, il aurait pu au moins avoir l’honnêteté de nous rappeler ses fanfaronnades quasi barrèsiennes auprès de Benoît XVI et nous épargner le discours de la” liberté”.

    Personnellement je ne vois pas en quoi sur le plan vestimentaire la burqa ou le hijab seraient de plus mauvais goût que le lederhosen, le kilt ou le béret basque.

    En revanche on est en droit de trouver les traits de civilisation associés avec cet ensachage de la population feminine plus désagréables que la valse viennoise, le haggis et la pelote.

    La burqa va de pair dans le pire des cas ,il faut le rappeler , avec l’interdiction pour les femmes de conduire une auto, de sortir en public sans être accompanées d’un parent mâle, sans parler de diverses autres coutumes telles que le remariage forcé de la veuve au frère du défunt mari, bref la burqa est synonyme d’une forme de sujétion feminine qui aux occidentaux semble plutôt odieuse.

    Mais il s’agit là du pire des cas , et du reste il faut se garder d’assimiler hâtivement les pressions qu’exercent ces types de sociétes avec la notion que la condition privée des femmes y est systématiquement dégradante. C’est le cas dans le wahabisme qui n’est pas sans rappeler par son hypocrisie le communisme des années noires, et la vie privée de nombreuses familles saoudiennes aisées est souvent bien plus équilibrée et harmonieuse que celle de plus d’une famlle londonienne.

    Sarkozy se trompe de cible en s’attaquant à ce symbole facile d’un Islam jugé trop musclé.

    Pis encore, une interdiction de la burqa risquerait d’avoir un effet inverse de celui qu’il souhaite: si la burqa est interdite, les femmes resteront à la maison et la République, au nom de la laicité, les aura privées d’une liberté qu’elles auraient conservée dans leur societé traditionnelle.

    Peut-être serait-il bon de rappeler à votre Président qu’on ne rend pas les gens libres malgré eux.

  2.  
    Sardanapale
    June 23, 2009 | 9:55 pm
     

    Fort bien dit. Moi aussi je trouve odieux l’“ensachage de la population féminine” en terre islamique.

    Ça me révolte qu’il existe des pays où on oblige les femmes à porter la burqa et autres chiffons moyenâgeux, sous peine de se voir lapider par les gardiens officiels de la vertu.

    C’est justement au nom de la lutte contre le fanatisme que je revendique la liberté CHEZ NOUS.

    Pour moi, l’État doit s’occuper de la police, de la défense nationale, de la justice, et c’est à peu près tout. On peut discuter de l’aide aux pauvres et de l’enseignement, mais en aucun cas je n’accepte qu’il y ait de politique vestimentaire.

    Comment une nation éclairée peut-elle faire la leçon aux gouvernements qui bafouent les droits, quand elle l’enfreint elle-même, ne serait-ce qu’à la marge?

    C’est une question de crédibilité. Il faut dire: l’État à pas à prescrire ou proscrire un habit quelconque, et commencer par appliquer ce principe nous-mêmes.

  3.  
    June 25, 2009 | 8:50 pm
     

    Sophisme. Imposer la burqua et l’interdire ne sont pas équivalents. C’est comme si vous disiez qu’imposer aux gens de se lever quand retentit la Marseillaise serait équivalent à interdire de la chanter en public.

    La burqua n’est pas un vêtement, c’est un drapeau. Le drapeau de l’islam. De même que la nourriture hallal n’est pas une préférence ou même un caprice alimentaire. L’un et l’autre sont, comme tous les rites visibles des msulmans, des pièces d’une tactique destinée à prendre le pouvoir dans une société.

    La burqua, comme le voile, comme la nourriture hallal, comme les 5 prières quotidiennes, comme le ramadan, ce sont des signes de ralliement à une idéologie et à un pouvoir politique totalitaire. Dans un premier temps, ils sont imposés au musulmans, et dans un deuxième temps, imposés aux non-musulmans, par le biais de revendications et de pressions incessantes.

    Et ces prétendus rites musulmans sont extensibles à l’infini : ça commence par un petit voile inoffensif, puis ça pase à la burqua. Ca commence par le “pas de jambon pour nous”, puis ça passe au “non seulement on ne veut pas de porc, mais tout le reste doit être hallal”.

    Tout est prétexte à revendication et au marquage du territoire : maintenant les hommes musulmans ne doivent plus serrer la main des femmes, ils ne peuvent plus être sous les ordres d’une femme dans une entreprise, les chaffeurs de taxis refusent les aveugles à cause de leurs chiens, les musulmans exigent des femmes douaniers à l’aéroport pour fouiller les valises de leur femme, etc.

    Plus ça va, et plus ils en inventent.

    Et tout cela, par le biais d’abord de la propagande, puis de l’intimidation, puis de la menace. A la fin, les non musulmans se convertissent, tout simplement pour avoir la paix. Et le but est atteint. C’est comme ça que ça marche.

    C’est tout simplement une technique totalitaire de prise du pouvoir, perfectionnée depuis 1 400 ans.

    Alors soyez gentil : ne nous parlez pas de vêtement. Il ne s’agit pas de chiffons. Il s’agit de notre liberté et de notre survie.

    Maintenant, si vous pensez que le libéralisme suppose de laisser toute latitude aux Sections d’assaut…

  4.  
    Sardanapale
    June 26, 2009 | 4:21 pm
     

    Cher Robert: nous avons effectivement du libéralisme des conceptions très différentes.

    Non pas que je pense qu’il faille “laisser toute latitude aux Sections d’assaut”. Comme je l’ai dit dans mon commentaire précédent, l’État doit maintenir l’ordre, donc le monopole de la violence (c’est pour cela que je déplore la carence des pouvoirs publics quand des gros bras syndicalistes saccagent des magasins ou des petits Lénine occupent les facs).

    Mais pour moi, la régulation des vêtements ne doit pas faire partie des attributions de l’État. Il en va de même pour les symboles, drapeaux, ouvrages, ou toute forme non-violente d’expression, quelque odieuse que soit l’idée exprimée. Qu’on interdise les sections d’assaut, mais qu’on autorise Mein Kampf et les croix gammées.

    Quant aux accommodements demandés par certaines minorités, je suis tout à fait d’accord qu’il doit y avoir des limites.

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