Sardanapale

Posted on Thursday 18 June 2009

Peter Schiff on the financial crisis

I hugely enjoyed Peter Schiff’s talk on the financial crisis posted on mises.org. It could be entitled “Austrian business cycle theory for idiots”.

Well, it certainly feels custom-made for me. I distrust government, and government is what Schiff blames for the mess.

By keeping interest rates low, he argues, the Fed first inflated stock prices and then created the housing bubble.

When the inevitable crashes came, Bush and Obama tried to spend their way out of the crisis, but only managed to hamper the necessary restructure.

A key passage from Schiff’s talk:

“President Bush, in one of his speeches, said that Wall Street got drunk. And he was right, they were drunk. So was Main Street.

The whole country was drunk. But what he doesn’t point out is, where’d they get the alcohol? Why were they drunk? Obviously, Greenspan poured the alcohol, the Fed got everybody drunk.

And the government helped out with their moral hazards, and the tax codes… – all the various ways that they interfered with the free market and removed the necessary balances that would have existed, that would have kept all this from happening.

We’ve always had greedy people. Everybody’s been greedy, not just Wall Street. But all of a sudden everybody was greedy all at the same time. Can’t they understand there’s a trigger for this?

Normally, when people are greedy, they’re also fearful of loss, and people’s fear of loss overcomes their greed and checks their behavior.

But what the government did, repeatedly, was try to remove the fear — they tried to make speculating as riskless as possible.”

The government not only misunderstands the problem: it doesn’t understand the solution either.

Officials treat the recession as bad news. They worry when households spend less and more people lose their jobs. But recession is part of the healing process.

When the economy tries to recover from a debt-fuelled speculative bubble, you want people to stop spending; when capital was used to destroy wealth, you want firms to go bust.

Only on this basis can the malinvestments be worked off. Enough: Schiff says it all much better than I can.

L’appartement de Peter Schiff

La conférence de Peter Schiff sur la crise financière, postée sur mises.org, est un régal.

Cette défense et illustration de la théorie autrichienne du cycle économique est truffée de digressions hilarantes. Ainsi son témoignage sur la bulle immobilière:

Après mon divorce, j’ai loué un appartment de luxe à Stamford. J’avais vue sur mer, et mon bateau juste en bas. L’immeuble était gardé 24 heures sur 24. Il y a avait une piscine, des parkings couverts, des cours de squash, et un gymnase avec des entraîneurs à plein temps.

À côté, des petites maisons étaient à vendre. J’y ai fait un tour, par curiosité. Ils demandaient 500.000 ou 600.000 dollars l’unité.

La surface était la même que chez moi, mais il n’y avait pas de vue. C’était sombre, non gardé. Ni piscine, ni gymnase. Et il fallait payer 1.000 dollars par mois en charges et en impôts fonciers.

Si j’avais acheté, avec le remboursement du prêt, j’aurais payé plus par mois que pour mon somptueux appartement.

J’ai demandé à la fille de l’agence: “Pourquoi est-ce quelqu’un achèterai ça? Ca coûte moins cher de louer juste à côté.”

Elle a répondu: “Oui. Mais si vous louez, vous n’avez pas de capital quand vous déménagez.”

“Je ne comprends pas.”

“Si vous achetez cette propriété, elle va prendre de la valeur. Quand vous la vendrez, vous gagnerez de l’argent.”

“Pourquoi diable prendrait-elle de la valeur? N’avez-vous pas compris? Elle est DÉJA surévaluée. On peut vivre dans un appartement grand standing à deux pas d’ici pour moins cher. Pourquoi cette propriété s’apprécierait-elle?”

“C’est comme ça, l’immobilier.”

“Vous voulez dire que dans l’immobilier, il faut que je me sacrifie. Je renonce à un duplex de rêve pour habiter une cage à lapin; et au bout d’un ou deux ans, quelqu’un sera prêt à la payer encore plus cher, et viendra me dire: ‘Je n’ai aucune envie d’habiter dans le cinq pièces de luxe d’à côté. Je préfère cracher un max pour acheter ce trou parce qu’il va s’apprécier!’

Ils avaient oublié que l’immobilier, c’est simplement un endroit pour vivre. Tout le monde croyait que les prix ne pouvaient que monter. C’était de la folie.

Schiff ne fait pas seulement un excellent numéro de chansonnier. Son analyse de la crise est profonde, et elle est d’autant plus crédible qu’il est un des rares à l’avoir vu venir.

Pour lui des bulles qu’a connues l’Amérique ont été causées non pas par le marché, mais par l’État (laxisme monétaire; garanties fédérales encourageant la spéculation…)

La solution qu’il préconise me semble tout aussi convaincante: la récession, loin d’être un danger, est le seul moyen de purger l’économie des mauvais investissements. Pour se remettre d’une trop grande bouffe, rien de tel qu’un régime amaigrissant.

Sardanapale @ 9:44 am
Filed under: Economy and trade

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