Sardanapale

Archives for June 2009


# Posted on Monday 29 June 2009 - 5 Comments

The milk of humankind

During a recent trip to Paris I read in the newspaper that dairy farmers had attacked supermarkets to protest against falling milk prices.

In some cases they had taken cows into stores, ransacked shelves and handed out dairy products to customers.

What struck me most was few appeared to find any of this particularly objectionable. It was told as if it was part of life in France.

Le Monde did not question the violent tactics, but mentioned the 30% fall in the purchasing price of milk in a year. The implication was: those things happen when people are desperate.

Supermarket bosses themselves seemed to take the plundering in their stride.

In one store, a manager had put up a poster proclaiming: “We are closing the dairy section in solidarity with the farming world.”

There was no mention of police action. Far from being punished, the violence was rewarded.

The agriculture ministry later announced a deal to raise the price of milk. The farmers’ just cause evidently absolved them from prosecution.

A couple of days later I was confronted with another illustration of flexibility with rules in my native country.

I was at the Pasteur metro station – named after the famous medical research institute nearby. My eye was caught by a display on the platform showing the Code of Medical Ethics.

Title II (“Duties towards patients”), article 39 proclaimed: “Physicians cannot recommend as beneficial any medicine or procedure whose efficacy is illusory or insufficiently proven.”

I thought: What about homeopathy? The next day, as it happened, I had lunch with a pharmacist cousin of mine. I asked him:

“Do French doctors ever prescribe homeopathic pills?”
“All the time,” he said. “Why do you ask?”

I read to him Article 39 of the Code of Medical Ethics.

“Nobody takes a blind bit of notice,” he laughed. “And homeopathy is reimbursed by the Sécurité sociale.”

Doctors up and down France solemnly swear not to prescribe “illusory” remedies, but routinely give sugar pills to patients – and it does not bother anyone. The state even funds this.

France is often said to hamstrung by regulation. But it isn’t. Every profession is regulated by labyrinthine rules, but I wonder how many are taken seriously.

A bit later I talked to a friend of mine who is an airline pilot.

We inevitably talked about the plane that plunged into the Atlantic and, one thing leading to another, about another accident involving an Air France Airbus: the crash in eastern France in June 1988, when the plane ploughed into a forest during a demonstration flight with journalists and various worthies on board, killing several.

The accident was due to a variety of factors, including technical problems with the plane. But what is beyond dispute is that the captain (who survived) had deliberately overflown Habsheim airport at 100ft.

This directly convened air safety rules, which state that authorisation is needed for any flight under 500ft.

Air France had been informed of the pilot’s plan to break the rule and had not objected.

Furthermore, a review of flight manuals suggested that the airline routinely ignored the 500ft rule.

The subject of the regulations, in other words, felt entitled to violate them when it suited it.

This cavalier attitude pervades society. In France, everyone is above the law.

I believe this lies at the root of the lack of civic bond: you cannot trust people who you know are as prone to flouting the rules as you are.

I don’t think the French are culturally aggressive or distrustful.

On the contrary, they tend to be light-hearted and amiable – certainly more pleasant company than the English.

But now that I live across the Channel, it is obvious to me that casual interactions are much less harsh and infinitely easier in Britain.

That is largely because people here take for granted something that is alien to the French: the amazing idea that rules are there to be obeyed.

If you trash a supermarket in Britain you will suffer the consequences: both the customer and the store manager know that.

As a result, when you shop at Tesco’s everyone is nice with you and you with them.

Professionals and professional bodies do not deliberately lie to you – or they will get into deep trouble.

Safe in the knowledge that there are generally accepted boundaries, the Brits do not need to be perennially on the defensive with strangers.

They don’t need to maintain that “I’m-not-taking-any-nonsense-from-anyone” attitude that is so ubiquitous in France and poisons the milk of humankind.

Impressions de France

Contrairement à ce qu’affirment certains penseurs, l’exil n’atténue pas notre sentiment d’appartenance nationale (dans une sorte de Kulturverfremdung, pour dire les choses simplement.)

Après bien des années passées en Grande-Bretagne, je ne me sens malheureusement pas moins français que le jour de mon arrivée.

Non: l’avantage de l’exilé, c’est au contraire qu’il retrouve avec une acuité sans cesse renouvelée sa culture d’origine. Il la prend en pleine gueule.

J’en fis à nouveau l’expérience lors d’un séjour récent à Paris.

Arrivé Gare du nord, je descends dans le métro pour acheter un carnet. Vu l’état catastrophique de la livre, je préfère payer en euros.

Comme j’utilise mon chéquier Bred-compte étranger une fois tous les trois ans, je me rappelle mal le mode d’emploi. D’où ce dialogue avec la dame du guichet:

“Je peux payer par chèques?”
“C’est écrit sur la vitre devant vous: au-dessus de dix euros.”
“Je peux acheter un carnet avec mon chèque?”

Soupir las: elle est encore tombée sur un débile.

“Il y a un tarif inscrit à côté du mot ‘carnet’ sous votre nez, monsieur. Vous savez lire?”
“Euh, oui: 11 euros 10.”

Je rédige mon chèque, penaud, mais il y encore quelque chose qui m’échappe.

“Euh… Est-ce que vous acceptez le permis de conduire comme pièce d’identité?”

Nouveau soupir: le client s’avère un débile profond.

“Il me faut un document officiel, monsieur.”
“Ah,” bredouillé-je. “Et est-ce que le permis de conduire, ça vous convient?”

De la morgue excédée, la guichetière passe à l’énervement: le client se fout manifestement de sa tronche.

“Sur votre permis de conduire, est-ce qu’il y a écrit ‘République française’?”

Je regarde, et effectivement, c’est écrit en gros sur le premier volet.

“Ben oui.”

Nouveau silence éloquent. Je lui tends mon document officiel, qu’elle ramasse avec un soupçon de répugnance.

“Dîtes-donc, il est vieux, votre permis. Il faut vous en faire faire un nouveau.”

Dans sa grande indulgence, et privilégiant l’hypothèse de la crétinerie congénitale sur celle du désir de nuire de la part du client, elle a allongé le carnet.

Je prends finalement le métro, après avoir acheté le journal (avec des espèces).

J’y lis que dans de nombreuses villes de France, des agriculteurs manifestent contre la baisse des prix du lait en bloquant des hypermarchés.

Dans ne nombreux cas, les étalages ont été saccagés et les produits distribués gratuitement aux clients.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est que tout le monde avait l’air de trouver ça normal.

Je redécouvrais une évidence que j’avais oubliée: ce type d’action est normal en France.

Le journal notait le fait sans le commenter autrement qu’en notant la baisse du prix d’achat du lait et la détresse des producteurs. Le journal ne mentionnait aucune sanction policière.

Même les patrons de supermarchés prenaient leur parti des pillages.

Dans une grande surface de la Manche, la direction avait posé des affiches proclamant: “Par solidarité avec le monde agricole, nous fermons les rayons des produits laitiers.”

Tout le monde semblait content. Quoique…

J’ai réfléchi, et j’ai pensé qu’il y avait un lien profond entre mon expérience au guichet de la Gare du Nord et ce que je venais de lire.

Dans un pays où toute bonne cause équivaut à un droit au délit, bref dans pays sans loi claire, l’incertitude engendre méfiance et incivisme.

Je ne peux pas croire que la directrice du supermarché soit sincère dans sa “solidarité avec le monde agricole”.

Elle écrit ça parce que la soumission à la force est la seule solution dans un système où sa propriété n’est plus protégée. Elle a les boules.

La prochaine fois qu’elle verra un agriculteur s’amener sur son parking avec une vache, elle ne va pas aller lui demander de rester dix minutes de plus pour laisser les enfants des clients caresser l’animal.

Elle va plutôt d’appeler police, qui a plus de chance de jouer de la matraque contre un plouc seul que cent.

Le Français n’est pas culturellement agressif. Il est volontiers fanfaron et boute-en-train – certainement de compagnie plus agréable que l’Anglais moyen.

Mais le Britannique bénéficie d’une chose que le Français ne connaît pas: la certitude d’être protégé par la loi et l’usage, et une définition claire de l’inacceptable.

À l’abri de ces certitudes qu’il sait partagées et appliquées, le Britannique n’a pas besoin de la carapace d’agressivité que le Français se construit.

Je ne sais pas si l’incident hypothétique du fermier avec sa vache tournerait automatiquement ici à la fête improvisée sur le parking du supermarché.

Mais je suis sûr le personnel de Tesco est plus accueillant envers le client que celui d’Auchan.

Et pourtant je le redis, l’Anglais est beaucoup moins gai, léger, et avenant que le Français.

Tout ce qu’il nous manque pour être le pays au monde où il fait le mieux vivre, c’est d’être un pays de règles.

Sardanapale @ 12:59 pm
Filed under: Britain andFrance

# Posted on Monday 22 June 2009 - 4 Comments

France’s government dress code

“We cannot accept to have in our country women who are prisoners behind netting… That is not the idea that the French republic has of women’s dignity.

The burka is not a sign of religion, it is a sign of subservience. It will not be welcome on the territory of the French Republic.”
Nicolas Sarkozy

Up until now official dress codes had been the preserve of countries like Iran and Saudi Arabia.

France is in good company

De quoi je me mêle?

Quand l’Iran, l’Arabie saoudite, ou l’Afghanistan des Talibans donnent des consignes vestimentaires à la population, cela n’étonne personne.

Mais il est curieux que dans une démocratie comme la France, le chef de l’État se permette de déclarer que la burqa “ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République”.

La burqa “n’est pas un problème religieux”, a ajouté Sarkozy, mais “un problème de liberté”.

Au moins sur ce second point, je suis d’accord avec lui.

Sardanapale @ 8:16 pm
Filed under: Islam

# Posted on Thursday 18 June 2009 - Comments Off on Peter Schiff sur la crise financière

Peter Schiff on the financial crisis

I hugely enjoyed Peter Schiff’s talk on the financial crisis posted on mises.org. It could be entitled “Austrian business cycle theory for idiots”.

Well, it certainly feels custom-made for me. I distrust government, and government is what Schiff blames for the mess.

By keeping interest rates low, he argues, the Fed first inflated stock prices and then created the housing bubble.

When the inevitable crashes came, Bush and Obama tried to spend their way out of the crisis, but only managed to hamper the necessary restructure.

A key passage from Schiff’s talk:

“President Bush, in one of his speeches, said that Wall Street got drunk. And he was right, they were drunk. So was Main Street.

The whole country was drunk. But what he doesn’t point out is, where’d they get the alcohol? Why were they drunk? Obviously, Greenspan poured the alcohol, the Fed got everybody drunk.

And the government helped out with their moral hazards, and the tax codes… – all the various ways that they interfered with the free market and removed the necessary balances that would have existed, that would have kept all this from happening.

We’ve always had greedy people. Everybody’s been greedy, not just Wall Street. But all of a sudden everybody was greedy all at the same time. Can’t they understand there’s a trigger for this?

Normally, when people are greedy, they’re also fearful of loss, and people’s fear of loss overcomes their greed and checks their behavior.

But what the government did, repeatedly, was try to remove the fear — they tried to make speculating as riskless as possible.”

The government not only misunderstands the problem: it doesn’t understand the solution either.

Officials treat the recession as bad news. They worry when households spend less and more people lose their jobs. But recession is part of the healing process.

When the economy tries to recover from a debt-fuelled speculative bubble, you want people to stop spending; when capital was used to destroy wealth, you want firms to go bust.

Only on this basis can the malinvestments be worked off. Enough: Schiff says it all much better than I can.

L’appartement de Peter Schiff

La conférence de Peter Schiff sur la crise financière, postée sur mises.org, est un régal.

Cette défense et illustration de la théorie autrichienne du cycle économique est truffée de digressions hilarantes. Ainsi son témoignage sur la bulle immobilière:

Après mon divorce, j’ai loué un appartment de luxe à Stamford. J’avais vue sur mer, et mon bateau juste en bas. L’immeuble était gardé 24 heures sur 24. Il y a avait une piscine, des parkings couverts, des cours de squash, et un gymnase avec des entraîneurs à plein temps.

À côté, des petites maisons étaient à vendre. J’y ai fait un tour, par curiosité. Ils demandaient 500.000 ou 600.000 dollars l’unité.

La surface était la même que chez moi, mais il n’y avait pas de vue. C’était sombre, non gardé. Ni piscine, ni gymnase. Et il fallait payer 1.000 dollars par mois en charges et en impôts fonciers.

Si j’avais acheté, avec le remboursement du prêt, j’aurais payé plus par mois que pour mon somptueux appartement.

J’ai demandé à la fille de l’agence: “Pourquoi est-ce quelqu’un achèterai ça? Ca coûte moins cher de louer juste à côté.”

Elle a répondu: “Oui. Mais si vous louez, vous n’avez pas de capital quand vous déménagez.”

“Je ne comprends pas.”

“Si vous achetez cette propriété, elle va prendre de la valeur. Quand vous la vendrez, vous gagnerez de l’argent.”

“Pourquoi diable prendrait-elle de la valeur? N’avez-vous pas compris? Elle est DÉJA surévaluée. On peut vivre dans un appartement grand standing à deux pas d’ici pour moins cher. Pourquoi cette propriété s’apprécierait-elle?”

“C’est comme ça, l’immobilier.”

“Vous voulez dire que dans l’immobilier, il faut que je me sacrifie. Je renonce à un duplex de rêve pour habiter une cage à lapin; et au bout d’un ou deux ans, quelqu’un sera prêt à la payer encore plus cher, et viendra me dire: ‘Je n’ai aucune envie d’habiter dans le cinq pièces de luxe d’à côté. Je préfère cracher un max pour acheter ce trou parce qu’il va s’apprécier!’

Ils avaient oublié que l’immobilier, c’est simplement un endroit pour vivre. Tout le monde croyait que les prix ne pouvaient que monter. C’était de la folie.

Schiff ne fait pas seulement un excellent numéro de chansonnier. Son analyse de la crise est profonde, et elle est d’autant plus crédible qu’il est un des rares à l’avoir vu venir.

Pour lui des bulles qu’a connues l’Amérique ont été causées non pas par le marché, mais par l’État (laxisme monétaire; garanties fédérales encourageant la spéculation…)

La solution qu’il préconise me semble tout aussi convaincante: la récession, loin d’être un danger, est le seul moyen de purger l’économie des mauvais investissements. Pour se remettre d’une trop grande bouffe, rien de tel qu’un régime amaigrissant.

Sardanapale @ 9:44 am
Filed under: Economy and trade

# Posted on Friday 12 June 2009 - 1 Comment

Let the mighty fall

There are several reasons to cheer at the collapse of General Motors.

For one thing, it conclusively disproves the anti-capitalist myth of the all-powerful multinational.

Now, I don’t expect the Naomi Kleins of this world to fall on their knees and say: “Oh my God! GM is biting the dust, and being kept on life support by Obama. All that stuff about corporations pushing the state around was wrong!”

Still, it is something you may want to mention next time someone at a dinner party blathers about the evil, almighty conglomerates (although I guarantee you’ll get a lot fewer invitations).

But the main reason to welcome GM’s collapse is that failure is ultimately a good thing. It is just as vital to the economic order as extinction is in the natural world.

Over the past century, the path to industrial development has been littered with the corpses of former giants.

Out of the 100 top world companies in 1912, only 19 were still in the list in 1995.

Forty-eight no longer existed – they had either collapsed or been swallowed by fitter rivals.

Those that have grown over 80 years – such as Proctor & Gamble or BP – are the exception.

Much more representative are firms like Armour & Co or Swift & Co, which are no longer trading after ruling over the US food business as regally as GM once dominated the car industry.

As Paul Ormerod (from whom I got these figures) pithily put it: “most firms fail.”

And this is true not just in the long term.

On average, 22% of the companies which made the top 100 in any given decade were not there the next. And in the US, more than 10% of firms fail every year.

Economic policies should not be based on the illusory pursuit of stability.

I understand workers who worry about the collapse of their employer. But in a dynamic economy the overwhelming majority will find a better job.

For the people at large, the bankruptcy of an insolvent company like General Motors is good.

The only bad thing about it is government meddling. The Obama administration has extended various subsidies to GM worth $50bn, aimed at ensuring the company’s survival in slimmed down form.

This “government-engineered bankruptcy” is iniquitous and self-defeating.

It is iniquitous because it forces people to pay for something they don’t want (it’s also iniquitous because bondholders are getting screwed, but that’s another story).

It is self-defeating because scarce resources are being channelled into shoring up a dead duck.

The administration should do everyone a favor and let GM go to the wall once and for all.

On the subject of the importance of failure, I recommend Ormerod’s wonderful 2006 book Why Most Things Fail. Excerpts are available on his website.

Laissez faire, laissez couler

On peut espérer que la chute de General Motors torde le coup au mythe de la toute-puissance des multinationales.

La gauche radicale répète depuis des années que les corporations qui étendent leurs tentacules aux quatre coins de la planète sont plus fortes que les États.

En voilà une – une de plus – en passe de mordre la poussière, et placée sous perfusion par un gouvernement.

Ce démenti apporté aux fables altermondialistes par l’effondrement de GM, n’est pas la seule raison de saluer la nouvelle.

La faillite est essentielle au bon fonctionnement d’une économie – un processus aussi vital (mais heureusement moins brutal) que la disparition des espèces les moins adaptées dans l’ordre naturel.

Loin d’être le symptome d’une maladie économique, un niveau élevé de faillites est un signe de bonne santé.

Le chemin du développement industriel au cours du siècle passé est jonché de cadavres de géants.

Sur les cent entreprises les plus importantes au monde en 1912, seules 19 figuraient au tableau en 1995. Quarante-huit n’existaient plus, soit liquidées soit absorbées par des rivales.

Celles qui se sont développées au cours de ces huit décennies – comme Proctor & Gamble ou BP – sont l’exception.

Ce qui représente la norme, ce sont des entreprises comme Armour & Co ou Swift & Co, qui jadis dominaient le secteur agro-alimentaire américian tout comme GM régnait sur l’automobile, avant d’être avalées par des concurrents plus performants.

Comme l’écrit Paul Ormerod (dans son excellent livre Why Most Things Fail, où j’ai trouvé ces chiffres): “La plupart des entreprises échouent.”

Dans le pays la plus dynamique au monde, les États-Unis, plus de 10% des entreprises font faillite chaque année – même dans les temps fastes.

En économie, la stabilité ne doit jamais être le but recherché.

Je comprends que des salariés s’alarment de la mort de leur entreprise. Mais dans une économie dynamique, la grande majorité d’entre eux retrouveront un emploi.

Pour la collectivité, la banqueroute d’une compagnie insolvable comme GM est une bonne nouvelle.

La seule chose qu’on peut regretter dans cette affaire, c’est que l’administration Obama se soit avisée d’amortir la chute de GM en lui accordant des aides destinées à assurer la survie de l’entreprise sous une forme réduite.

Cette “engineered bankruptcy” est inique et vaine.

Inique parce qu’elle force les contribuables américains à verser de l’argent à une entreprise dont ils ne veulent pas les produits en tant que consommateurs (il y a aussi l’entubage massif des créditeurs de GM, mais c’est une autre histoire…)

Vaine car cette banqueroute-sauvetage gaspille les ressources du pays, détournées vers des usages moins productifs que le verdict de la libre concurrence.

Au lieu de craindre le naufrage de GM, l’administration Obama devrait laisser faire, laisser couler.

Sardanapale @ 6:20 pm
Filed under: General