Posted on Tuesday 9 December 2008
Many institutions have been blamed for the financial crisis: lenders who foisted mortgages to insolvent people, Wall Street investment houses that repackaged the loans, commercial banks who bought them, credit rating agencies that made them look safe, governments that wanted the poor to be homeowners, central banks which went for easy money, regulators who were asleep at the wheel, etc.
I am not competent to arbitrate between these claims – and just assume there is some truth in most of them.
But thanks to Michael Lewis, I have a better understanding of the part played by Wall Street. His article for Portfolio on the subject is makes riveting reading.
Lewis knows what he’s talking about.
He started his professional life at Solomon Brothers in the 1980s, bailed out after three years, when the going was good, and wrote about his experiences in a book entitled Liar’s Poker.
Lewis was then appalled by the frenzy of leverage and knew Wall Street would one day pay for its sharp practice – he just didn’t expect he would have to wait 20 years for the day of reckoning to come.
After the crash, he looks at what went wrong. I won’t summarize his article – just read it.
I’ll just say that one of its refreshing aspects is the fact that the heroes of the piece are short-sellers – who are widely regarded as villains.
Lewis portrays them as lone paragons of rationality and lucidity amid a madding crowd of delusional operators. And it the end, of course, the short-sellers made a deserved killing.
The tale is a deeply moral one – and in the same spirit as Lewis’s 2003 book Moneyball, which showed how a smart coach cashed in on the irrational, herdlike behaviour of others.
I’m going on vacation and may not write for a while.
I’m taking with me Michael Ball’s book Critical Mass and the latest CD by my favorite composer, Leslie Melcher.
It’s called ReKlassified – a collection of techno remixes of classical masterpieces, with a few terrific original compositions.
I’m not sure whether it’s more like Albinoni revisited by Brian Eno or Penderecki revisited by Mussorgsky.
I must listen to it some more.
Selon les commentaires que je lis, la crise financière est due à l’irresponsabilité des organismes américains de prêts immobiliers, aux nouveaux produits financiers élaborés par Wall Street, aux banques qui ont acheté lesdits produits, aux agences de notation qui les ont bénis, à l’État fédéral qui a encouragé l’accession à la propriété de personnes insolvables, aux taux d’intérêts pratiqués par la Fed, etc.
Manquant de compétence pour trancher entre ces différentes explications, je présume qu’il y a un peu de vrai dans chacune.
Mais grâce à Michael Lewis, j’avoue que je comprends mieux de rôle jouré par Wall Street dans la débâcle.
Je recommande chaudement son article “The end”, publié sur Portfolio, qui met à jour ses observations effectuées dans les années 1980.
Lewis parle en connaissance de cause, car il travaillait à l’époque pour Solomon Brothers et a tiré un best-seller de son expérience.
Je ne résumerai ici pas ses analyses – l’article vaut beaucoup mieux que ce que je peux en dire.
Je me contenterai de remarquer que le reproche que Lewis fait à Wall Street est son irrationalité: les banques d’investissements ont certes trompé le monde, mais avant tout elles se trompaient elles mêmes, et son les premières victimes de leur aveuglement.
N’importe qui d’un peu sensé, selon Lewis, pouvait s’apercevoir que Wall Street fonçait dans le mur.
Et d’ailleurs les héros de son histoire sont les “short-sellers” lucides et qui ont fini par faire une fortune grâce à la bêtise grégaire des autres.
On n’a donc pas affaire à un phénomène classique de fraude – car la fraude est une opération rationnelle du point de vue de celui qui la commet. Le phénomène que Lewis décrit est un accès de folie collective – de “madness of crowds”. Et la morale de l’histoire est sauve: les bon “short-sellers” finissent par gagner..
Je tape ce billet en vitesse, avant d’aller passer les fêtes de Noël estivales aux antipodes. Je prends avec moi le livre Critical Mass de Philip Ball, et le dernier CD de mon compositeur contemporain favori, Leslie Melcher.
Çs s’appelle ReKlassified: c’est un florilège envoûtant de chefs-d’oeuvre classiques retravaillés en version electro et de morceaux originaux.
Je ne sais encore pas si ça ressemble à Albinoni revu par Brian Eno ou du Penderecki trafiqué par Moussorgski. Il faudra que je continue d’écouter.
I tried the link to Mr. Melcher site, i got redirected to the Michael lewis’ article?
Les banques sont responsables du surendettement croissant de notre société car ce sont elles qui acceptent que les gens fassent des achats à crédit. Ceci dit, “madness of crowds” est super !! La folie humaine fait peur parfois…