Sardanapale

Posted on Wednesday 19 November 2008

Those who cannot remember the past

Just about everyone agrees that the banking meltdown has revealed fundamental flaws in the (mostly) deregulated economic order that has prevailed for a quarter-century.

But few pause to consider why this order arose in the first place.

The idea that markets are better at making financial decisions than bureaucrats did not emerge in a fit of collective madness or for the sole benefit of globalised elites.

The current system emerged across the world because the old one, dominated by the visible hand of government, had produced rising prices, mass unemployment and the misery index.

Those ills and the market solutions that vanquished them are analyzed by Robert J Samuelson in his latest book, The Great Inflation and Its Aftermath.

Its main arguments are presented by Jonathan Rauch in his latest column – whose eloquence precludes paraphrasing.

I can only invite you to read it.

It must be noted that neither Rauch not Samuelson say that the present system must be preserved at all cost – only that it is there for a reason.

So you might want to think twice before calling for a “new paradigm for financial markets”, as George Soros does in a new article .

Sadly, I feel that Soros is more in tune with these panicky times than the cool-headed Samuelson.

In the 1990s the latter wrote another brilliant book, The Good Life And Its Discontents, which did little to dispel fashionable economic worries. I fear his latest will fall on even deafer ears.

Samuelson contre le nouveau paradigme

Tout le monde, ou presque, s’accorde à dire que la crise financière a mis au jour la faillite du système libéral mondialisé.

Mais peu se penchent sur les raisons de l’émergence de ce système il y a un quart de siècle.

La déréglementation des marchés n’est pas le fruit d’une lubie collective, ou d’un complot de ploutocrates désireux d’accroître les inégalités.

Elle a été mise en place un peu partout parce que l’ordre ancien, dominé par la main visible de l’État, avait produit l’inflation et le chômage de masse.

Ces maux et la solution libérale qui en a eu raison sont analysés par Robert J Samuelson dans son dernier livre, The Great Inflation and Its Aftermath.

Pour un résumé des arguments de ce livre, je renvoie à ce brillant article de Jonathan Rauch – dont l’éloquence se prête mal à la paraphrase.

Cliquez ici pour en savoir plus.

Je noterai simplement que ni Rauch ni Samuelson n’affirme que le système actuel est parfait ou qu’il faille le préserver à tout prix – simplement qu’il est apparu pour une bonne raison.

Ceux qui confondent dérèglementation et dérèglement et qui, à la faveur de la débâcle bancaire, en appellent à un “nouveau paradigme des marchés financiers”, comme le fait George Soros, devraient y réfléchir à deux fois.

Hélàs je crains que Soros soit plus en phase avec l’esprit du temps que Samuelson.

En 1995, ce dernier avait publié The Good Life And Its Discontents, une sorte de lettre ouverte aux gens heureux et qui ont bien raison de l’être qui pourtant n’avait pas entamé le pessimisme économique de notre époque.

Sardanapale @ 10:25 am
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