Sardanapale

Posted on Thursday 13 November 2008

Racial gerrymandering should end

From a Wall Street Journal article by Abigail and Stephan Thernstrom:

The conventional wisdom among voting-rights advocates and political scientists has been that whites will not vote for black candidates in significant numbers.

Hence the need for federal protection in the form of race-based districts that create safe black constituencies where black candidates are sure to win.

But the myth of racist white voters was destroyed by this year’s presidential election…

These results do not mean we now live in a color-blind society. But we can say that the doors of electoral opportunity in America are open to all.

The aggressive federal interference in state and local districting decisions enshrined in the Voting Rights Act should therefore be reconsidered.

That statute, adopted in 1965 and strengthened by Congress in the summer of 2006, demands race-driven districting maps to protect black candidates from white competition.

That translates into an effort to create black representation proportional to the black population in the jurisdiction.

That law gave federal courts and the Justice Department what are, in effect, extraordinary war powers to combat the evil of ongoing Southern black disfranchisement. But blacks are no longer disfranchised – by any definition.

In fact, racially gerrymandered districts are an impediment to political integration at all levels of government.

Herding African-Americans into “max-black” districts forces black candidates to run in heavily gerrymandered districts.

The candidates who emerge from those districts are, unsurprisingly, typically not the most well-positioned to appeal to a broader swath of the electorate.

Black candidates can win in multi-ethnic and even majority-white districts with color-blind voting.

Mr. Obama should make it a priority to give more aspiring black politicians the opportunity to stand before white (and Latino and Asian and other ethnic) voters. He won, so can they.

Le mythe de l’électeur raciste

En fait, où sont passés tous ces Américains blancs qui refusent de voter pour un noir?

Pendant la campagne, les journalistes étrangers ont sillonné les Etats-Unis à leur recherche.

Ils en ont bien trouvé quelques uns. Mais le jour de l’élection ces rednecks ont disparu.

L’électorat blanc a voté Obama dans la même proportion qu’il avait voté pour les trois précédents candidats démocrates (Bill Clinton en 1996, Al Gore en 2000 et John Kerry en 2004, environ 42%).

La race du candidat n’a pas été un facteur. Et tout laisse à penser que c’est le cas depuis longtemps.

Le premier candidat noir à se faire élire gouverneur a remporté la Virginie (état blanc à 75%, et sudiste!) en 1990.

Le mythe d’une large fraction raciste dans l’électorat blanc a cours non seulement à l’étranger, mais aussi aux États-Unis.

Comme le signalent Abigail et Stephan Thernstrom – auteurs de l’excellent livre America in Black and White (1997) – il est à la source du découpage baroque de nombreuses circonscriptions, dont les contours épousent ceux des zones à majorité noire.

Ces traficotates se fondent sur l’idée selon laquelle seuls des noirs voteront pour des candidats de leur couleur.

L’existence de circonscriptions uniraciales est odieuse pour de nombreuses raisons. D’abord, en démocratie, ce sont les électeurs qui sont censés choisir leurs représentants, et non le contraire.

Et comme le soulignent les Thernstrom, dans ces circonscriptions les candidats les mieux placés sont ceux qui se concentrent sur une partie de la population, et non ceux qui s’adressent à un électorat diversifié.

La victoire d’Obama, ne montre pas que l’Amérique est totalement “color-blind” (mais ce n’est pas la France qui peut lui donner des leçons).

Mais elle montre l’inutilité, voire la nocivité, de ces districts électoraux cousus de fil noir.

Des extraits de l’article des Thernstrom sont en face. L’original est ici.

Sardanapale @ 10:39 am
Filed under: USA
  1.  
    November 30, 2008 | 4:50 pm
     

    Et Marianne en France, qui avait consacré un dossier complet à ce soit-disant électorat de l’ombre. Tant de papier gâché, ça me fend le coeur.

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