Sardanapale

Posted on Tuesday 8 July 2008

When the government tells you whom to invite

“Discrimination” was once regarded as a good thing.

A discriminating person chose his friends, lovers or pastimes with care. His choices may have been misguided, but they were his own.

Nowadays, discrimination is a term of abuse – synonymous with racism. And our choices no longer entirely belong to us as individuals: society is claiming a right of veto on them.

In France, the state wants to forbid a man to use virginity as a criterion for a bride.

The following story – read on the BBC website – startlingly illustrates this erosion of free choice in the name of fighting discrimination:

“An eight-year-old boy has sparked an unlikely outcry in Sweden after failing to invite two of his classmates to his birthday party.

The boy’s school says he has violated the children’s rights and has complained to the Swedish Parliament.

The school, in Lund, southern Sweden, argues that if invitations are handed out on school premises then it must ensure there is no discrimination.

The boy’s father has lodged a complaint with the parliamentary ombudsman.

He says the two children were left out because one did not invite his son to his own party and he had fallen out with the other one.

The boy handed out his birthday invitations during class-time and when the teacher spotted that two children had not received one the invitations were confiscated.

“My son has taken it pretty hard,” the boy’s father told the newspaper Sydsvenskan.

“No one has the right to confiscate someone’s property in this way, it’s like taking someone’s post,” he added.

A verdict on the matter is likely to be reached in September, in time for the next school year.”

Quand l’État nous dit qui inviter

Il fut un temps où le mot “discrimination” était positif.

On faisait preuve de discrimination quand on choisissait avec discernement ses amis, ses amours, ses lectures, etc…

Le peintre André Lhote parlait de la “discrimination nécessaire entre les bons et les mauvais tableaux”.

Pour nos pères, “discrimination” était synonyme de “goût”.

Bien sûr, nos critères de distinction comportaient une part de subjectivité, voire de bizarrerie, mais enfin, ils n’appartenaient qu’à nous.

La discrimination était une expression de l’individualité.

Depuis les années 1960, ce mot a acquis une connotation négative, et en même temps, la société s’est permis de nous interdire certains choix – à tout le moins de nos sommer de nous expliquer à leur sujet.

Les critères de discrimination ne sont plus de l’ordre du privé: la collectivité a un droit de regard qui s’étend inexorablement.

Ainsi les entreprises ont perdu le droit de sélectionner les employés selon une liste qui s’allonge sans cesse: la race, le sexe, l’orientation sexuelle, l’origine sociale, ethnique ou nationale, l’apparence physique ou vestimentaire, l’âge, la religion, le handicap…

Et de plus en plus, la collectivité s’accorde un droit de veto sur nos choix personnels.

En France, le gouvernement veut interdire à un homme d’exiger que sa femme soit vierge au mariage.

Cette intrusion des pouvoirs publics dans nos choix personnels au nom de la “lutte contre la discrimination” vient d’atteindre des proportions effarantes en Suède, où un garçon de 10 ans vient de se voir sanctionner pour n’avoir pas invité à son anniversaire TOUS ses camarades de classe.

Pour les détails de cette affaire, lire l’article reproduit en regard.

Sardanapale @ 4:37 pm
Filed under: Philosophie
  1.  
    Jb
    July 8, 2008 | 8:01 pm
     

    Incroyable…

  2.  
    Sardanapale
    July 9, 2008 | 6:16 am
     

    … et l’un des aspects les plus effarants de cette affaire est que les Suédois ne sont pas tous effarés – loin s’en faut. D’après un sondage, 44% approuvent l’action de l’école.

  3.  
    Pascal
    July 9, 2008 | 10:54 am
     

    Qu’est-ce qu’es en train de nous faire la Suède là ? Participer à un concours de socialisme pour gagner une médaille d’or ou apparaître au Guiness des records de la bêtise ?

    Si tous nos philosophes du temps des lumières voyaient cela, ils seraient certainement en train de se retourner dans leurs tombes ! Si tant de gens ont donnés leur vie pour la liberté ce n’est certainement pas pour en faire cela !

    Par certains moment, j’ai l’impression d’assister à la chute de l’Empire romain, il devient urgent à tous les êtres censés de cette planètes de se sortir les doigts du c… et de passer à l’action avant qu’il ne soit trop tard.

  4.  
    Harald
    September 25, 2008 | 5:17 pm
     

    Mais justement, c’est grâce aux lumières, entre autres, que ce genre de conneries arrive aujourd’hui.

Sorry, the comment form is closed at this time.