Sardanapale

Posted on Friday 13 June 2008

A blow for justice

Yesterday David Davis, the shadow home secretary, took a step that is almost unheard of in British political history.

He resigned as a member of parliament – and as the second most senior conservative leader after David Cameron – and promised to run again for his seat on a platform of defending “British liberties”.

Davis took pissed off his party – which is a year or two away from being elected – to take a moral stand, a day after the House of Commons passed a law extending detentions for terror suspects.

Many find his move baffling or quixotic. But his stirring resignation speech is worth quoting:

“Up until yesterday, I took the view that what we did in the House of Commons representing our constituents was a noble endeavour because with centuries or forebears we defended the freedoms of the British people. Well we did up until yesterday.

This Sunday is the anniversary of Magna Carta, the document that guarantees that most fundamental of British freedoms – Habeas Corpus, the right not to be imprisoned by the state without charge or reason.

Yesterday this house decided to allow the state to lock up potentially innocent British citizens for up to six weeks without charge…

Now the counter terrorism bill will in all probability be rejected by the House of Lords very firmly. After all, what should they be there for if not to defend Magna Carta…

But in truth, 42 days is just one – perhaps the most salient example – of the insidious, surreptitious and relentless erosion of fundamental British freedoms.

And we will have shortly, the most intrusive identity card system in the world, a CCTV camera for every 14 citizens, a DNA database bigger than any dictatorship has, with thousands of innocent children and a million innocent citizens on it.

We have witnessed an assault on jury trials – that bulwark against bad law and its arbitrary use by the state….

The state has security powers to clamp down on peaceful protest and so-called hate laws that stifle legitimate debate – while those who incite violence get off Scot-free.

This cannot go on, it must be stopped.

And for that reason, I feel that today it’s incumbent on me to take a stand.

I will be resigning my membership of the House and I intend to force a by-election in Haltemprice and Howden….

I will argue this by-election, against the slow strangulation of fundamental British freedoms by this government. “

Laissez les juges tranquilles

Un sentiment d’incompréhension m’avait retenu jusqu’ici de commenter l’affaire du mariage annulé de Lille.

La France me semblait en proie à une crise d’apoplexie collective.

Je ne voyais pas le problème que posait le jugement.

Qu’un type ne veuille épouse qu’une vierge, cela me semblait saugrenu, mais j’ignorais au nom de quoi la justice pourrait lui refuser cette fantaisie.

Au nom des mœurs éclairées qui prévalent dans notre beau pays?

Il me semblait que non, qu’on ne pouvait pas dire: “Vous avez juridiquement tort parce que vous être moralement minoritaire.”

Au nom de la résistance républicaine au communautarisme religieux? Mais la république laïque, pensais-je, exigeait au contraire que la stricte neutralité de l’État sur ces questions.

Au nom de l’égalité des sexes et du libre consentement? Mais reverser le jugement équivaudrait à forcer une femme à rester mariée avec un homme dont elle ne veut plus.

Au nom du respect de l’individu? Mais les adversaires du jugement affirment que le choix du mari n’est pas respectable.

“Le juge juge au nom du peuple français,” dit l’un de ces critiques. “Il y a des intérêts qui doivent prévaloir sur les intérêts particuliers”.

J’ai entendu des gens dire à la fois qu’une communauté ne pouvait utiliser la justice pour imposer ses valeurs à une autre et “que la République française n’accepte pas que la virginité soit une condition pour passer devant le maire”.*

Allez comprendre.

J’ai cherché dans la presse des lumières que je n’ai pas trouvées.

Même dans ce modèle de discussion intelligente qu’est L’Esprit public sur France Culture, tous les participants ont condamné le jugement dans des termes passionnels qui obscurcissaient leur propos.

Curieusement, c’est sur la blogosphère que j’ai trouvé des commentaires sereins et informatifs de l’affaire.

J’ai bien aimé le billet de Coztoujours, mais c’est dans le journal de Maître Éolas, ce trésor de pédagogie, que j’ai trouvé l’analyse la plus lumineuse de l’affaire.

À lire aussi sur son blog un délicieux dialogue pseudo-socratique qui résume à merveille les enjeux.

* Ces deux phrases ont été prononcées par l’avocate Laure Heinich-Luijer lors de l’émission Le Grain à moudre de France Culture, le 4 juin.

Sardanapale @ 10:27 am
Filed under: Britain andFrance andIslam andPhilosophie andTerrorism
  1.  
    raph
    August 25, 2008 | 1:30 pm
     

    Je crois cher monsieur que vous avez tort dans votre analyse.

    Je vous renvoie à larticle de chantal desol si dessous: la question est celle de définir ce qui est la “la qualité fondamentale” pour une personne et ses conséquences: le retour au droit ethnique tel qu’il a existé après les invasions barbares.

    Bien à vous,

    raphael

    http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/04/01005-20080604ARTFIG00511-mariage-annule-y-a-t-il-detournement-de-la-loi-.php

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