Posted on Tuesday 13 May 2008
Le Monde hails Sarkozy’s “liberal (i.e. pro-market) clarification”.
According to the paper, the French president will be much more forceful and coherent in reforming the economy his second year in office than he was in his first.
Le Monde praises the centerpiece of his new program, the “law on economic modernisation”, saying it marks a “resolute acceptance of supply side policy.”
Would that it was true. I too support the bill, which aims to encourage an entrepreneurial society by cutting red tape, strengthening competition, and generally putting consumers first.
But I doubt that the move will deliver the “rupture” that Sarkozy once promised – for two main reasons.
The first is that he may already have blown his chances. During his first six months in office, Sarkozy wasted a strong popular mandate for change and huge majority.
He implemented some reforms but balked at radical measures such as scrapping the 35-hour week, and shied away from confrontation with vested interest.
I can’t see how he can re-invent himself as an effective modernizer after running out of political capital.
But the more fundamental reason to be skeptical is that Sarkozy is not a conviction politician in the mould of Reagan or Thatcher.
He is only a lukewarm reformer. The Economist hit the nail on the head when it wrote recently:
“For at the heart of Sarkonomics is a contradiction: Mr Sarkozy promises both to create an entrepreneurial, risk-taking society and to protect workers, factories and jobs.
When he was running for president, his campaign stop of preference was the factory floor, where he would surround himself with industrious-looking men in hard hats and promise never to let France lose its factories, because, “Once the factories go, everything goes.”
He may call himself a liberal but he also believes in national champions, and in a strong industrial policy to defend them.”
Le Monde salue la “clarification libérale” du président.
Pour notre oracle vespéral, le “sarkozysme an II” tourne le dos aux hésitations de la première année et s’engage dans une politique cohérente de réformes.
“La loi de modernisation économique (LME) qui sera présentée au Parlement en juin souligne le changement: le ralliement à une politique résolument ‘de l’offre’.”
J’aimerais que cette prophétie se réalise.
Moi aussi, je salue la tentative d’encourager l’entreprise, d’alléger les contraintes et renforcer la concurrence, qui est au cœur de la LME.
Mais je suis sceptique sur ses chances de succès. Et cela pour deux raisons, l’une conjoncturelle et l’autre structurelle.
En premier lieu, on voit mal comment Sarkozy, qui s’est contenté de demi-mesures dans les six premiers mois de sa présidence, aura l’audace de mettre en œuvre les difficiles réformes requises à présent.
S’il n’a pas osé toucher aux 35 heures et s’est couché devant les marins pêcheurs lorsqu’il était au faîte de sa popularité, on peut douter qu’il saura se montrer ferme maintenant que son capital politique est épuisé.
Si la première raison d’être sceptique tient à l’esprit du temps, le seconde tient à l’esprit du sarkozysme.
Pour convaincre un pays aussi perclus d’étatisme de la nécessité des solutions libérales, il faut une foi à toute épreuve.
Or Sarkozy n’a jamais été animé de la conviction qui habitait un Reagan ou une Thatcher.
Son discours a toujours été double: pour plus de flexibilité mais aussi plus de protection, pour plus de marché mais que les industries restent françaises, pour plus d’ouverture mais moins de délocalisations, pour la rupture et pour les RTT…
Sarkozy cherche trop la popularité: il veut se faire applaudir à la fois par le Medef et les syndicats.
Je partage le bilan de The Economist cité en regard: les contradictions du sarkozysme le condamnent à l’impasse.
Oh mais je suis tout à fait d’accord avec vous.
je pense que la présidence va très mal se terminer, car non seulement le seul changement économique que les français voient est la hausse
du coût de la vie (+40% sur les aliments), mais en plus sarko joue avec les questions identitiaires et fait du racisme anti français.
L’hsitoire de la traite négrière uniquement blanche enseignée aux enfants et la consittution française qui va être changée pour inclurela
“diversité” vont dans ce sens. Une fois la discrimination raciale mise en place dans le pays la seule leçon à retirer est que quand on casse tout
on a le droit d’être au dessus des lois.
J’allais oublier qu’avec sonr égime le droit à deux vitesse s’installe: les patrons qui emploient des illégaux manifestent librement sans être sanctionné fiscalement ni pénalement. ces illgégaux ne sont pas expulsés à leurs frais.
Bien à vous.
Bigre ! 40 % sur les aliments ? Faut arrêter de bouffer bio et de lire la presse néo-stalinienne !
Certes, la baguette a un peu augmenté, ainsi que certains produits laitiers… C’est ce que me disait hier soir mon voisin, alors que je l’aidais à décharger son écran plasma du coffre de son 4X4 Mercédès…
Le problème du sarkozisme pour l’instant, c’est surtout de ne pas coincer le pays à cause d’une poignée de gauchiste préhistoriques !