# Posted on Tuesday 29 April 2008 - 9 Comments
“Food is a vital issue that must not be left solely at the mercy of the laws of the market and of international speculation”.
Michel Barnier, French agriculture minister
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Enemies of economic liberalism are blaming the current food crisis on markets.
Mass hunger has been added to the evils that capitalism is loosing upon the world – on top of poverty, exploitation, inequality, health hazards, and climate change.
This, of course, is nonsense: high food prices have nothing to do with selfish speculators or free markets. The reason is rising demand, mostly from fast-developing countries like China and India.
Governments, from alleviating the problem, have so far made it worse.
In the rich world, they are still paying farmers not to grow crops, not an ideal way to boost supply.
The US and the EU are also blocking food imports and subsidizing exports, which is destroying farming in the developing world.
And as everyone except officials seem to realise these days, subsidizing biofuels is crazy.
In America, ethanol soaks up almost 20% of corn production, and encouraging ever more farmers to grow for fuel, not food.
The EU, which mostly castigates US policies when they make sense, is following suit.
In the developing world, governments have dealt with the crisis in equally idiotic ways.
They have fixed prices, punished “hoarding” (punishable by life imprisonment in the Philippines), and restricted exports.
All of this, of course, reduces incentives for farmers to grow more, making the problem worse.
Government could and should do something to alleviate shortages and stave off mass poverty, but interfering with price signals and castigating “speculators” is exactly the wrong way to go about it.
Here are a couple of good articles I’ve read on the subject recently – in the The Economist and The Wall Street Journal.
Let me know about any other I may have missed.
“On ne doit pas laisser l’alimentation des gens, question vitale, à la merci des seules lois du marché et de la spéculation internationale”.
Michel Barnier
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Les ennemis du libéralisme ont trouvé un autre crime à mettre à son compte: la crise alimentaire.
On savait le marché facteur de pauvreté, d’exploitation, d’inégalités, de réchauffement climatique, et de malbouffe: voilà maintenant qu’il affame la planète.
Cela est bien sûr archifaux: l’envolée des prix alimentaires mondiaux n’a rien à voir avec la spéculation ou le capitalisme.
La raison en est que Chinois, Indiens, et autres habitants de pays en plein développement, veulent manger autant que les Occidentaux.
Les États, loin de réduire les conséquences de cette hausse de la demande, les amplifient.
Dans les pays riches, ils continuent à payer les agriculteurs pour ne pas produire.
De plus, l’Amérique et l’UE entravent les importations de produits agricoles et subventionnent les exportations, ce qui frappe de plein fouet les producteurs des pays pauvres.
Et comme à peu près tout le monde aujourd’hui le reconnaît, sauf les responsables européens et américains, les subventions aux biocarburants sont une aberration.
Dans les pays pauvres, les gouvernements ont mis en place des mesures tout aussi absurdes pour faire face à la crise.
Ils bloquent les prix, emprisonnent les “profiteurs”, et limitent les exportations – la palme de la bêtise en cette dernière matière revient à l’Argentine.
Tout cela, bien sûr, réduit les incitations des agriculteurs à produire les récoltes dont le monde a tant besoin.
Que les États doivent intervenir pour empêcher la faim de se répandre, je le reconnais volontiers.
Mais ce n’est pas en s’en prenant aux “spéculateurs” ou en étouffant le signal essentiel que constituent les prix qu’ils réussiront.
Voici deux bons articles que j’ai lus sur ces questions récemment: l’un de The Economist (abonnement requis), l’autre du Wall Street Journal. Merci de m’en signaler éventuellement d’autres.
