Sardanapale

Posted on Monday 10 March 2008

In defense of Enoch Powell

On Saturday the BBC aired an excellent documentary on Enoch Powell, entitled “Rivers of Blood”.

Powell is Britain’s equivalent to Jean-Marie Le Pen in France: not only are you not supposed to say anything good about him –you are supposed to slate him.

That is exactly what filmmaker Denys Blakeway refuses to do. He dispassionately analyses the 1968 speech that both made Powell famous and relegated him to the political wilderness.

Powell warned that Britain’s open-door immigration policies would lead to increased tension, citing Virgil’s vision of “the River Tiber foaming with much blood”.

Forty years on, Blakeway argues, Powell has to a large extent been proven right.

He was certainly correct in his prediction that by about now, one in ten people in Britain would be foreign-born (it was 9.7% at the last count in 2005).

And mass immigration has in place bred separatism and violence (the film mentions the race riots in Brixton in 1981, those that flared across northern England in 2001, and the July 2005 attacks).

Blakeway’s defense of Powell is qualified. He deplores Powell’s rhetoric («wide-grinning piccaninnies»): by focusing on race, Powell neglected the fact that the main problem would be cultural – the refusal by whole communities in this country to accept British values.

In the end, Blakeway basically says, Powell gave anti-immigration positions a bad name.

For my part, I disagree with Powell on substance. Powell did not understand the economic advantages of immigration (Britain would be a much poorer place if it had shut out immigrants), and very much exaggerated the cultural conflicts (most newcomers adopted British values).

But all that should be open to debate without throwing accusations of racism – and that Blakeway must be praised for doing just that.

He could also have mentioned that in the 1970s the political establishment, while treating Powell as a leper, adopted the policy that obviously followed from his warnings – the end of mass immigration.

In 1972, the British governments introduced an openly racist exception to the ban on non-European immigration: you could qualify for a UK Passport if you have a British born grandparent.

This exception – which allowed many New Zealanders of British origin to enter Britain but barred Commonwealth blacks – remained in the statute books until the 1990s, I believe. Blaweway’s program is summarized here.

PS: On related subjects, I recommend this Economist special, and this excellent column by the Boston Globe’s Jeff Jacoby.

Défense d’Enoch Powell

Je signale l’excellent documentaire sur Enoch Powell, “Rivers of Blood”, diffusé ce week-end par la BBC.

Powell est l’équivalent britannique de Le Pen: un homme politique dont non seulement on ne pas dire du bien, mais dont il faut dire du mal.

Or c’est exactement ce que le réalisateur, Denys Blakeway, refuse de faire.

Il analyse intelligemment le discours qui à la fois a rendu Powell célèbre et l’a consigné au désert politique.

Powell y condamne la politique d’immigration ouverte en citant la sibylle de l’Énéide (les politiques encore des lettres en 1968) qui prédit “des guerres terribles, et le Tibre bouillonnant de sang”.

Blakeway estime que les événements, dans une large mesure, ont donné raison à Powell.

Comme celui-ci l’avait prédit, au tournant du siècle, un dixième de la population britannique était né à l’étranger.

Et l’immigration de masse a par endroit promu le séparatisme et la violence (émeutes raciales de Brixton en 1981 et dans le nord de l’Angleterre en 2001, sans parler des attentats de Londres de 2005…)

Blakeway ne défend pas totalement Powell: il déplore le langage du député de Wolverhampton, qui a pu prêter le flanc aux accusations de racisme, et qui selon lui a eu l’effet de décrédibiliser l’opposition à l’immigration.

Quant à moi, c’est sur le fond que je suis en désaccord avec Powell.

J’estime qu’il a négligé les avantages économiques de l’immigration (une GB fermée aux étrangers serait bien plus pauvre) et exagéré les conflits culturels (l’immense majorité des immigrés ont épousé, voir ressourcé, la culture britannique.)

Mais ces choses-là se discutent, et c’est exactement ce que Blakeway a fait.

Il a eu le rare mérite de commenter les positions de Powell sans les caricaturer, et de laver ce tribun patriote de l’accusation de racisme.

Il aurait également pu faire valoir que depuis les idées 1970, ses idées ont exercé une influence qui est peu reconnue.

Tout en traitant Powell comme un pestiféré, les gouvernements britanniques de droite et de gauche ont mis fin à l’immigration non-européenne de masse et pour les raisons précises que Powell avait identifiées.

On peut lire un résumé de l’émission de Blaweway ici. Sur les bienfaits de l’immigration, voir l’excellente étude récente de The Economist (abonnement requis).

PS: j’ajoute cet article de Jeff Jacoby qui démolit le mythe selon lequel l’immigration aggrave la criminalité.

Sardanapale @ 7:24 pm
Filed under: Britain
  1.  
    raph
    March 11, 2008 | 1:43 pm
     

    .Cher monsieur,

    Je suis d’habitude toujours d’accord avec vous, mais cette fois j’ai du mal à l’être entièrement.

    1- Vous dites n’être pas d’accord avec le fond du discours de Powell. Je n’habite pas l’Angleterre mais Bruxelles et je n’ai pas encore lus l’article de the economists mais, connaissant bien Enoch Powell et son discours “Rivers of Blood”,je ne peux m’empêcher de me poser ces questions:

    a) En quoi Powell critique tout type d’immigration? Je ne l’ai pas compris comme cela en lisant ces écrits…

    b) En quoi l’immigration qu’il critique, c’est à dire extra européenne, s’est-elle prouvée être bénéfique à l’Angleterre? Je ne parle même pas de l’immigration musulmane – immigration qui vous a fait vous poser la question de savoir si la sharia allait s’imposer dans ce pays – mais bien lus modestement de l’immigration des “asians” comme ils disent. Ainsi hier soir j’ai diné avec une lobbyiste anglaise d’origine indienne qui s’est présentée en tant britannique. Fort bien. Je me suis dit que cette femme était patriote. Mal m’en a pris car au fil du diner et après qu’elle ai remarqué que notre serveur était métis, j’ai appris que cette femme se sentait appartenir à une « minorité ». J’ai vite découvert que son identité n’était pas uniquement britannique mais aussi celle d’une minorité ethnique qui réclamait des droits et des avantages particuliers notamment contre un racisme inhérent de l’homme hétérosexuel blanc… Il se trouve que je suis bien blanc et bien hétérosexuel, mais j’ai pris son dérapage comme étant typique de tout britannique : se bourrer le gueule. J’ai donc fait diversion en lui demandant comment elle comptait rendre compatible son « identité » avec celle des Gallois et des Ecossais qui justement ont tendance à rejeter tout ce qui est Britannique pour ne laisser que l’Angleterre. Elle est restée bouche bée parce que sa réponse consistant à dire qu’elle n’y a jamais pensé montre à quel point le multiculturalisme construit l’explosion de la tolérance. Elle a donc préféré ne rien dire. Remarquez bien que je n’ai pas prononcé le mot tabou de racisme pourtant inhérent à ses propres opinions, ni à celui du colonialisme culturel qu’elle veut imposer en ce qu’elle redéfini l’identité britannique d’une manière bancale alors qu’elle devrait chercher au contraire à s’assimiler. Je lui ai seulement dit que l’identité qu’elle plaque n’est compatible qu’avec celle des anglais patriotes blancs dont elle cherche à se dégager mais que pour cela elle devrait éliminer sa référence essentialiste raciale. Surtout ne pas blesser inutilement une jeune femme qui finalement n’a pas d’identité… Vous voyez où je veux en venir ?

    c) Vous dites que l’immense majorité des britannique d’origine immigré ont épousés les mœurs insulaires voire ressourcé. Je ne peux que vous dire que vous simplifiez trop. Vous devez être au courant que 60% des jeunes anglais musulmans veulent l’application de la Sharia. Quand à mon anglaise qui parlait avec un accent on ne peut plus upper class, et qui a semble-t-il tout à fait compris la culture « pub » anglaise, son identité se veut différente du « white british ». Aussi je me demande si entre épouser un mode de vie implique se vivre comme faisant partie d’une même population. Je crois qu’il n’y a aucun lien : les juifs d’Europe centrale ne vivaient-ils pas comme leurs compatriotes allemands tchèques ou hongrois ?
    Ensuite je me demande bien en quoi ces immigrés ont « ressourcé » la culture anglaise : à part des pizzas, de la vodka polonaise, des kebbabs et des restos indiens, en quoi ont-ils apporté de la culture ? Je crois au contraire que la culture traverse les frontières sans qu’il y ait besoins des immigrés : avons-nous eu besoins d’immigrés russes pour découvrir la littérature russe ? Avons-nous eu besoin d’immigrés anglais pour découvrir Dickens, la Sherlock Holmes ?

    2-Finalement je termine par une boutade : diriez vous que Le Pen n’est pas raciste ? On nous aurait menti?

  2.  
    raph
    March 11, 2008 | 1:52 pm
     

    Je viens de lire rapidemment l’article de The Economist. Je l’ai trouvé décevant. Il ne pose abosulmene tpas la question de l’identité européenne.
    Or c’est la question clé pour tout homme désirant voire un monde libéral naitre. Non seulement The Economist oublie que le libéralisme est d’abord une doctrine politique qui trouve l’un de ses accomplissement dans la lbierté éconimique, mais jamais ce journal ne touche à la question manuere de ce siècle: la question identitaire: lisez Forieng Affairs, les journaux étudiants de yale ou encore les publiations en ligne des Thinks Tanks conservateurs ou lbiéraux: c’est la question qui sous tend toute réflexion. Croyez vous que l’éelectiond’ Obama soit indifférene à sa race? Croyez vous que les chinois et les indiens devenus maitre du monde créeront-ils un monde de liberté? Je travaille avec des indiens d’inde ces temps ci et je peux vous dire que notre OMC n’est vu que come un moyen de conquête de pouvoir…

    Décidemment The Economist reste ce qu’il est: provocateur, donneur de leçon , arrogant,et finalement pas vraiment supérieur itnellectuellement à Libération. Un vrai libéral se remet en question. The Economist est bien plus néo libéral qu’autre chose.

  3.  
    Sardanapale
    March 11, 2008 | 8:33 pm
     

    Cher Raph – effectivement, pour une fois nous ne sommes pas d’accord, et c’est tant mieux. Parmi les questions que vous évoquez, certaines relève du domaine des faits quantifiables, et d’autres des valeurs moins tangibles.

    Les faits d’abord: que l’immigration constitue un bien économique est établi. Quand un patron emploie un immigré, il s’agit d’une transaction volontaire, qui est donc bonne pour les deux partis et crée de la valeur. Quand un État vient s’interposer entre ces deux partis, cette décision comporte un coût. Logiquement, les libertariens américains sont pro-immigration.

    Les bénéfices nets de l’immigration font l’objet de controverses – mais le fait qu’il y a bénéfice me semble établi.

    Sur la question des valeurs, je crois que les choses sont plus compliquées, et je suis d’accord avec vous sur l’essentiel – à savoir le besoin de défendre l’héritage de l’occident. Contrairement à vous, je suis optimiste au sujet des immigrés, en ayant beaucoup qui ont épousé les valeurs de l’occident (jusque dans nos banlieues les plus chaudes). L’Angleterre ou je vis est un pays formidablement ouvert, dont les valeurs traditionnelles ont été rednus plus fortes par leur adoption par des gens venus du monde entier.

    Je suis un fanatique des Lumières, de Voltaire et de nore héritage occidental. Or pour moi, la plus éloquente voix en faveur de cette tradition est celle d’Ayaan Hirsi Ali – qui est née en Somalie. J’ai une vue peut être angélique. Tout cela se discute – comme vous et mois le faisons.

    Ce que récuse dans mon modeste billet, c’est le type de discours de la gauche anti-raciste, qui traite les gens comme Powell en pestiféré. Sur le Pen, il me dérange surtout par son antilibéralisme.

    Très cordialement,

    Sardanapale.

  4.  
    raph
    March 12, 2008 | 4:56 pm
     

    Cher monsieur, je suis tout à fait heureux que vous m’aillez répondu:) Jevous prie d’accepter mes excuses vu la longueur du mail que je vous envoie.

    Premier point: tout d’abord sur la question quantitative de l’apport économique de l’immigration je dois vous dire que je pense qu’il faut nuancer.

    Vous avez raison en théorie, dans un monde libéral et libertarien; mais je pense que vous avez tort dès lors que le monde dans lequel nous vivons n’est pas libéral:il existe un Etat Providence, même en Angleterre et même aux Etats-Unis et tous les hommes no’nt pas les même qualités ni les même qualifications; ils ne sotn pas substituables.
    Je vous illustre mon propos.

    Je vous renvoie ainsi aux calculs de scientifiques confirmés sur le coût de l’immigration diffusé sur le portail internet de l’académie française.
    Le premier extrait est finalement comptable :

    La conclusion est que l’immigration non qualifiée coute plus qu’elle ne rapporte.
    Le second extrait traite – d’après mes souvenirs – des coûts indirects :

    La conclusion à en tirer est que l’immigration a des coûts indirects plus importants que l’on le pense généralement et que vous semblez négliger.
    Le troisième extrait plaide pour une prise de vue plus large : immigration est à corréler avec la démographie et la géopolitique :

    D’autres personnes se sont amusées à calculer le coût de l’immigration dans les pays développés notamment en France, je pense à Gérard Pince : nulle par je n’ai vu de critique. Et j’ai cherché. Je pense aussi à certains thinks tanks conservateurs américains ou anglais. Jamais de critique alors qu’il aurait été facile de démonter leur démonstration…

    Ensuite sur la question des valeurs nous sommes tout à fait en accord. J’ai une grande confiance dans la raison de l’homme et au progrès et je considère que la valeur la plus importante à défendre est la Liberté individuelle.

    Pour autant je suis très pessimiste. Je pense qu’il y a un lien entre race et culture notamment parce que les deux concepts sont sociologiques. Je crois que c’est pour vous une question qui n’a pas de sens. Je vous donne cependant une illustration : faites un test en France ou en Belgique et demandez à des jeunes enfants combien de français jouent dans l’équipe de France : ils répondront 2. Ici ona un problème: les deux en questions se sont les blancs.

    Pourquoi donc suis-je pessimiste? Parce que je pense que la Liberté est la cons”uance d’un progrès intellectuel et non une chose naturelle. Je pense que l’homme recherche naturellement la sécurité et que le mimétisme est l’un de ses moyens les plus efficaces. L’être humain ne recherche pas la liberté naturellement : sa nature recherche la tranquillité et le moindre effort, il est tout concentré sur celui qui est le plus proche de lui et veut de dépasser relativement. celui qui est différent et qui peut remettre en cause l’équilibre dans sa rivalité mimétique n’est qu’ un gêneur. La xénophobie est naturelle. je ne vous cache pas que les influences sont ici Julien Freund et René Girard.

    Aussi en raison de notre démographie je crois qu’une bonne partie de l’Europe – et une bonne partie du Sud Ouest Américain vont sortir du monde Occidental ( ce que les américains ignorent pour l’instant).

    Je viens par exemple de trouver trois autres articles on ne peut plus pessimistes sur le futur de l’Europe.
    1-De la part d’un Républicain nationaliste – on ne peut plus fier de la supériorité américaine -membre du thinks tank Hoover à Stanford.

    2-De la Gérard Pince, qui vous fera peut être penser à un vieux fou – mais qui ne me semble peut être pas si fou que ça.

    3-De la part de la très sérieuse publication Foreign Affairs. Ici l’auteur est libéral de gauche (au sens américain) et pas conservateur mais en arrive à des conclusions tout aussi tristes

    Vous connaissez évidemment la recherche très connue de l’auteur de Bowling Alone de Robert Putnam (libéral). Plus il y a de « diversité » plus il y a de méfiance… c’est dommage mais c’est logique dès lors que l’on prend l’homme pour ce qu’il est : un animal grégaire mimétique.

    Tous finalement, qu’ils soient de droite ou de gauche concordent dans un sens similaire pour l’Europe et les divergences ne son que marginales. Le fond est qu’il faut arrêter avec le flux migratoire actuel car déjà démographiquement le futur est plus que problématique.

    Or rien ne semble aller dans le bon sens : prenons l’Angleterre par exemple, après une recherche de 15 minutes voici sur quoi je tombe :

    Un homme de la BBC y montre bien les dérives de tout biais politique des journalistes dès lors qu’il refuse toute contradiction, en espèce ici le biais libéral ( mais le biais aurait tout aussi être conservateur).

    Je vais voir le Guardian, journal de gauche . Pas de chance il y a des politiques qui franchement déconnent.

    Retour sur les journaux de droite anglais et on apprend que l’UK reconnaît la polygamie sans le dire

    Ou encore on apprend que des problèmes sanitaires apparaissent dans les hôpitaux puisque se découvrir les bras est impudique… alors qu’il faut quand même se les laver lorsque l’on est infirmière…

    Si vous vous rappelez l’archêque de Canterbury, chef de 77 millions d’Anglican disant que l’application de la Sharia était inévitable en Angleterre, vous devez convenir qu’il a déjà raison. Et n’a fait de décrire la réalité….

    Notez qu’en juste 4 ans les choses ont quand même bien changé dans cette église :
    Democracy … is a beautiful and fragile flower and we should support it, value it and protect it. It allows for dissent, for freedom of expression and for rights for all. We should not give in to claims that Islamic countries are morally, spiritually and culturally superior to other civilisations and great cultures … Muslim leaders often tell Christians and Jews that ‘there is no compulsion in religion’. This sadly is only half true. If non-Muslims are not compelled to become Muslim, Muslims are not free to choose another faith. There is, we find, some compulsion, after all.”
    – George Carey, former Archbishop of Canterbury, March 31, 2004.

    Mais heureusement je constate qu’en Angleterre la liberté de pensée joue encore. La diffusion de ce reportage sur Enoch Powell le montre, ainsi que par exemple cet article :

    Dès lors que l’on sait que 9,7% de la population anglaise fait partie des minorités visibles on a un gros problème dans ce pays. Alors évidemment, vu la masse de ces gens, individuellement vous allez rencontrer des gens ouverts, intelligents et assimilés. C’est normal parce que s’ils n’étaient pas assimilés ils ne vivraient pas à coté de vous : ils auraient fait « sécession » dans de quartiers de non droit.
    C’est ainsi que je suis amené à parler de nos jeunes de banlieues : ils ont très bien compris les valeurs de notre société de consommation. Mais pas les valeurs qui la sous tendent : racket, tournantes, insultes sur les filles bien foutues qu’ils ne pourront jamais avoir. Ils veulent tout, tout de suite sans effort. Si je puis me permettre j’ajoute une comparaison : un chinois habillé et vivant dans le luxe occidental ne se sentira pas occidental pour autant.
    Je suis donc en déssacord sur votre constat positif.

    Finalement, et parce qu’il convient aussi de critiquer chez soit j’apprends que Bruxelles sera probablement majoritairement musulmane d’ici 20 ans. Cela va poser de graves problèmes politiques car voire une ville changer de population en 40 ans c’est simplement une substitution de population sans avoir le temps d’intégrer puis d’assimiler.

    http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080311/twl-belgique-islam-bruxelles-bd5ae06.html

    Pour le remonter le moral je vais voir si nous nous posons au moins ces questions dans les sphères européennes. Il semble que oui, on ose. Mais malheureusement on le fait de manière partielle, partiale, gentille, et surtout sans donner aucune réponse.

    Je suis désolé de tous ces liens, mais avec la crise du subprime, mes contrats de financement sont au point mort et j’ai du temps à passer )

    Voyez vous j’aimerai bien être optimiste : mais je n’y arrive pas.

    Tenez un dernier lien: certaines personnes posent finalement la bonne question: il faut se reproduire.

    Voici le titre: White Europeans: An endangered species?

    Sur Le Pen j’ai le même problème que vous encore qu’il me semble n’être antilibéral que sur l’économie et non dans les idées.

    Je suis très satisfait de votre réponse.

    Bien à vous.

    Cordialement.

    Raphaël

  5.  
    raph
    March 12, 2008 | 5:05 pm
     

    J’aurai dû faire le lien avec la chute scolaire et notre tiers-mondisation telle que décrite par Pascal dans l’un des posts sur les manuels anti-économiques.
    Je pense que vous me pardonnerez.

  6.  
    Sardanapale
    March 12, 2008 | 9:13 pm
     

    Je déplore autant que vous la chute scolaire et le fait que la France soit en passe de devenir une “monarchie bananière” (l’expression est de Revel). À mon avis, ce déclin est le résultat du relâchement des critères éducatifs, de la syndicratie et de l’étatisme – phénomènes made-in-France.

  7.  
    Sardanapale
    March 13, 2008 | 9:29 am
     

    Cher Raph: je viens de découvrir votre pénultième commentaire, que WordPress avait mis en modération (du fait, je crois, qu’il contenait beaucoup de liens). Je m’empresse de le publier! Merci. Vous me donnez matière à réfléchir. Je vais lire et écouter tout cela.

    Commisérations pour la crise des subprimes qui vous met en quasi chômage technique ;-)

  8.  
    raph
    March 21, 2008 | 2:49 pm
     

    cher monsieur voici encore une publication diffsuée sur le site de contribuables et associés

    http://www.contribuables.org/publications/les-monographies/le-cout-reel-de-l-immigration-en-france/

    Elle assure que « l’immigration serait responsable des trois quarts du déficit public de la France ».

  9.  
    Sardanapale
    March 22, 2008 | 9:21 am
     

    Cher Raph – les études effectuées aux États Unis indiquent le contraire: les immigrés sont dans leur grande majorité jeunes, et contribuent davantage aux recettes qu’aux dépenses publiques, même en prenant en compte les familles nombreuses.

    Je ne mets pas en doute l’étude des contribuable associés. Mais il me semble qu’elle soit plus une condamnation de notre système français absurde que le l’immigration en soi. Je suis pour qu’on permettre aux étrangers de travailler en France, pas pour qu’on les encourage à vivre aux crochets des autochtones.

    De même, j’ai toujours été favorable à la la proposition 187, qui voulait retirer aux clandestins l’accès aux services sociaux en Californie. En fait, la subvention est l’ennemie de la régularisation: la générosité écrasante de l’État providence renforce l’hostilité envers les immigrés et autres assistés.

  10.  
    raph
    March 25, 2008 | 2:56 pm
     

    Sardanapale je suis tout à fait d’accord avec vous. La générosité écrasante de l’État providence renforce l’hostilité envers les immigrés et autres assistés.

    Cependant permettez moi d’y apporter – encore une fois – un bémol. Léconomie n’est pas tout. Il y a aussi la culture et l’identité du pays c’est tout le sujet d’Enoch Powell.

    Vous devez connaitre l’énorme m’anifestation-grève des hispaniques de l’année dernière afind ‘obtenir leur régularisation. Cette manifestation avait un très fort caractère ethnique. Vous devez aussi suivre avec attention les elections américaines: Obama a le vote des noirs et clinton celui de hispaniques… et les démocrates jubilent car les blancs républicains sont promis à être minoritaires. Si le parti républicain ne s’adapte pas l’Etat central aux US a bien de l’avenir et nos démocrates seront assurés d’avoir leur place au soleil.

    Lorsque l’on fouille plus on doit encore nuancer. S’il est tout à fait vrai que les immigrés aux US sont dans leur grande majorité jeunes, et contribuent davantage aux recettes qu’aux dépenses publiques, même en prenant en compte les familles nombreuses, les asiatiques ont des masters pour 80% d’netre exu et les hispaniques pour 25% d’entre exu même après 3 générations dans le pays. Les hispaniques ne sont bénéficaires uniuqement parce que la part de l’Etat est faible…

    Aussi est-ce qu’une immgiration européenne ou asiatique est de même nature qu’une immigration extra européenne ou non asiatique aux US? Je ne sais pas… mais je commence à me faire une opinion surout vu l’évolution démographique de ce pays.

    Pour l’ angleterre je suis plus tranché. Les musulmans sont clairement plus au chômage que les non musulmans et coutent plus q’uils ne rapportent: d’un point de vue stricitement économiqie cette fois. Est-ce à dire qu’il vaut mieux des indiens que des pakistanais? Moi je le pense.

    Je crois donc que s’il est vrai que l’immigration dans un pays libéral et libre apporte beaucoup plus de bien que de mal économiquement, ce constat économique doit être nuancé concernant certaines catégories de populations. Il y en a de plus aptes que d’autres. Il semble que cette aptitude soit culturelle et non raciale puisque les pakistanais coutent plus que les afro-anglais et qu’il sont de la même “race” que els indiens qui eux rapprotent beaucoup.

    Surtout ce constat économique ne doit pas occulter l’autre face très importante de l’immigration: que l’homme n’est pas uniquement une entité économique mais aussi un être de culture et avec une identité. Que devient un pays q’il subi une sutitutionde population?

    Je sais que vous n’êtes pas libertarien, (tout comme moi), alorsla questionde la nation et du vivre ensemble doit vous toucher aussi.

    Pour conclure: la france n’a que les inconvénients de l’immigrations
    L’angleterre montre bien que la culture des immigrants joue pour l’apport économique
    Les US sont en passe de savoir si leur pays est chagé à jamais.

    Comprenez qu’économiquement je suis tout à fait d’accord avec vous.

    raph

  11.  
    Sardanapale
    March 28, 2008 | 11:19 am
     

    Merci Raph – vous résumez très clairement et très honnêtement nos différences d’appréciation. Je suis en effet plus positif que vous sur l’assimilation des immigrés. La volonté d’Obama de transcender les questions ethniques me semble positive (même si je suis pour McCain). Notre échange me donne des idées pour un prochain billet – à très bien bientôt.

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