# Posted on Saturday 26 January 2008 - 11 Comments
I thought that policies based on fiscal stimuli and easy money had been discarded a generation ago, and replaced by monetarism, the “Washington consensus”, neoliberalism and all that.
I was wrong.
Those policies are back with a vengeance, and seem to be particularly in vogue in Washington, precisely.
The “stimulus package” outlined by the US administration and Congress, as well as the Federal Reserve’s interest-rate cuts (which have been slashed by half almost half since January), take us right back to the 1970s.
And they will be about as effective as the policies of the Nixon/ Carter administrations, or those of the Fed pre-Paul Volcker.
Monetary policy first: the idea that central banks can stimulate the economy in the long terms by cutting their interest rates is pure superstition.
As Tim Harford has written in his excellent book The Undercover Economist:
“You might have thought that interest rates were set by central bankers like Ben Bernanke at the Federal Reserve or Mervyn King at the Bank of England. Actually, Bernanke and King chair committees that set ‘nominal’ interest rates. True interest rates are interest rates after inflation – set by the market in response to the central bankers.”
What drives down long-term interest rates is monetary stability – i.e. the opposite of moves like last week’s panic decision by the Fed to reduce its main rate to 3.5%, the biggest cut in 25 years.
I accept that central banks can in some cases play a positive role by spurring demand, but their decisions must not be dictated by market fluctuations.
Any rate cut takes months to work through the economy.
Reacting to a stock market crisis through monetary policy is like adjusting the temperature of a shower with a tap that takes ages to respond: it’s the best way to get scalded.
The main reason for stock markets is not that interest rates are too high: it is that stocks prices are too high, and there’s nothing the Fed can do about that.
And even if it could delay the inevitable, it’s not clear that it should.
A gradual, orderly correction – such as the 20% fall that has taken place in the past 5 months on Wall Street – is better than the precipitous tumble that would follow a temporary rebound.
It is interesting to note that other Western central banks have not followed suit, and have so far opted for stability.
On fiscal policy, the resort to outdated economic fallacies is even more striking.
Bush and the Democrats are working on a $150bn “stimulus package” (more than 1% of GDP) that will stimulate nothing.
Why? The money is not being dropped from the sky: it has to come from somewhere.
As Dan Mitchell of the Cato Institute told the BBC last week:
“This is a throwback to the discredited Keynesian theory of economics that you can take money out of the economy’s left pocket and put it to the right pocket and somehow magically think that you can you’re increasing aggregate spending.”
I should have known the 1970s were back when I saw teenagers wearing flared pants a few years ago.
Je croyais que les politiques de relance et d’argent à bas prix faisaient partie de ces vieilleries balayées par le monétarisme made in USA des années 1980 et la “pensée unique néolibérale”.
J’avais tort. Ces reliques se portent à merveille, et nulle part mieux qu’aux États-unis.
Le mega “stimulus package” esquissé par l’administration et le Congrès, ainsi que les baisses de taux d’intérêt multipliées par la Federal Reserve, sentent à plein nez les années 1970.
Et elles auront autant d’efficacité que les mesures prises par les administrations Nixon ou Carter, ou celles de la Fed avant Paul Volcker.
La politique monétaire d’abord: l’idée que les banques centrales peuvent durablement relancer l’économie en baissant les taux relève de la pensée magique.
Comme l’écrit fort justement l’économiste britannique Tim Harford:
“On prétend souvent que les taux d’intérêt sont fixés par les grands argentiers comme Ben Bernanke à la Federal Reserve ou Mervyn King à la Banque d’Angleterre. En réalité, Bernanke et King dirigent des comités qui fixent les taux d’intérêt ‘nominaux’. Les taux réels, ajustés après inflation, sont fixés par le marché en réaction aux banques centrales.”
Ce qui fait baisser les taux réels sur le long terme, c’est la stabilité monétaire – tout le contraire des mesures paniquées prises par la Fed, en réponse aux appels de Wall Street.
Je ne nie pas que les banques centrales puisse avoir influence sur la demande, mais leurs décisions ne doivent pas être dictées par les fluctuations des marchés financiers – d’autant moins que ces décisions mettent plusieurs mois à avoir leur effet.
Pour une banque centrale, réagir à une crise boursière par une baisse des taux, cela revient à contrôler la température d’une douche en actionnant un robinet qui met une éternité à réagir: rien de tel pour se brûler la peau du dos.
Si la bourse américaine est en chute, ce n’est pas parce que les taux d’intérêt sont trop élevés et la Fed n’y peut rien.
Et même si elle peut reculer la correction, il n’est certain cela soit souhaitable: une chute ordonnée, comme celle à laquelle on assiste depuis septembre, vaut mieux que la dégringolade que la Fed nous prépare en tentant de doper les marchés.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les autres banques centrales occidentales ne suivent pas la Fed dans sa baisse agressive des taux (entre parenthèse: trois quarts de points, c’est du jamais vu depuis un quart de siècle).
Côté budgétaire, le “stimulus package” relève lui aussi d’illusions d’un autre âge.
Les 150 milliards de dollars (plus d’1% du PIB américain!) que Bush et les démocrates comptent “injecter” ne stimuleront rien du tout. Car tout cet argent ne tombe pas du ciel: il doit bien venir de quelque part.
Dan Mitchell du Cato Institute a fort bien caractérisé ce plan de relance au micro de la BBC:
“Il s’agit d’un retour à théorie keynésienne discréditée selon laquelle vous pouvez prélever de l’argent dans la poche gauche de l’économie et le mettre dans la poche droite, et croire que par magie vous accroissez la dépense totale.”
À bien y réfléchir, j’aurais dû me douter que les 1970s n’étaient pas enterrées il y a quelques années, lorsque j’ai vu des adolescents porter pantalons à des pattes d’éléphant.