# Posted on Monday 31 December 2007 - 7 Comments
The French like to think that their welfare state is “free”.
In fact, France’s “Sécurité sociale” costs a bundle. But how much exactly?
The economist Georges Lane had the good idea to do the sums.
In a study for “Associated Taxpayers”, a lobby group, he worked out how much people on various salaries (one time, twice, four times and eight times the minimum wage) contribute to the “Sécu”.
The calculation is not exactly straightforward. The French tax system is designed to obscure the extent to which people are being fleeced.
The salary slip is an alphabet soup of acronyms that baffles even employers.
However Lane bravely wades through the thicket of “social contributions” and various special taxes.
Usefully, he disregards the spurious distinction between levies paid by the employee and those paid by the employer.
You can’t expect an employer to lose money by hiring someone. The “social charge” paid by the company has to be taken from the value of the employee’s work.
As Ronald Reagan once said:
“Business doesn’t pay taxes. It collects taxes. And if they can’t be passed on to the customer in the price of the product as a cost of operation, business goes out of business.”
So the “employers’ charges” must be regarded as part of the wage – and a part that is entirely confiscated by the state.
So how much do the French have to cough up towards the “Sécurité sociale”?
The Sécu is divided into three into four branches: health, pensions, work-related accidents, and family benefits.
An average worker on a monthly minimum wage of 1,341 euros, the various contributions add up to 609 euros for all four branches, of which 280 euros to towards health insurance.
A worker earning twice the minimum wage pays 1,228 euros monthly overall, and 565 just for health care.
That is a lot.
For a monthly premium of 535 euros (more than $800) a 50-year-old couple with two children get a top-class private health insurance.
Okay, it’s unfair to make comparisons with a “capitalist” system like the US.
But even a decent, centralized welfare state like Britain is a bargain compared with France’s. I know, because I happen to work in Britain.
On my pay slip my “national insurance contributions” (which cover pretty much the same things as the “Sécu” – mostly health care and the basic state pension) amount to 336 euros, to which as much again in employer’s charges must be added.
So I pay slightly more (700 euros a month) that a French employee on a minimum wage towards my social protection – and yet I earn four times as much!
If I earned the same salary in France I’d be paying in excess of 2,000 euros.
Free social security! You must be joking.
Les Français s’imaginent volontiers que leur couverture sociale est “gratuite”.
En fait, la “Sécu” leur coûte très cher. Mais combien exactement?
L’économiste Georges Lane a eu la bonne idée de se pencher sur la question.
Dans une étude effectuée pour les Contribuables associés, il calcule ce que paie à la Sécurité sociale des personnes gagnant, une fois, deux fois, quatre fois et huit fois le SMIC.
Pour ce faire, il prend en compte l’ensemble des ponctions affectées à la Sécu: cotisations multiples, CSG, CRDS…
Il y a de quoi, s’y perdre, les sommes prélevées étant peu lisibles et variant d’un régime et d’un secteur à l’autre.
Mais Lane nous comptabilise tout ça. Et surtout, il a le mérite d’éliminer la distinction fallacieuse entre les cotisations patronales et celles payées par le salarié.
En effet, on ne saurait demander à un employeur de perdre de l’argent en embauchant quelqu’un. La cotisation sociale payée par l’entreprise est donc obligatoirement prise sur la valeur du travail de l’employé.
Comme l’avait dit Ronald Reagan en son temps, aucun impôt n’est payée par l’entreprise: “Business doesn’t pay taxes. It collects taxes.”
Il faut donc considérer les charges sociales des entreprises comme faisant partie du salaire de l’employé – et comme une partie qui lui est entièrement confisquée.
Alors, combien les Français raquent-il pour la Sécu? Cette dernière est divisée en quatre branches: maladie, vieillesse, accidents du travail, et famille.
Pour un travailleur moyen gagnant un SMIC brut de 1341 euros (1053 nets), les cotisations s’élèvent à 609 euros mensuels pour l’ensemble des branches, et 280 euros pour la seule couverture maladie.
Un travailleur touchant deux fois le SMIC paye 1228 euros tous les mois, et 565 pour la seule assurance maladie.
Ces sommes, dont l’étendue est dissimulée aux salariés par un écran de fumée appelée fiche de paye, sont considérables.
Aux États-Unis, un couple de 50 ans avec deux enfants peut se payer une excellente assurance maladie privée pour bien moins de 565 euros par moi!
Sans aller jusqu’au “capitalisme sauvage” américain, je constate sur ma feuille de paye britannique que mes “national insurance contributions” (qui couvrent en gros les mêmes risques que la Sécu toutes branches réunies) s’élèvent à 336 euros, somme à la laquelle il faut ajouter à peu près autant de charges patronales, soit un total de près 700 euros.
Moi qui gagne quatre SMIC français, je paye à peine plus pour ma couverture sociale britannique qu’un smicard!
En fait, je ne suis pas bien sûr bien suivi Lane dans tous ses calculs, mais il me semble qu’il ne tient pas compte du déficit de la Sécu (9 milliards aux dernières nouvelles) qui doit être comblé par le contribuable – et par foyer fiscal cela fait plus de 400 euros!
Gratuite, la Sécu! Vous rigolez.
L’étude de Lane pour les CA est disponible ici.