Sardanapale

Posted on Wednesday 17 October 2007

The cult of Che Guevara

“The vanguard group is ideologically more advanced than the mass; the latter is acquainted with the new values, but insufficiently. While in the former a qualitative change takes place which permits them to make sacrifices as a function of their vanguard character, the latter see only by halves and must be subjected to incentives and pressures of some intensity; it is the dictatorship of the proletariat being exercised not only upon the defeated class but also individually upon the victorious class.”

Ernesto “Che” Guevara, Man and Socialism in Cuba

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One of the most extraordinary – and silliest – popular delusions of our time is the cult of the Che.

Ernesto Guevara has been turned into a symbol of rebellious youth – yet he was the founding father of the tyrannical gerontocracy that Cuba has become.

He is regarded as a paragon of idealistic openness – yet he was a dogmatic Marxist-Leninist.

The “Che” is remembered as generous, freedom-loving man – yet this tropical Savonarola set up the firing squads that 18,000 “enemies of the people”, as well as the labor camp system that to this day incarnerates dissidents, homosexuals and other “deviants”.

He is seen as an inspirational leader, yet he failed to rally a single Bolivian peasant to the revolutionary cause before getting shot by the government he was trying to overthrow.

The worship of Che Guevara is a perversion of religion.

The Cuban regime, for all its “scientific materialism”, has just marked the 40th anniversary of his death with all pomp that characterizes celebrations of saints in reactionary theocracies (festivities came complete with Masses, hagiographic parades, and even relics!)

It just as ironic to see the anti-capitalist, “no-logo” left buy into the “Che” merchandizing craze – the T-shirts, posters, coffee mugs, the bars, etc.

Guevara worked for neither freedom nor social justice. His ideological radicalism and strategy of armed struggle was a dead end.

His legacy set Latin America back, and only entrenched violence, misery and dictatorship.

Le Robespierre des tropiques

“L’avant-garde est idéologiquement plus avancée que la masse; cette dernière connaît les nouvelles valeurs, mais de façon insuffisante; alors que l’avant garde a effectué un changement qualitatif qui lui permet de consentir aux sacrifices, la masse ne voit qu’à moitié et doit être soumise à des incitations et des pressions d’une certaine intensité. La dictature du prolétariat ne s’exerce pas seulement sur la classe vaincue, mais aussi individuellement sur la classe victorieuse.”

Ernesto “Che” Guevara, L’homme et le socialisme à Cuba

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Je ne connais rien de plus imbécile et de plus moutonnier que le culte du Che.

On a fait d’Ernesto Guevara un symbole de la jeunesse rebelle – or il fut l’un des pères fondateurs d’une gérontocratie concentrationnaire.

On en a fait un parangon de pensée libre – or ce fut un marxiste léniniste dogmatique.

On célèbre son idéalisme généreux – or ce Robespierre des tropiques a mis en place les pelotons d’exécutions qui liquidèrent les “ennemis du peuple” par milliers, ainsi qu’un système pénitentiaire qui enferme jusqu’à ce jour opposants, homosexuels, et autres “déviants”.

La vénération universelle du Che est une perversion de religion.

Le régime cubain, malgré son matérialisme scientifique, vient de fêter le quarantième anniversaire de sa mort avec toute la pompe et la dévotion que les théocraties réactionnaires réservent aux saints officiels (on a eu droit aux grandes messes, aux laïus hagiographiques, et même aux reliques!)

Il est tout aussi ironique de voir l’internationale altermondialiste “antimarque” s’arracher les posters, T-shirts, tasses de café avec le logo du “Che”.

Guevara n’a œuvré ni pour la liberté, ni pour la justice sociale; la voie du maximalisme idéologique et de la lutte armée qu’il a tracée fut une impasse.

Elle n’a fait qu’enfoncer l’Amérique latine dans la violence, la dictature, et la misère.

Sur le même sujet, je signale ce billet, bien plus complet que le mien, de l’ami Hoplite.

Sardanapale @ 11:04 am
Filed under: General

3 Comments for 'Che Guevara, cold-blooded killer'

  1.  
    October 20, 2007 | 1:09 pm
     

    merci, ami
    les petits ruisseaux font les grandes rivières..
    à +
    françois

  2.  
    October 20, 2007 | 5:43 pm
     

    Il est faux de penser que Che Guevara ait été un homme politique révolutionnaire du 20ème siècle. Che Guevara est un tee shirt, avant tout. L’acte fondateur du merchadizing révolutionnaire. Il a tenu au lavage (de cerveaux). Depuis 20 ans, les articles et les livres qui dénoncent l’escroquerie sont légions. Mais rien n’y fait. Le Che reste beau. Le Che reste une photo. Il n’appartient pas à la réalité mais à l’imaginaire adolescent.

  3.  
    October 29, 2007 | 5:02 pm
     

    Cher ami, je ne saurais trop vous conseiller cette lecture édifiante :
    http://www.nonfiction.fr/article-160-badiou__co_co.htm
    Cordialement.

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