Sardanapale

Posted on Saturday 15 September 2007

Economics lesson from a socialist

Protectionism, I noted a few weeks ago after reading Bryan Caplan, is not a con game played by the elites on unsuspecting voters: it is backed by popular demand.

I was reminded of that fact while listening to the wireless the other day.

Paris Mayor Bertrand Delanoë was being accused by a journalist of failing the country by not being protectionist enough.

The subject at hand was a city contract awarded to a French company for the delivery of 1,400 bicycles whose manufacture had been outsourced to Hungary.

“Did you not have at least a moral obligation to reserve this contract to French-made bikes?” the journalist asked accusingly.

“How many jobs did you create in Hungary?”

Delanoë replied:

“Two companies were bidding for this contract: one French, one American.

To be honest with you – and at the risk of comforting my accusers – if the American firm had made a better offer, I would have chosen it.

I remind you that this service (the delivery of bicycles by an outdoor advertising company) does not cost a single euro to the Parisians.

It will even bring 3 million euros to the city, which enables me to pay for kindergartens, a streetcar system and social housing.”

All very true. A bidder for a public contract must not be judged by his nationality, any more than by his race (as is the case in many US cities) or his contributions to secret funds (as was the case in Paris under Mayor Jacques Chirac).

The sole criterion must be the bid.

Generally, to assess an economic measure, you must focus on the interest of the consumer, not that of the producer.

No country ever grew rich by restricting national consumption to national production.

This is why outsourcing is good for the outsourcer.

On this point Delanoë, a socialist, has a thing or two to teach right-wing President Nicolas Sarkozy.

La leçon d’économie de Delanoë

Il y a quelques semaines je notai, à la suite de Bryan Caplan, que le protectionnisme était une chose populaire, et non pas un complot des élites contre le peuple.

Un échange entendu dimanche dernier à la TSF, entre un journaliste et Bertrand Delanoë, me confirme dans cette idée.

Le maire de Paris, invité au Grand Jury de Radio Luxembourg, s’est fait accuser par le représentant de la vox populi ne n’être pas assez protectionniste.

En effet, l’Hôtel de Ville venait d’accorder un gros contrat à la société JC Decaux pour la fourniture de vélos fabriqués à bas coût en Hongrie.

“Vous n’aviez pas une obligation, même morale, de réserver ce marché à une entreprise française dans la fabrication? Combien d’emplois ont été créés en Hongrie?” s’indignait le journaliste.

Réponse de Delanoë:

“Pour gagner ce marché-là, il n’y avait que deux entreprises, l’une américaine et l’autre française.

Et honnêtement – je vais aggraver mon cas – si l’offre de l’entreprise américaine avait été meilleure, je l’aurais prise.

Car je vous rappelle accessoirement que ce service ne coûte pas un euro aux Parisiens.

Il va même rapporter 3 millions d’euros aux contribuables parisiens, ce qui me permet de faire des crèches, un tramway, du logement social.”

Tout cela est très juste.

Le critère de sélection d’un prestataire ne doit pas être sa nationalité, pas plus que sa race (comme c’est le cas dans les villes américaines) ou ses contributions aux caisses du parti (comme ce fut le cas sous le chiraquisme municipal).

Le seul critère valable, c’est la prestation.

De façon générale, pour juger une mesure économique, c’est toujours du point de vue du client qu’il faut se placer, et non de celui du producteur.

Restreindre la consommation nationale à la production nationale mène tout droit à la stagnation.

C’est pourquoi les délocalisations sont bénéfiques: sur ce point, ce socialiste de Delanoë a des leçons à donner à Sarkozy.

Sardanapale @ 1:35 am
Filed under: Economy and trade andFrance

4 Comments for 'On municipal protectionism – La leçon d’économie de Delanoë'

  1.  
    September 18, 2007 | 8:39 pm
     

    I agree totally… except that you should ad that long term interest of the client is the most important, not short view. And sometime if you decide too quickly on short term benefits, as politicians do too often, then it is a nuisance on long term…

  2.  
    jean dupond
    September 19, 2007 | 2:54 am
     

    On dirait du Bastiat dans le texte! Il n’aurait peut-être pas approuvé l’utilisation des fonds de Delanoé (Crèches etc.) ou peut-être si, mais il ne les aurait pas trouvé illégitimes
    Morceau choisi dans “Protection et Communisme”
    “D’abord, il n’est pas vrai que nous la [l'intervention de l'état] repoussions en toutes choses. Nous admettons que c’est la mission de l’État de maintenir l’ordre, la sécurité, de faire respecter les personnes et les propriétés, de réprimer les fraudes et les violences. Quant aux services qui ont un caractère, pour ainsi parler, industriel, nous n’avons pas d’autre règle que celle-ci: que l’État s’en charge s’il en doit résulter pour la masse une économie de forces. Mais, pour Dieu, que, dans le calcul, on fasse entrer en ligne de compte tous les inconvénients innombrables du travail monopolisé par l’État” – De l’utilitarisme le plus bassement Benthamien, soit dit en passant.
    On ne peut même pas recommander de lire “protection et communisme” toutes affaires céssantes, car pourquoi cherry pîck up celui ci plutôt que “baccalaureat et socialisme”, “propriété et spoliation”, “la loi”, “l’etat” etc. et on finit avec les 7 tomes…

  3.  
    Sardanapale
    September 19, 2007 | 8:54 am
     

    Je suis heureux, et surtout fier, d’avoir mis Jean Dupond et Vonric d’accord: un petit exploit!

    Oui, on dit souvent que les marchés ne voient pas le choses à long terme – Philippe Meyer, tout libéral qu’il est, reconnaissait ce “fait” dans l’émission l’Esprit public il y a 10 jours.

    Mais je crois avec Vonric que la courte vue est bien davantage le fait de l’État producteur. Quant à Bastiat: Jean a absolument raison de faire le lien. Encore une superbe citation, très utilitariste effectivement. Allez tous sur http://www.bastiat.org

  4.  
    viveparis
    November 1, 2007 | 1:44 pm
     

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