Sardanapale

Posted on Sunday 8 July 2007

Algorythm

“Come on you motherfuckers. If you want to save the planet let me see you jump.” Madonna

I didn’t quite manage to escape the Live Earth concerts.

Some have pointed out that a bunch of pop stars who spend their time jetting around the world are not best placed to lecture people about the dangers of carbon emissions.

A guy from an outfit called the Climate Outreach Information Network told the BBC:

“Having the richest people in the world saying, ‘Hey! We all need to cut back a bit!’ is, let’s face it, absurd.”

Point taken. But then again, if you agree with the message, does it really matter that the person delivering it is a hypocrite?

After all, those guys are talented people. They haven’t stolen their money. Dollar earned for dollar earned, I’m sure their carbon footprint is smaller than mine.

There was indeed something comical about the concerts – but the main contradiction was not between the artists lifestyles and their message. The paradox was in the message itself.

The basic tenet of modern environmentalism – or Al Gorism – is: having fun is wrong.

A string on celebrities use the stage as a pulpit to lecture us on the evils of consumption.

The basic tenet of modern pop is: let’s have a ball.

I was decidedly odd to see people who thrive on celebrating careless exuberance warn the young that the earth is doomed unless they recycle.

Le bal des faux culs

Je n’ai pas totalement réussi à échapper aux concerts Live Earth la nuit dernière.

Le paradoxe profond du show business écologique n’est pas dans le spectacle de stars voyageant en jet privé pour fustiger le gaspi.

La tension entre le message de l’artiste de variété et son style de vie n’est pas une nouveauté.

Léo Ferré se déplaçait, disait-on, dans des voitures de luxe; il se faisait assurément applaudir par des milliers de fan en chantant “la solitude”.

Ces paradoxes n’enlèvaient rien ni à son talent ni à la puissance de ses chansons.

De la même façon, peu me chaut ce que font Madonna et Duran Duran hors de scène.

Ils n’ont pas volé leur richesse et je suis sûr que, par dollar gagné, ces gens polluent moins que moi.

Non, la contradiction n’est pas entre les prises de position et les actions de ces artistes, mais dans le message lui-même.

Le grand enseignement de l’écologisme se résume à ceci: il est interdit de s’amuser.

Tout au long de Live Earth des célébrités nous ont asséné l’austère chapelet de l’environnementalisme: la consommation d’énergie, la consommation tout court, les voyages, bref tout ce qui est agréable dans la vie, c’est follement égoïste et mène la planète à la perdition.

Je ne sais pas si pas si vedettes qui chantent à longueur de tube l’hédonisme débridé d’une jeunesse insouciante (avec raison: la vie est brève) sont bien placés pour rendre l’algorisme puritain crédible.

Sardanapale @ 6:34 am
Filed under: Arts and lit
  1.  
    July 9, 2007 | 7:56 am
     

    À noter que moins de 24h après sa performance au Live Earth, Simon LeBon est allé se divertir de la manière la plus écologique qui soit en assistant au Grand Prix de Formule 1 de Silverstone.

  2.  
    July 10, 2007 | 6:46 pm
     

    La preuve :

    Faux-culs, c’est bien le terme adéquat.

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