Sardanapale

Posted on Saturday 23 June 2007

Second thoughts on Sarkozy

After his first European summit, French President Nicolas Sarkozy was pleased with himself. He got the words “free and undistorted competition” struck from the objectives of a proposed new EU treaty.

“Competition as an ideology, as a dogma, what has it done for Europe? Fewer and fewer people who vote in European elections and fewer and fewer people who believe in Europe,” he said.

Sarkozy also managed to include the need for “protection” against globalisation included into the preamble of the treaty.

Some observers argue that this language is really harmless, that in practice, the EU economic policy won’t change. The whole point of the exercise, we are told, was to give reassurance to the 55% of French voters who scuttled the previous Constitutional treaty in a referendum two years ago.

Two things. First, that is not the way Sarkozy does not present the changes. Far from minimizing the effects of the new language, he boasted:

“The word ‘protection’ is no longer taboo. It might … give a different jurisprudence to the Commission, (and) a competition that will therefore favour the emergence of European champions.”

And more importantly, I find no comfort in the thought that the preamble to the proposed treaty is full of empty rhetoric.

I had voted for Sarkozy to bury Chirac’s legacy of ritual anti-capitalism and obstructive nationalism. What a fool I was.

Chirac bis?

Après son premier sommet européen, Nicolas Sarkozy s’est félicité d’avoir obtenu la suppression de toute référence à la “concurrence libre et non faussée” parmi les objectifs de l’UE.

La concurrence, a –t-il affirmé triomphalement, est une “idéologie” et un “dogme” qui discrédite l’Europe auprès des peuples.

Il a en outre obtenu l’ajout de la phrase suivante dans le nouveau traité constitutionnel:

“Dans ses relations avec le reste du monde, l’UE affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts, et contribue à la protection de ses citoyens.”

On nous explique que ces phrases ne mangent pas de pain, qu’en pratique la politique économique de l’UE ne changera pas. Bref il s’agit de caresser les partisans français du “non” dans le sens du poil: un accord européen vaut bien quelques phrases creuses.

Deux choses. D’abord, ce n’est pas ce que Sarkozy dit.

Le fait que le mot “protection” n’est plus tabou à Bruxelles, a-t-il affirmé, devrait fournir à la commission une “jurisprudence différente”.

Mais surtout, même s’il s’agit de phrases creuses, cela ne me rasure pas du tout.

Personnellement, j’avais voté Sarkozy pour en finir avec l’anticapitalisme des phrases creuses, l’immobilisme cocardier, et la politique d’obstruction en Europe – c’est-à-dire pour en finir avec le chiraquisme.

J’ai bien peur de m’être trompé.

Sardanapale @ 2:13 pm
Filed under: Economy and trade andEurope andFrance
  1.  
    alcofibrasnasier
    June 23, 2007 | 10:31 pm
     

    Patience, Sardanapale.
    Soit vous avez raison et, tout comme moi, vous êtes trompé, soit l’ami Sarko utilise ce que l’on appelle aux échecs le “gambit”.
    Sacrifier un, voire deux pions dans sa position ne porte pour l’instant pas à conséquence au vu de sa supériotité stratégique sur l’échiquier.
    Le mot “protection” a dû faire rigoler pas mal de ses proches…
    Ses intentions sont claires, mais les moyens d’y arriver sont plus tactiques que stratégiques : cette résistance franchouillarde aux réformes qu’il faut contourner, par exemple.
    Il faut donner du son pour faire avancer lӉne !

  2.  
    June 24, 2007 | 1:14 am
     

    C’est très décevant cette déclaration de Sarkozy.

    C’est aussi hypocrite car cette semaine il a reproché au Québec son protectionnisme économique dans le dossier Alstom/Bombardier pour la construction du métro de Montréal.

  3.  
    alcofibrasnasier
    June 24, 2007 | 5:53 pm
     

    Hypocrite, certes. Mais l’argument Alstom/Bombardier ne résiste pas à l’analyse : le protectionnisme voudrait que ce soit justement Bombardier qui remporte le marché. Comment admettre que Bombardier ait réussit à remporter le marché des “RER” ou trains de banlieue français ?. Tout cela relève de la bonne guerre industrielle. En tirer des arguments “protectionnistes” de la part de Sarko relève d’une mauvaise interprétation de ses propos..
    Le marché du métro de Montréal sera conclu selon les règles de l’offre et de la demande. Les propos de Sarko à ce sujet ne sont que roupie de sansonnet pour les éventuels entrepreneurs.
    Mais… Il fallait qu’il intervienne sur le sujet come il aurait pu intervenir sur le prix de la peau des ours ou du sirop d’érable.
    Sarko avance ses pions bon gré mal gré avec l’héritage d’une France sclérosée.
    En contrepartie, et comme je le soulignais lors de mon premier message en d’autres termes, il est bien obligé de dire des conneries histoire de ménager la chêvre et le chou.
    Donner des garanties à un électorat préhistorique tout en pratiquant un “libéralisme” forcené (libéralisme : quel gros mot dans nos contrées !), c’est l’essentiel de son pari.
    Sardanapale pense à un “Chirac bis”. J’ose espérer qu’il a tort. Mais pour l’heure, Sarko bouscule pas mal de choses, et notamment le syndicalisme obsolète français et l’organisation européenne.
    Est-ce de la poudre aux yeux, l’état de grâce ?
    Nous verrons dans quelque mois les résultats, qui seront forcément ralentis par les revendications catégorielles des beaufs en dissonance cognitive.
    Une chose est sûre : le socialisme marxisme (désolé pour le pléonasme) est… mort.
    Que Sarko réusisse ou non, un Blair français pourra voir le jour en 2012.
    En gros, se sortir les doigts du cul sans attendre le Big Brother social.

  4.  
    raph
    December 20, 2007 | 12:32 pm
     

    Oui vous vous êtes trompé.

    5 mois après son election il n’a rien fait d es réformes promises et n’a accompli qu’une seukle de ses promesses: la violation la démocratie en pasant outre un référendum sur le traité de lsibonne.

  5.  
    raph
    December 21, 2007 | 2:37 pm
     

    Vous me direz que moi aussi je me suis trompé.

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Posted on Saturday 23 June 2007

Second thoughts on Sarkozy

After his first European summit, French President Nicolas Sarkozy was pleased with himself.

He got the words “free and undistorted competition” struck from the objectives of a proposed new EU treaty.

“Competition as an ideology, as a dogma, what has it done for Europe? Fewer and fewer people who vote in European elections and fewer and fewer people who believe in Europe,” he said.

Sarkozy also managed to include the need for “protection” against globalisation included into the pramble of the treaty.

Some observers argue that this language is really harmless, that in practice, the EU economic policy won’t change.

The whole point of the exercise, we are told, was to give reassurance to the 55% of French voters who scuttled the previous Constitutional treaty in a referendum two years ago.

Two things. First, that is not the way Sarkozy does not present the changes. Far from minimizing the effects of the new language, he boasted:

“The word ‘protection’ is no longer taboo. It might … give a different jurisprudence to the Commission, (and) a competition that will therefore favour the emergence of European champions.”

And more importantly, I find no comfort in the thought that the preamble to the proposed treaty is full of empty rhetoric.

I had voted for Sarkozy to bury Chirac’s legacy of ritual anti-capitalism and obstructive nationalism.

What a fool I was.

Chirac bis?

Après son premier sommet européen, Nicolas Sarkozy s’est félicité d’avoir obtenu la suppression de toute référence à la “concurrence libre et non faussée” parmi les objectifs de l’UE.

La concurrence, a –t-il affirmé triomphalement, est une “idéologie” et un “dogme” qui discrédite l’Europe auprès des peuples.

Il a en outre obtenu l’ajout de la phrase suivante dans le nouveau traité constitutionnel:

“Dans ses relations avec le reste du monde, l’UE affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts, et contribue à la protection de ses citoyens.”

On nous explique que ces phrases ne mangent pas de pain, qu’en pratique la politique économique de l’UE ne changera pas. Bref il s’agit de caresser les partisans français du “non” dans le sens du poil: un accord européen vaut bien quelques phrases creuses.

Deux choses. D’abord, ce n’est pas ce que Sarkozy dit.

Le fait que le mot “protection” n’est plus tabou à Bruxelles, a-t-il affirmé, devrait fournir à la commission une “jurisprudence différente”.

Mais surtout, même s’il s’agit de phrases creuses, cela ne me rasure pas du tout.

Personnellement, j’avais voté Sarkozy pour en finir avec l’anticapitalisme des phrases creuses, l’immobilisme cocardier, et la politique d’obstruction en Europe – c’est-à-dire pour en finir avec le chiraquisme.

J’ai bien peur de m’être trompé.

Sardanapale @ 2:08 pm
Filed under: Economy and trade andEurope andFrance

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