Sardanapale

Posted on Thursday 26 April 2007

Hate speech

In the run-up to the second round of the presidential election, the left has chosen to play on French fears.

Its new slogan “Anything but Sarkozy” reminds me of the posters plastered all over the country by the Socialist Party ahead of the 1986 general elections: “Help! The right is back!”

I read on an anti-Sarkozy blog that his victory would “spell the end of our social republic and would complete the destruction of our nation by globalist forces”.

The front page of this blog shows a photomontage where Sarkozy is pictured against a US and an Israeli flag, with the caption: “What does he stand for? The axis of hatred”.

On a left-wing forum, I read a torrent of comments of this kind:

“We must not forget that there was a time when most French people shouted ‘Long live Pétain’ and there were more Nazi collaborators than partisans.

France has not changed much. Almost half prefer a dictator to freedom…

Almost half wants a police state. Almost half think young people should be thrown in jail. I hate these French people and I spit on their faces.”

Those who indulge in these rants, you might say, are only troubled extremists.

Perhaps, but the problem is that the mainstream left too is buying into the “anything but Sarkozy” demonology.

Michel Rocard wrote in Le Monde last week that a conservative victory would be “a social waste” with dire consequences: “The rich would be even better-off… The excluded would be lonelier than ever.”

According to Socialist candidate Ségolène Royal, Sarkozy’s election would lead to “a break-up of France into rich ghettos and poor ghettos.”

What Royal, Rocard, and many others are telling us is that the basic divide in French politics is between the centre and the centre-right.

Sarkozy, they say, is beyond the pale.

But they know this is not true. They know that Sarkozy is no fascist, no racist, and that he has to plan to tear the fabric of French society.

They know that the fundamental divide between political reason and delirium in France is that between the mainstream socialists and the radical left.

By pandering to the loony left and demonizing Sarkozy, the socialists are not just shamefully exciting up popular paranoia in pursuit of political gain.

They might also be shooting themselves in the foot. In 1986, remember, the left lost the election.

La haine

Pour cette élection présidentielle, la gauche a adopté la stratégie de la peur.

Le slogan “Tout sauf Sarkozy” rappelle le “Au secours, la droite revient” de 1986.

Je lis sur un blog antisarko que la victoire du candidat de droite “signifierait la fin de notre République sociale et parachèverait la destruction de notre Nation par les forces mondialistes”.

La page d’accueil de ce “Je Suis Partout” électronique affirme que Sarkozy représente “les intérêts à la fois de l’empire américain et de son appendice israélien”.

Sur un forum je relève, parmi d’autres aménités du même acabit, ce commentaire:

“Faut pas oublier que les français à une époque criaient “vive Pétain” et qu’il y avait plus de collabos que de résistants, l’a pas tellement changé la France ! Près de la moitié des français sont des trouillards qui préfèrent le père fouettard à la liberté.

Près de la moitié des Français sont xénophobes… Près de la moitié des Français est pour un État policier. Près de la moitié des français pense que la jeunesse est à foutre en taule. Je hais ces Français là et je leur crache à la gueule.”

Élucubrations d’extrémistes? Sans doute. Mais le problème est que même des gens honorables donnent dans la démonologie du “Tout sauf Sarko”.

Michel Rocard a écrit récemment que la victoire de la droite constituerait un “gâchis social” aux conséquences épouvantables: “Les plus riches vivront encore mieux… Les exclus seront plus seuls que jamais”.

Pour Ségolène Royal, un Sarkozy président transformerait la France en “un pays fragmenté en ghettos de riches et en ghettos de pauvres”.

Ce que Rocard, Royal et d’autres nous disent, c’est que la coupure fondamentale dans la politique française, la frontière entre l’acceptable et l’inacceptable, se situe entre l’UDF et l’UMP.

Ils savent très bien que ce n’est pas vrai. Sarkozy n’est pas plus ultralibéral (insulte qui par ailleurs ne veut rien dire) qu’il n’est fasciste.

C’est un homme politique avec lequel on peut ne pas être d’accord, mais qui ne cherche pas à détruire la société française, ni même à la diviser.

La vrai frontière cette frontière entre la raison et l’aberration en politique se situe entre l’extrême gauche et le PS, entre ceux qui discutent et ceux qui haïssent.

En faisant mine de ne pas voir cela, en diabolisant Sarkozy pour faire le plein des voix à gauche, les socialistes commettent je crois non seulement une faute, mais aussi une erreur.

En 1986, la stratégie du “Au secours, la droite revient” avait échoué.

Sardanapale @ 12:19 am
Filed under: France

5 Comments for 'Hate speech – la haine'

  1.  
    qsdq
    April 26, 2007 | 6:38 pm
     

    Près de la moitié des Français est (sic) pour un État policier. Près de la moitié des français pense (re-sic)

    euh… la moitié c’est pas un singulier?

  2.  
    Sardanapale
    April 26, 2007 | 7:03 pm
     

    Après avoir consulté les grammaires, il appert que oui, l’accord peut se faire soit avec la fraction (“moitié”) soit avec le complément. Les propos en question sont délirants d’un point de vue intellectuel, mais grammaticalement corrects. Je retire les “sic” infâmants de ma phrase originale.

  3.  
    Stephane
    April 28, 2007 | 4:08 pm
     

    Merci pour cet article. C’est la stratégie pour complexer les gens ‘à droite’ en leur reprochant leur proximité avec l’extrème-droite. Seule la gauche est vraiment humaine, généreuse…

    Sinon, on m’a envoyé ce lien d’une vidéo un peu mélo, mais qui rappelle un fait que j’avais oublié concernant Sarkozy et montre sa force de caractère:

    http://www.youtube.com/watch?v=eixGxV0PwNE

  4.  
    May 3, 2007 | 4:17 pm
     

    le roi progressiste est nu!
    seule la prétendue lutte anti fasciste lui sert encore de colonne vertebrale et permet de masquer la perte de son magistere moral et l’archaisme de sa pensée politique et économique.
    il faut souhaiter la défaite de Royal et la refondation d’un parti social démocrate moderne en France.

  5.  
    Charles'
    May 6, 2007 | 8:15 am
     

    La gauche, en prônant le TSS, a offert une caricature du propos politique français en temps de campagne. On vote contre, avant de voter pour.
    Sarkozy, à l’inverse, a choisi la réalité (qui de plus vulgaire?), les solutions (quoi de plus étroit?) et un discours sur le lien social et les valeurs (quoi de plus totalitaire?).
    C’était courageux et nécessaire, espérons qu’il aura été entendu.
    Réponse ce soir.

Leave a comment

(required)

(required)


Information for comment users
Line and paragraph breaks are implemented automatically. Your e-mail address is never displayed. Please consider what you're posting.

Use the buttons below to customise your comment.


RSS feed for comments on this post | TrackBack URI