Posted on Sunday 22 April 2007
The right choice
A few days ago I noted that no one in the US was talking about the French presidential election, and concluded that my country no longer mattered.
But this does not mean that the vote means nothing for France.
On the contrary, the stakes could not be higher. The main question is, precisely, whether or not the country’s slide into insignificance can be stopped.
France has the slowest-growing large economy in Europe. Its public debt, now two-thirds of GDP, is rising faster than any other EU-16 country.
Over the past 25 years French GDP per head has declined from 7th to 17th in the world.
High unemployment and an ossified economic system are forcing hundreds of thousands of young people – both skilled and unskilled – to look abroad for opportunities denied to them at home.
French decline is more than a matter of statistics: it is painful fact of life and a source of anxiety for millions.
To stop the rot, France needs to do what other European countries have done for the past 15 years: deregulate markets, dismantle protection, shake-up the inefficient, privilege-ridden public sector, reduce taxes and spending, and end welfare dependency.
France must stop penalising wealth creation and subsidizing idleness.
Socialist candidate Ségolène Royal, the youthful face of France’s old left, is neither willing nor able to undertake root-and-branch reforms.
Centrist François Bayrou speaks in general terms of the need to bring the debt down, but he continues to advocate failed interventionist policies.
Nicolas Sarkozy is far from the free marketeer many think he is, but he seems to have the right reformist instincts.
He is the only one who speaks of breaking with the past, and appears ready to take on the public sector unions and other conservative forces.
I am voting for him.
Sarkozy quand même
Après avoir constaté qu’on se fichait outre-Atlantique des élections françaises, j’écrivais il y a quelque jours que mon pays n’avait plus grande importance.
Mais cela ne veut pas dire que le scrutin n’ait aucune importance pour la France.
L’enjeu est de fait considérable: il s’agit, précisément, d’arrêter le glissement de ce pays dans l’insignifiance.
La France a la croissance la plus faible de tous les grands pays européens. En 25 ans, elle est passée de la 7e à la 17e place en PIB par tête.
Sa dette publique croît plus vite que celle de tous les autres pays d’Europe occidentale.
Un chômage structurel et un système économique sclérosé poussent des centaines de milliers de jeunes à aller chercher à l’étranger les chances qu’ils ne trouvent pas chez eux.
Le déclin français n’est pas seulement une affaire de statistiques: c’est une réalité douloureuse qui touche des millions de personne.
Pour y mettre fin, il faut faire ce que nos partenaires européens font depuis 15 ans: ouvrir les marchés, démanteler les protections et les régimes spéciaux, réduire les dépenses, baisser l’impôt, lutter contre la dépendance aux allocations, dégraisser l’administration…
Il faut arrêter de pénaliser la création de richesse et d’entretenir l’oisiveté.
Ségolène Royal, qui n’est que la face rajeunie et souriante de la paléo-gauche française, n’a ni la volonté ni la capacité d’entreprendre de telles réformes.
François Bayrou parle en termes généraux de réduction de la dette, mais il continue à prôner des solutions étatistes qui on échoué.
Nicolas Sarkozy est loin d’être un libéral de conviction, mais il est le seul à parler ouvertement de “rupture” et à avoir les épaules assez solides pour s’attaquer aux forces qui s’accrochent au statu quo.
Il est le seul qui offre un faible espoir pour ce pays. Je vote pour lui.
Frédéric Nihous, candidat du microscopique parti “Chasse, pêche, nature, traditions” (CPNT) n’a pas atteint 2 % des suffrages mais peut se considérer heureux. En effet, l’ouverture de la pêche aux voix de… de comment, déjà ? Baillerou, bayerou ? Enfin, bref, l’ouverture de la pêche, disais-je (ou de la chasse, suivant les préférences criminelles des beaufs), du couille-molles qui s’auto-qualifie de “centriste” est ouverte. On fourbit les hameçons, graisse les moulinets, plombe les lignes…
Le foutriquet béarnais a réussi son coup, mais reste quand même sous une épée de Damoclès non négligeable : les législatives. En effet, si cet insipide rural venait à lorgner sur sa gauche, nul doute que beaucoup de candidats UMP viendraient à juste titre contester localement les actuels élus de l’UDF.
Je viens d’apprendre ce soir que Mme Royal jouait l’ouverture. Why not ? Une moule qui va à la pêche au gland constitue un épisode grandiose de notre histoire politique.
Mais Bayrou, confronté au problème précité, ne pourra le régler en deux coups de cuillère à pot, ou, comme un autre béarnais célèbre et roi de France qui répondait, quand on lui demandait l’avancement de ses amours avec une certaine Gabrielle : en deux coups de cul hier à Pau.
Qui sème la m… récolte, dans ce cas précis, une énorme responsabilité quant au deuxième tour, que les épaules non musclées de l’individu, du fait de la direction assistée de ses deux tracteurs, supporteront difficilement.
Sardanapale note que Bayrou parle “en termes généraux”. Mais peut-il en être autrement ? On lui parle de déficit de la Sécurité sociale, il embraye sur les conditions de travail des infirmières… On lui donne les chiffres du chômage, il prétend offrir deux emplois par entreprise aux frais de la princesse (pardon, du contribuable…) etc.
En terme argotique, Bayrou est une “trompette”. Beaucoup de gens savent souffler dans un cornet à piston, mais peu s’appellent Miles Davis.
Bref, il a “enrhumé” ses électeurs.
Ces derniers vont-ils pencher vers les “forces de progrès”, comme entendu encore aujourd’hui sur les ondes ?
Il appert que, bon gré mal gré, seul l’immigré Sarkozy (dixit Le Pen) possède les épaules assez larges pour occuper la fonction suprême.
Mais il a un défaut : il connaît ses dossiers ! Étonnant, non ?
Je suis bien d’accord avec Alcofi, dont je ne me lasse pas de la verve… Dans un autre registre, mais dans le même esprit, je signale ce diagnostic de l’excellent Guy Milliere, trouvé sur le site des 4 Vérités. Je partage son sarkozysme de raison. http://www.les4verites.com/L-election-de-Segolene-Royal-serait-un-desastre-1485.html