Posted on Monday 26 February 2007
The benefit of the doubt
“Who do you think is the greatest French poet?”
André Gide: “Victor Hugo, unfortunately.”
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Being a pro-market Frenchman, I have no natural political family. I am your typical “floating voter”.
I have on several occasions felt closer to the left than the right.
I would have cast my vote (if had had one) for Labour in New Zealand in 1984 and 1987, and in the last two British general elections.
In France I used to like the old centre-left “Radical Party” led by the pro-American politician Jean-Jacques Servan-Schreiber.
But I also feel very close to the Anglo-Saxon free-market right embodied by Reagan and Thatcher – which is wrongly described as being more extreme than mainstream conservatives, as if economic liberalism was the preserve of the right!
In other words I feel profoundly centrist.
I could therefore have chosen to vote for François Bayou, the centrist candidate in the French presidential election. But I will not do that.
I do not think, as Bayou does, that France’s main problem is an archaic left-right split that needs to be transcended.
France’s problem is that it has a left and a right that are BOTH archaic.
When you have two dinosaurs, the thing to do is not get them to mate with each other but replace them with better-adapted creatures.
I have thus decided to vote in the first round for the candidate, on one side or the other, who appears readier to shake off statist habits and modernise the country.
I have concluded that this candidate is not the Socialist Segolene Royal. She has neither the stature nor the will needed to bring the French left out of the 19th century and into the 21st.
Her recently announced “pact” embodies the values of the old left. Like the demonstrators who last spring successfully fought to block labor market reforms, she is fighting for the status quo.
I understand why people have reservations about Sarkozy – and even share them.
He is the candidate of the Gaullist (i.e. state-loving) right.
As minister of finances in a previous conservative government, he came to the rescue of industrial groups like Alstom and Vivendi.
On the other hand he has also on numerous occasions had the courage to say that France needs root-and-branch changes.
On 22 April I will give him the benefit of the doubt.
Pourquoi je vote Sarkozy
“Quel est selon vous le plus grand poète français?”
André Gide: “Victor Hugo, hélas.”
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N’ayant pas de famille politique précise, je suis ce que les sondeurs appellent l’”électeur flottant” type.
Il m’est arrivé de préférer la gauche à la droite (J’aurais voté Labour en Nouvelle-Zélande en 1984 et 1987, et en Grande-Bretagne en 2001 et 2005.)
En France, les radicaux à la Servan-Schreiber me convenaient jadis assez bien.
J’aime aussi la droite antiétatiste anglo-saxonne façon Reagan/Thatcher, qu’on a tort de considérer comme plus extrême que le conservatisme ordinaire (comme si le libéralisme était foncièrement de droite!)
Bref je me sens profondément centriste, et épouse les thèses d’extremecentre.org.
J’aurais pu donc porter mon choix dans cette campagne pour François Bayrou. Mais je ne le ferai pas.
Je pense en effet que le problème principal de la France, ce n’est pas le clivage gauche-droite archaïque que Bayrou appelle à transcender.
Le problème de la France, c’est que ET la gauche ET la droite sont archaïques.
Il est vain de tenter d’accoupler deux dinosaures: mieux vaut les remplacer par des créatures mieux adaptées.
J’ai donc décidé de voter dès le premier tour pour le candidat qui, dans un camp ou dans l’autre, semble le plus prêt à abandonner les vieux réflexes étatistes et moderniser ce pays.
J’ai conclu que ce candidat n’est pas Ségolène Royal. Son programme est un une boutique d’antiquités où s’amoncellement des vieilleries (augmentation du SMIC, traitement social du chômage, renationalisations, etc.).
Je ne crois pas que Royal ait la stature ou la volonté nécessaire à tirer le socialisme français du 19e siècle pour l’amener au 21e. Elle incarne la gauche des manifestations du printemps 2006: celle qui proteste en faveur du statu quo.
Je conçois qu’on ait des réserves sur Nicolas Sarkozy. Je les partage: il est le candidat de la droite gaulliste (donc étatiste); en tant que ministre des finances, il est venu au secours de grands groupes comme Alstom ou Vivendi.
Mais enfin, il a à de multiples reprises affirmé que la France avait besoin de changement profonds, et cela avec courage et de façon non démagogique – contrairement à Mitterrand ou à Chirac.
Même si Sarkozy a fortement modéré son langage réformiste ces derniers temps (je ne sais pas ce que “rupture tranquille” signifie), j’estime qu’il peut avoir le courage et la lucidité de moderniser la droite.
Je lui accorderai donc le bénéfice du doute le 22 avril.
Sarko, faute de mieux…
Je partage l’analyse, bien que ce dernier ait tendance, depuis quelques semaines (emporté par les bons sondages, peut-être ?) à promettre des dépenses tout en restant vague sur les recettes.
Connaissant déjà les difficultés d’une “rupture”, il ne faudrait pas qu’il tombe dans le piège démago (car il est nerveux, le bougre ! )
Je suis heureux qu’Alcofi et moi fassions le même constat sur Sarokozy.
Je mentionne en PS – si je puis dire – un pertinent billet sur l’apparition de Bayou à télé qu’on doit au toujours excellent Gauchiste Repenti. Allez voir sur http://legauchisterepenti.oldiblog.com/
Vu l’excellent article du gauchiste repenti auquel j’ai ajouté ma petite contribution.
Je ne résiste pas, chez Sardanapale, de reproduire un article écrit le 22 décembre 2001 dans France-Soir au sujet de Bayrou.
Curieusement, je n’ai rien à y ajouter…
D’aucuns pensaient avoir trouvé en Jack Lang le nec plus ultra du verbiage stérile, la référence en matière de langue de bois. C’était compter sans François Bayrou qui prétend séduite l’électorat en émaillant sa confiture syntaxique de truismes et d’aphorismes filandreux d’une aussi belle eau queson fameux “le France a besoin de se relever, donc il faut une relève”. A la suite de quoi, je brûle de lui faire observer que l’excellence technocratique ne mène qu’à une carrière subalterne sans un charisme de bon aloi. Il est une paraphrase qui consiste à éduquer et qui reste dans la mémoire collective et il est une paraphrase qui, selon Frédéric Dard, consite à sodomiser l’électeur avec pour seul problème technique la qualité de la vaseline sémantique : c’est le charisme politique. Cette méthode est celle qui d’évidence sied le mieux aux Français (…)
Merci à Alcofi. Une pique bien sentie!
Je me permets de réferrer à un autre billet, lu cette foi sur le blog de Nicolas Baverez http://lepoint.typepad.fr/campagne_buissonniere/2007/02/francois_bayrou.html
Et puisqu’on en est à la philippique anti-baerolienne, j’ajoute une autre raison de ne pas voter pour le candidat UDF: Jean Peyrelevade s’est rallié à lui.
Peyrelevade, banquier de gauche qui géra au sein du cabinet Mauroy les nationalisations de 1981, se dit réformiste et adepte de la “deuxième gauche”.
Mais il n’y a qu’en France où ses positions peuvent paraître centristes. Je rappelle qu’il est l’auteur du livre “Le Capitalisme total”, une charge contre l’actionnariat à l’anglo-saxonne, jugé dévastateur.
Il a plus récemment écrit dans Le Monde:
Avec un centre-gauche comme cela, qui a besoin d’altermondialistes?
Oui, j’ai fait le même parcours, avec les mêmes réserves sur l’anxiété du personnage et ses dérapages récent dans la prose radical socialiste. Mais en reprenant ses positions dans la durée, il a le profil plus libéral qui nous manque.
Quant à Bayrou, il nous amène lentement a souhaiter que Ségolène Royal ne s’effondre pas au premier tour. Paradoxal. Non?
Phentermine no prescription.
Phentermine no prescription.