Posted on Friday 8 December 2006
Castro and Pinochet
“The World Upside Down”, a French blog, is shocked at the different treatments Pinochet and Castro – who are both dying – get from the French media.
The same discrepancy is found in the English-speaking media.
I won’t bother with militantly liberal papers such as the Independent or The Nation, but will stick to the BBC, which tries to be neutral and shuns controversy.
Here are the second and third sentences of a recent Pinochet story on the BBC website.
“Correspondents say his ill-health has reignited the debate over his legacy.
Some 3,000 people disappeared or were killed during his 17 years in power. He is under indictment in two human rights cases and for tax evasion.”
Unlike newspapers worldwide, the BBC avoids calling Pinochet a “dictator”. It appears to think that “former military ruler” sound more impartial.
Castro (who is still in exercise) is a just a “president” as far Auntie is concerned.
Nowhere in the latest BBC piece on him – or in any other I’ve looked at – did I find any mention of human rights violations. The word Communist rarely comes up. Cuba, in other words, is described a perfectly normal country.
Should we be shocked by discrepancies in the media coverage of the two situations?
I don’t think so. I think it is right for journalists to make a distinction.
My only criticism of the media – and on this I may agree with “The World Upside Down” – is on a point of detail.
Pinochet’s presidency can be summarized thus: violent revolution – horrible dictatorship – 3,000 killings or disappearances (for a population of 15 million) – thousands of exiles – economic boom – was forced to hand over power to elected civilians.
Castro’s presidency can be summarized thus: violent revolution – horrible dictatorship – 15,000 executions (for a population of 10 million) – 100,000 Cubans sent to prisons or camps – exile not an option – economic meltdown – temporarily handed over power to his general brother.
I think journalists are right to treat the two differently.
I’m just not sure they’ve correctly identified the worse bastard.
Le monde à l’envers
Le blog lmae s’indigne de la différence de traitement médiatique entre Castro et Pinochet, qui tous deux sont à l’article de la mort.
On trouve aussi cette disparité dans la presse anglo-saxonne.
Sans prendre des journaux de gauche style Guardian, je m’en tiens au site de la BBC, organe relativement neutre et qui évite la controverse.
Voici les 3e et 4e phrases d’un article récent sur Pinochet:
“Selon les observateurs, ses problèmes de santé ont relancé le débat sur son passé.
Quelque 3.000 personnes ont disparu ou furent tués au cours de ses 17 années de pouvoir. Il est inculpé pour atteintes aux droits de l’homme et fraude fiscale.”
La BBC, contrairement aux journaux du monde entier, évite de qualifier Pinochet de “dictateur”, lui préférant le titre guère plus flatteur d’”ancien dirigeant militaire”.
En revanche Castro (qui comme le signale lmae est un dictateur EN EXERCICE) est aux yeux de la BBC un simple “président”.
Dans le dernier article qu’elle consacre au Liber Maximo – ainsi que dans les autres que j’ai regardés – la BBC ne mentionne pas une seule atteinte aux droits de l’homme à Cuba au cours des 47 dernières années.
Faut-il s’indigner d’une différence de traitement médiatique des deux situations?
Je ne le crois pas. Sans vouloir polémiquer avec lmae, il me paraît sain que les journalistes fassent une distinction.
Ma seule critique envers eux – et là je rejoindrais peut-être mon excellent confrère – porte sur un point de détail.
On peut résumer la présidence de Pinochet ainsi: révolution violente – dictature horrible – 3.000 morts ou disparus (pour une population de 15 millions d’habitants) – des milliers d’exilés – essor économique – a passé le pouvoir à des civils élus.
On peut résumer le castrisme ainsi: révolution violente – dictature horrible – 15.000 fusillés (pour une population de 10 millions) – 100.000 Cubains dans des camps – exil interdit – désastre économique – a passé le pouvoir provisoirement à son général de frère.
La presse a raison de faire une différence entre les deux.
Je ne suis simplement pas certain qu’elle s’indigne du bon côté.