# Posted on Thursday 30 November 2006 - 4 Comments
A Holy Alliance against science
It never ceases to amaze me how, after almost 150 years of vindication through the most rigorous scientific tests, Darwinism still sticks in the craw of so many people.
We all know, of course, about creationism – so powerful in America under the new label of “intelligent design”.
But Darwinism also has influential – and more sophisticated – enemies on this side of the Atlantic: philosophers and social scientists.
I was reminded of this while listening recently to radio program “In our time” on the BBC last week.
The program boiled down to an argument between the most eloquent exponent of the Darwinian orthodoxy today, Oxford’s Richard Dawkins, and a philosopher called John Dupré.
“There is much more to evolution than the trajectory that sees everything in terms on natural selection,” the latter said.
According to Dupré, science has moved beyond Darwin’s idea:
“We understand biology so much better in the last few decades. There are all kinds of potential for other kinds of adaptive mechanisms and even the most excoriated figure in biology, Lamarck, I think is making a clear comeback.
There are lots of mechanisms that we now understand that do give potential inheritance of acquired characteristics.”
A philosopher of science, it appears, remains first and foremost a philosopher – someone uncontaminated by the scientific method.
Dupré offers no evidence for his contention.
Although he bandies about a number of biological concepts (as do many creationists), these are a smokescreeen. His arguments are based on little more than personal distaste for Darwinism.
The basic difference between knowledge and belief is this: knowledge demands verification though external proof, while belief is based on the internal harmony.
Many philosophers and social scientists, it seems to be, are on the side of belief – they are members of a Holy Alliance with religious bigotry against Darwin.
If you’re interested in these things I you go to the “In Our Time” website to listen to Dawkins’ brilliant replies to Dupré.
You could also go Dawkins’ own website and look at a video of his exchange with a bunch of American creationists (I had problems accessing it, but keep trying.)
Philosophie, religion: même combat
Dans la série “les idées qui dérangent”, il n’y a pas plus dérangeant que le darwinisme.
Malgré un siècle et de demi de vérification par les plus grands esprits, l’idée de sélection naturelle reste en travers de la gorge de nombreuses personnes.
Je ne parle pas seulement des créationnistes, qui sous le label “Intelligent Design” continuent de sévir aux États-unis.
En Europe, nous avons aussi nos anti-Darwiniens: les épistémologues. Leur démarche est plus branchée, plus intellectuelle, que celle des bigots américains, mais au fond ils disent la même chose.
Pour s’en convaincre je recommande l’audition de ce “débat” entendu la semaine dernière à la BBC entre Richard Dawkins, le plus éloquent défenseur de l’orthodoxie darwinienne, et un philosophe nommé John Dupré.
Dupré défend la “sélection de groupe” (théorie discréditée selon laquelle l’adaptation se fait au niveau du groupe, non à celui de l’individu ou du gène) et affirme que l’idée d’évolution par sélection naturelle est dépassée:
“Nous comprenons la biologie bien mieux depuis quelques décennies. Il y a toutes sortes de mécanismes d’adaptation, et même le biologiste le plus honni, Lamarck, effectue un retour en force.”
Un philosophe de la science demeure avant tout un philosophe - quelqu’un d’imperméable à la méthode scientifique. Dupré ne fournit aucune preuve de ce qu’il avance.
Même s’il emploie un vocabulaire emprunté à la biologie (comme de nombreux créationnistes), ses objections contre le darwinisme se résument à l’intime conviction.
Le savoir – et c’est là ce qui distingue de la simple croyance – exige un autre type de preuve autre que la cohérence interne: il existe un moyen d’établir la vérité ou la fausseté d’une théorie, et cela s’appelle l’observation.
La philosophie et une grande partie des sciences sociales sont du côté de la croyance, alliées à la religion contre le darwinisme.
Si ces choses vous intéressent, je vous invite à écouter la réponse de Dawkins à Dupré sur le site sus-mentionné.
À voir aussi la vidéo de l’échange entre Dawkins et des créationnistes américains sur son site - ça vaut aussi son pesant d’arachides (j’ai eu des problèmes pour y accéder, mais on y arrive).