Sardanapale

Posted on Wednesday 27 September 2006

An antidote to capitulation

I was praising Bush the other day. But in terms of Churchillian resolve and eloquence, Tony Blair is even more impressive.

Here is an excerpt from his farewell speech to the Labour Party faithful on Tuesday:

“The new anxiety is the global struggle against terrorism without mercy or limit. This is a struggle that will last a generation and more.

But this I believe passionately: we will not win until we shake ourselves free of the wretched capitulation to the propaganda of the enemy, that somehow we are the ones responsible.

This terrorism isn’t our fault. We didn’t cause it. It’s not the consequence of foreign policy. It’s an attack on our way of life. It’s global. It has an ideology.

It killed nearly 3,000 people including over 60 British on the streets of New York before war in Afghanistan or Iraq was even thought of.

It has been decades growing. Its victims are in Egypt, Algeria, Indonesia, India, Pakistan, Turkey – over 30 nations in the world. It preys on every conflict, it exploits every grievance, and its victims are mainly Muslim…

It is not British soldiers who are sending car bombs into Baghdad or Kabul to slaughter the innocent.

They are there along with troops of 30 other nations with, in each case, a full UN mandate at the specific request of the first-ever democratically elected Governments of those countries in order to protect them against the very ideology also seeking the deaths of British people in planes across the Atlantic.

If we retreat now, hand Iraq over to Al Qaeda and sectarian death squads and Afghanistan back to Al Qaeda and the Taleban, we won’t be safer – we will be committing a craven act of surrender that will put our future security in the deepest peril.

Of course it’s tough. Not a day goes by or an hour in the day when I don’t reflect on our troops with admiration and thanks – the finest, the best, the bravest, any nation could hope for.

They are not fighting in vain, but for this nation’s future.”

De l’esprit de capitulation

“Lorsque le sage pointe la lune, l’imbécile regarde le doigt.”
Apologue chinois

Les démocraties ont toujours eu du mal à reconnaître leurs vrais ennemis.

Depuis Athènes – où Démosthène n’a pas réussi à faire comprendre à ses concitoyens la menace que représentait Philippe de Macédoine – le réflexe des démocrates en cas de danger est de s’en prendre à ceux parmi eux qui appellent à la résistance.

Il en a été ainsi dans les années 30: Churchill, excommunié par l’establishment britannique, prêchait dans le désert le réarmement contre les Nazis.

Sous la guerre froide, des millions d’européens de l’ouest défilaient contre ce “fauteur de guerre” de Reagan, alors que les fusées soviétiques étaient braquées sur eux.

Le même phénomène se reproduit aujourd’hui. C’est tellement plus réconfortant de se dire que le mal a le visage bêtement familier de George Bush.

On peut hurler, s’agiter, se révolter, faire des films, jouer les martyrs sans s’exposer au moindre risque.

Bush ne va pas envoyer des tueurs ou des commandos suicide pour nous faire taire.

Entre le sort de Theo Van Gogh, qui s’est fait égorger, et celui de Michael Moore, qui a eu la Palme d’Or à Cannes, les démocrates ont vite choisi.

C’est tellement plus simple, tellement plus rassurant, de tourner le dos à l’ennemi et de pointer un doigt accusateur vers son propre camp.

On retrouve ce réflexe dans la campagne actuelle du New York Times et d’autres journaux, qui font croire aux Américains que Bush et la guerre d’Iraq sont responsables de l’essor du djihadisme.

Comme antidote à cet esprit de capitulation, je vous invite à lire, dans la colonne de gauche, cet extrait du discours d’adieu de Tony Blair aux Travaillistes prononcé hier à la conférence de son parti.

C’est un texte d’une force et d’une passion churchilliennes – mais je crains que les Britanniques n’y soient aussi sourds que les Athéniens le furent à l’éloquence de Démosthène.

Sardanapale @ 2:58 pm
Filed under: Terrorism andUSA
  1.  
    September 27, 2006 | 6:24 pm
     

    Ce que vous dites est plein de bon sens, notre civilisation trop sûre de ses valeurs sombre lentement, lent suicide indolore pour les masses anesthésiées.
    L’histoire ne fait que se répéter….malheureusement!

  2.  
    September 30, 2006 | 7:37 pm
     

    c’est aussi le cas aujourd’hui avec l’affaire Redeker : http://polluxe.free.fr/wordpress/?p=142

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