Posted on Wednesday 26 July 2006
Israel’s “disproportionate” response
So Israeli strikes in Lebanon are “disproportionate”.
One problem with this complaint is that those who voice it never spell out what response might be “proportionate”.
European governments and United Nations bureaucrats, who do not defend any state (the latter have no state to defend and the former rely on those awful Americans for their protection), have always accused Israel of overreacting.
Search any news database on the words “disproportionate” and “Israel”, and all Israeli operations – whether it be the destruction of homes in Gaza or targeted raids in West Bank refugee camps – have been condemned in exactly the same terms as the Lebanon campaign.
The impression I get is that nothing Israel can do against its enemies will be viewed by peace lovers in Brussels, New York or Geneva as “proportionate”, and that only verbal denunciations – their specialty – would in their eyes be appropriate.
You might say: “I’m not sure what the proper response to the kidnapping of two soldiers is – but I do know that blowing up dozens of civilians every day sure ain’t proportionate.”
Perhaps – but let’s step back a bit, and agree on one thing: Israel has a problem in Lebanon and this problem must be solved.
A situation where a guerrilla group occupies one side of an internationally recognized border and keeps attacking the state on the other side is unacceptable – even the UN recognizes this.
After Hezbollah’s cross-border raid on July 12th, the Israelis did not immediately let their air force loose on Lebanese cities. They sent their soldiers into Lebanon to teach Hezbollah a lesson – but the holy warriors were ready for and killed eight soldiers. Clearly, a punitive incursion in south Lebanon was not enough.
So what is Israel to do to remove the Hezbollah threat? Remember that Hezbollah is no ragtag army. It is a formidable force, armed by Iran, whose positions are scattered among the Lebanese population and command centers are buried underneath villages and cities.
Israel says: “All we can do is drop leaflets telling civilians to get out of way and bomb suspected positions to smithereens.”
Sure, a more humane way to clobber Hezbollah would be preferable. But what it is?
I will listen to the advocates of “proportionality” when they suggest – even in the vaguest of terms – a workable alternative.
Les apôtres de la proportionnelle
Alors comme ça les frappes israéliennes au Liban sont “disproportionnées”.
Le problème avec cette idée, c’est qu’on ne nous dit pas ce qu’une réponse “proportionnée” pourrait être.
Les Européens et les bureaucrates de L’ONU, qui ne défendent aucun État (les seconds n’ont aucun État à protéger, et les premiers laissent à ces affreux Américains le soin de les défendre), ont toujours accusé Israël de réaction excessive.
Pour s’en convaincre il suffit de taper “disproportionate” et “Israel” sur Google: les destructions de maisons de militants à Gaza, les raids dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, les opérations des plus ponctuelles ont été condamnées dans les mêmes termes que celle du Liban.
Bref on a l’impression que pour les belles âmes de New York, Bruxelles ou Genève, rien de ce que peut faire Israël n’est proportionné, et que seule condamnation verbale – leur spécialité – serait appropriée.
On me dira: “Je ne sais pas quelle réaction à l’enlèvement de deux soldats est proportionnée, mais je sais que les bombardements qui font les dizaines de victimes civiles tous les jours ne le sont pas.”
Peut être, mais commençons par convenir d’une chose: Israël a un problème au Liban.
Une situation où une frontière internationale est tenue d’un côté par une guérilla qui a attaque régulièrement l’État riverain est inacceptable – même l’ONU le reconnaît.
Après le raid du Hezbollah en territoire israélien le 12 juillet, Israël n’a pas réagi d’emblée par des bombardements, mais par une expédition punitive au sud-Liban.
Le “parti de Dieu” attendait les soldats de pied ferme, et en a tué huit. C’est clair: un raid de représailles n’était pas suffisant.
Que faut-il faire alors pour mettre Hezbollah hors d’état de nuire à Israël?
Hezbollah est une force redoutable, armée par l’Iran, installée parmi les civils et dont les centres opérationnels sont enfouis sous les villes et les villages.
Israël dit: “On prévient les civils qu’on va canarder, on leur demande de partir, et on bombarde.”
Je suis tout à fait prêt à convenir qu’un autre moyen pour vaincre le Hezbollah serait préférable.
Mais lequel?
J’écouterai les apôtres de la proportionnalité quand ils me donneront une idée, même vague, d’une autre voie à suivre.
Je suis assez de ton avis. Seulement parfois c’est difficile à accepter. Par exemple quand on lit que sur la dernière semaine à Gaza, il y a 138 morts du côté palestinien, et 1 du côté israélien.
Tu as écrit : “Le “parti de Dieu” attendait les soldats de pied ferme, et en a tué huit. C’est clair: un raid de représailles n’était pas suffisant.” Je n’ai pas vu cette nouvelle. Tu peux m’en dire plus ? Merci.
Bonjour Jack: Comme toi, je suis scandalisé par la mort de tant de Palestiniens innocents. Mais qui en est responsable? Les Israéliens qui, conformément à la logique “Land for Peace”, ont évacué la bande de Gaza pour avoir la paix – ou les groupes comme Djihad islamique qui envoient des roquettes et des hommes de l’autre côté de la frontière et se cachent ensuite parmi la population civile?
En fait on a à Gaza exactement la même situation qu’au Liban: dans les deux cas, des groupes radicaux ne se contentent pas du retrait des Israeliens d’un territoire arabe. Au contraire, ces radicaux en profitent pour lancer des attaques contre un État juif qu’ils veulent détruire, et ils sont prêt à sacrifier des centaines de civils à leur cause douteuse…
J’avoue que je suis en train de me demander si j’ai eu raison, pendant un quart de siècle, de soutenir la dynamique du “Land for Peace”. On dirait que Hezbollah et Djihad islamique veulent donner raison la droite israélienne qui dit: pour avoir la paix, Israël doit contrôler des territoires arabes….
En réponse à ta question, voici une chronologie du début du conflit libanais. http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/5179434.stm Voir la section “12 juillet”: le raid du Hezbollah de ce matin-là (au cours duquel les 2 soldats ont été capturés en territoire israélien) a déclenché une opération ponctuelle d’Israel au sud-Liban, qui s’est soldée par la mort de huit soldats israéliens.
Bien à toi…
6 millions de juifs en Israel.
des centaines de millions d’arabes musulmans.
Voilà aussi pourquoi la proportionalité est une tactique des échecs: le sacrifice de pions pour la victoire finale. Celui qui a le plus de pions les sacrifie contre ceux de l’adversaire, sachant que le rapport de force s’améliore proportionnellement en sa faveur à chaque sacrifice/échange de pions.
Exemple: 8 pions contre 6. Raport de force 1.33 contre 1. Au bout de 4 sacrifices/échanges, on est à 4 contre 2, soit un rapport de force de 2 contre 1 et la victoire à portée de main.
Demander à Israel de ne pas infliger plus de dommage qu’on ne lui en inflige c’est donc oeuvrer à sa défaite et faire fi du principe de dissuasion sur lequel sa défense est basée. La dissuasion est justement de faire croire que l’on répondra à une agression de manière disproportionnée afin que l’agresseur potentiel y réfléchisse par 2 fois. Si Israel répondait autrement, plus faiblement, elle inviterait plus de conflits dans le futur car les agresseurs potentiels auraient moins peur de répercussions.
J’ai trouvé ce site qui remet certaines choses en place je trouve : http://israel26hezbollah.wordpress.com
Merci pour l’info – excellent en effet… Je citerai également les éditos de Philippe Val dans Charlie Hebdo (dorénavant quand je critiquerai la gauche il faudra lire “la gauche moins Charlie Hebdo”.)