Sardanapale

Posted on Thursday 18 May 2006

Clueless Europe can’t tackle Iran

In the business of dealing with nuclear Iran, the Europeans’ position baffles me. Which part of “get lost” do they not understand?

Diplomats from France, Britain and Germany are working of another “package of incentives” designed to encourage Tehran to stop enriching uranium.

But the atomic ayatollahs have never shown the slightest interest in the trade and diplomatic concessions proffered in the past by the Europeans. Why should they do so now?

The Iranians can’t even be all that keen on nuclear energy.

Russia, which is building their reactor at Bushehr, has offered to provide them with the fuel needed for a civilian program and they declined.

That is not surprising: Iran is the fourth-largest oil producer in the world, and a country whose crude reserves are second only to Saudi Arabia’s.

I assume the ayatollahs are joking when they say their country needs nuclear power to fulfil its energy needs.

Let’s be serious for a while. We all know what the Iranians are after: the bomb.

I’m not blaming them, mind you.

They harbour the same dream that impelled the USSR, France, China, India, Pakistan and others to achieve national fulfilment this way.

Of course, they should not have lied to atomic inspectors for 20 years – but who takes the UN seriously these days?

In these circumstances, the only European deal likely to get their attention is this: “We give you nukes and you stop messing around with uranium.”

Of course, much as Iranian leaders value the nuclear fuel cycle, they value their own lives too.

So American offers along the lines of “either you stop or we blow you away” are also likely to get somewhere.

But as long as the Europeans continue to prattle on about trade and technological help, such talk will get the short shrift it deserves.

L’Europe inutile et incertaine

Dans l’affaire des relations avec l’Iran nucléaire, j’avoue avoir du mal à comprendre les Européens.

Plus précisément, je ne comprends pas ce qu’ils ne comprennent pas quand on leur dit: non.

La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne planchent sur une nouvelle série d”incitations” pour encourager Téhéran à s’abstenir d’enrichir l’uranium.

Mais les ayatollahs atomiques se moquent comme de leur premier turban des débouchés commerciaux et de l’aide technologique que peuvent leur offrir l’UE. On leur a proposé ces choses par le passé, et ils les ont rejetées.

Les Iraniens ne s’intéressent même pas outre mesure à l’énergie nucléaire. La Russie, qui leur construit un réacteur, a offert de fournir aussi l’uranium nécessaire à un programme civil, et ils n’en ont pas voulu.

Cela n’a rien de surprenant: l’Iran est le quatrième producteur de pétrole au monde – et seule l’Arabie saoudite a des réserves de brut plus importantes.

Je suppose que les ayatollahs plaisantent quant ils disent avoir besoin de centrales nucléaires pour faire face aux besoins en énergie de leur pays.

Soyons sérieux: tout le monde le sait ce que l’Iran veut. C’est la bombe.

Ce rêve de puissance atomique, même s’il a de quoi faire frémir chez nos pieux agités du noyau, est par ailleurs bien compréhensible. Il a habité en son temps l’URSS, la France, la Chine, l’Inde, le Pakistan, et d’autres…

Dans ces conditions, il n’y a qu’une seule proposition européenne qui serait susceptible de faire bouger ces gens: “On vous donne la bombe, vous arrêtez vos bêtises avec l’uranium, et on n’en parle plus.”

À la rigueur, comme ils tiennent aussi à la vie, une offre américaine du style: “c’est l’uranium ou on vous bombarde” pourrait également les intéresser.

Mais c’est tout. Tant que les Européens continueront de parler concessions commerciales et diplomatiques, ces palabres essuieront les fins de non-recevoir qu’elles méritent.

Sardanapale @ 10:31 am
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