Sardanapale

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# Posted on Wednesday 30 November 2005 - 2 Comments

L’ingratitude

“Ni moi personnellement ni mes frères n’ont vu les signes d’une aide américaine.”

Qui a prononcé ces paroles?

a) De Gaulle, au sujet de la Résistance en France
b) Eden Pastora, leader contra, à propos de la guerre civile au Nicaragua
c) Oussama ben Laden, sur la défaite de l’Armée rouge en Afghanistan
d) Tous les trois
e) Aucun des trois

Le premier qui m’adresse la bonne réponse gagne une tringle à rideau.

Réponse sur ce site jeudi.

No good deed goes unpunished

“Personally neither I nor my brothers saw evidence of American help.”

Who said those words?

a) De Gaulle, about the French Resistance
b) Eden Pastora, a contra leader, about the Nicaraguan civil war
c) Osama bin Laden, about defeating the Red Army in Afghanistan
d) All of the above
e) None of the above

The first to e-mail me the correct answer gets a curtain rod.

Answer and prizes will be revealed on Thursday.

Sardanapale @ 5:24 pm
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# Posted on Sunday 27 November 2005 - Comments Off on Leçon de morale – Glucksmann and the riots

La leçon faite aux émeutiers

Les émeutes des banlieues ont été beaucoup commentées, mais très peu jugées – comme si le statut de victimes accordé aux habitants des cités dispensait les plus violents d’entre eux de tout examen moral.

André Glucksmann est un des rares commentateurs à avoir osé condamner sans appel les incendiaires.

Dans un article du Monde, Glucksmann innove également en défendant l’usage du mot “racaille”.

Il rappelle que c’est lors d’un passage à Argenteuil, avant la crise donc, que Nicolas Sarkozy a employé ce terme pour désigner les voyous dont se plaignat un habitant.

Si des dealers terrorisaient les quartiers aisés, qui contesterait l’appellation de “racaille”?

Sarkozy s’est gardé de l’appliquer aux émeutiers, contrairement à ce qu’a rapporté la presse. Mais il aurait pu: les brûleurs de voitures sont autant des délinquants que les trafficants de drogue.

Comme l’écrit Glucksmann, “enflammer des bus pleins, vider sous les passagers des bidons d’essence et craquer une allumette est un crime.”

La réticence à condamner les incendiaires est en fait la pire insulte qu’on puisse faire aux habitants des quartiers.

“Le sacro-saint souci de ne pas susciter d'”amalgame” fait justement l’amalgame. Il suppose impossible de séparer le bon grain de l’ivraie, donc de distinguer la minorité de l’ensemble. La belle âme compatissante interdit de nommer un chat un chat et un incendiaire de véhicules habités un assassin potentiel. On confond ceux qui brûlent et ceux qui s’y refusent.”

Amen.

Un mot sur l’analyse d’Alain Finkielkraut à propos des émeutes: dans une interview controversée pour le quotidien israélien Haaretz, il explique qu’il ne faut pas réduire les émeutes à leur dimension sociale.

Mais au lieu de les réduire à leur juste dimension – la dimension pénale – Finkielkraut y voit un soulèvement ethnico-religieux.

J’ai un immense respect pour Finkielkraut, mais en l’occurrence je crois qu’il a tort.

Ayant enquêté dans les cités peu avant les émeutes, je n’ai pas constaté davantage d’idéologie anti-occidentale ou communautariste qu’ailleurs en France.

J’ai en revanche rencontré beaucoup de beurs qui voulaient désespérément être considérés comme des Français, et qui ne l’étaient pas.

Qu’il y ait dans les banlieues “des gens qui haïssent la République”, comme dit Finkielkraut, c’est un fait. Mais ils sont largement minoritaires.

Ce n’est pas seulement ce que j’ai constaté moi, voyageur pressé: c’est ce qui découle d’études sérieuses — comme ce sondage CSA à méditer.

Il montre notamment que 93% des musulmans sont attachés à la République.

Toutes les organisations mulsulmanes, notamment l’OICF considérée comme la voix des cités ainsi que sa branche associative, les Jeunes Musulmans de France, ont condamné les violences dans les termes les plus fermes.

Bref, Finkielkraut fait fausse route quand il parle de “pogrom antirépublicain”.

Ceci dit, l’action en justice entamée contre lui par le MRAP à la suite de ses propos est infâme. Accuser Finkielkraut de racisme est ridicule.

Cette action montre une fois de plus que les lois françaises sur l’incitation à la haine paralysent le débat démocratique.

Elles encourageant les idéologues à bâillonner des adversaires qu’ils ne savent pas combattre par la raison.

Glucksmann’s moral compass

The recent riots in France’s poor suburbs have been widely commented on, but rarely judged. It is as though the victim status granted to ghetto residents exonerated the most violent among them from moral scrutiny.

André Glucksmann is one of the few commentators who broke the taboo and dared to condemn the arsonists.

In a comment in Le Monde, he also defends the much-criticised use of the word “rabble” by Interior Minister Nicolas Sarkozy.

As Glucksmann notes, this word – often mistranslated as “scum” – came up during an exchange with residents in a housing estate near Paris that took place before disturbances began.

If drug dealers made life hell for those living in middle-class suburbs, few people would balk at the word “rabble”. Although Sarkozy did not use it to describe the rioters (contrary to reports in the foreign media, including the usually reliable Economist), he might have done so with justification.

Setting fire to crowded buses is a crime under French law, Glucksmann points out. And reluctance to condemn such acts, he goes on, is in fact an insult to those living in the banlieues.

“Sanctimonious warnings against confusing disaffected youths with criminals entails the worst kind of confusion. It makes it impossible to separate the wheat from the chaff, the peaceful majority from the violent minority. Pious souls refuse to call a spade a spade, and the men who torch buses potential murderers. Those who start fires and those who refuse to do so are put in the same bag.”

Amen.

Now I word about a comment from another one of my favorite French philosophers, Alain Finkielkraut. On this point, for once, I stand on the side of mainstream opinion and against the taboo breaker.

In a controversial interview with Israel’s Haaretz newspaper last week, Finkielkraut argued that the riots should not be “reduced to their social dimension”.

Fine. But instead of putting the unrest in its proper perspective – a criminal one – he views it as an ethnic/religious uprising.

I spent a week reporting in the grim, largely Muslim suburbs of French cities just before they erupted, and did not notice that anti-Western identity politics was stronger there than in the rest of France.

What I did notice were many black and Arab youths who wanted to be accepted as French but were not. I concede Finkielkraut’s point that “some people (in the suburbs) hate the Republic”. But they are few and far between.

Don’t just take the word of a fleeting visitor for it. My impressions are backed by careful studies – notably this survey, which shows that 93% of French Muslims are attached to Republican values, and 95% to equality between the sexes.

All the mosques and Muslim organisations, including the Muslim Youths of France, which is close to grassroots opinion in the estates, condemned the riots in the strongest possible terms.

The banlieues are not seething with separatist ferment. The riots were not an “anti-Republican progrom”, as Finkielkraut wrote.

Having said that, the furore unleashed by his comment was disgraceful. A civil rights group has launched legal action against Finkielkraut for “incitement to racial hatred”.

The accusation is outrageous. The possible prosecution of a leading intellectual shows that French incitement laws only stifle debate: they allow ideologues to gag opponents they are unable to counter through reasoned argument.

Sardanapale @ 5:39 pm
Filed under: France

# Posted on Wednesday 23 November 2005 - Comments Off on Sociologie de la biture – Binge drinking in England

Petit essai de sociologie comparée

Une institution anglaise – une de plus, soupireront les nostalgiques – est sur le point de disparaître.

Il s’agit de la cloche de comptoir. Elle retentit dans chaque pub du pays vers 23 heures pour signaler aux clients, qui à cette heure ne sont plus en état de consulter leur montre, qu’il leur reste peu de temps pour s’envoyer trois ultimes pintes avant l’heure légale de fermeture.

À compter de jeudi, de nouvelles licences permettront à des milliers d’établissements d’Angleterre et du Pays de Galles de rester ouverts aussi tard qu’ils le souhaitent.

Cette mesure fit l’objet d’une vive controverse. D’un côté, le gouvernement, appuyé par la police et la limonade, avança que l’extension des heures d’ouverture supprimerait une cause de désordre.

Les consommateurs n’auront plus de raison de s’en mettre plein la lampe en l’espace de quelques minutes: ils se comporteront davantage comme les continentaux, répartissant sur des délais plus longs leurs libations.

Cela, dit-on, réduira les effets délétères d’icelles à la fois sur l’organisme et la paix des quartiers.

Ce à quoi les sceptiques répliquèrent que la propension de l’Anglais à la biture est un phénomène culturel que le législateur ne saurait aisément modifier.

Contrairement au Méditerranéen, l’Anglo-Saxon boit de façon irrégulière. L’alcool n’est point pour lui un facteur quotidien de convivialité, un simple adjuvant à la causerie amicale et ou aux affaires.

Non: quand John Bull boit, c’est pour se beurrer. Plus vous lui donnez de temps pour boire, plus il se beurrera.

Qui a raison? Écoutons ceux qui ont un intérêt financier dans cette affaire.

Si le nouveau régime ne faisait que répartir un nombre constant de consommations sur un laps de temps plus long, la position des propriétaires de pubs serait aussi tiède que la bière qu’ils servent.

Or que constate-t-on? On constate que les limonadiers se sont rués sur les nouvelles licences. Pour eux, c’est clair, heures d’ouverture supplémentaires égalent accroissement du chiffre d’affaire.

Je comprends aussi que la police soit pour. Il est plus facile de surveiller deux mille ivrognes qui se dispersent sur une durée de trois heures que mille ivrognes sortant simultanément des tavernes.

Mais pour les 46% de citadins britanniques qui (comme moi-même) habitent à moins de 400 mètres d’un débit de boisson, les avantages sont moins évidents.

Je suis donc du côté des sceptiques. Ceci dit, je souhaite ajouter ma propre contribution à la sociologie comparée de l’alcoolisme.

Là où, à mon sens, les attitudes méditerranéennes et anglo-saxonnes divergent le plus, c’est moins dans la régularité des beuveries que dans leur caractère public.

Pour un Anglais, l’ébriété étalée n’est pas infamante. Chez un adolescent ou un jeune adulte, c’est même un titre de gloire.

Chaque vendredi soir, les rues britanniques sont remplies d’employés en costumes cravates vomissant leur soûl sur le trottoir sans que cet étalage ne choque quiconque.

Sur le continent, le clochard le plus dépravé aurait honte de s’exhiber ainsi. Le Méditerranéen se pinte autant que les autres, mais il préfère le faire en cachette.

Pour les Anglos, une telle discrétion n’a aucun sens: pourquoi se priver du plaisir que les compagnons de soûlographie se procurent en se donnant mutuellement en spectacle?

C’est pourquoi je prévois un accroissement des cas d’ébriété publique à la faveur du nouveau régime.

Je ne prends pas forcément mes prophéties pour des lanternes. Mais je ferai encore plus gaffe où je mettrai les pieds en rentrant chez moi le vendredi.

On binge drinking in England

Another great English institution is about to go the way of the bowler hat and the Nottingham Forest Football Club.

As of this week, the 11 o’clock pub bell will be a thing of the past in many establishments across England and Wales.

For those unfamiliar with British mores, it may be necessary to explain that the bell works as a signal to drinkers – few of whom by that time can locate their watches on their arms, let alone read them – that they only have a few minutes to swill down their final two or three pints.

The introduction of new licences allowing selected public houses to remain open round the clock has triggered a lively debate.

On the one hand the government, backed by police and the pub trade, has argued that 24-hour opening times will remove a leading cause of public disorder.

Emancipated from the tyranny of the late evening bell, patrons will behave like slow-drinking continentals. They will spread their libations over longer periods, and stop pouring out of pubs in their drunken legions at the same time.

Critics of the change retort that it would be take more than new opening hours to change Britain’s drinking culture. Unlike Mediterraneans, they point out, Anglo-Saxons are bingers.

They do not regard alcohol is as a mere adjunct to facilitate social interactions, but as an end in itself: the point of drinking is to get drunk. The more time they are given to imbibe, the more they will.

Who is right? The attitude taken by those with a financial stake in the matter provides the best clue.

If the only effect of the new legislation was to extend opening hours without boosting sales, you would expect pub owners’ position to be as lukewarm as the beer they serve.

But that is not what is happening. Taverns and down the country are rushing to apply for 24-hour licences, which to them clearly mean more money.

Now, I also understand why officialdom favors the change.

One-thousand drunks exiting pubs at the same time are harder to police than 2,000 drunks exiting pubs over a three-hour period.

But for the estimated 46% of Britain’s urban population (including myself) who live within 1/4 mile of an alehouse, the lesser of the two evils is probably the short sharp shock.

So I am convinced the critics are right and the government is wrong.

But I want to add my own contribution to the comparative sociology of drinking.
Where Anglo-Saxon and Mediterranean attitudes differ is not just in the regularity of alcohol consumption, but also in the social acceptability of public inebriety.

In Britain and its far-flung offspring, being seen plastered is not particularly shame-making. Among the teenage and young adult population, it is something to boast about.

Every Friday night British high streets are filled with people in suits and ties vomiting on the pavement outside pubs, and no one bats an eyelid.

On the continent the most depraved social outcast would never disgrace himself in such a public way. Most French adolescents feel a tinge of shame when reminded about their drunken antics the night before.

Mediterraneans get pickled too, but tend to hide when they do so. For an Anglo, such secrecy is incomprehensive: what is the point of a booze-up if you deny people the pleasure of watching each other making fools of themselves?

This is why I suspect the new pub laws will make binge drinking worse, although easier for cops to manage.

We will soon find out if I am right. Watch this space. I will certainly watch the pavement on my way home on Fridays.

Sardanapale @ 11:23 am
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# Posted on Tuesday 8 November 2005 - Comments Off on Les banlieues, victimes de l’État – Why French suburbs are burning

Banlieues, victimes de l’État

Ceux qui cherchent à expliquer l’embrasement des banlieues de France peuvent accuser les pouvoirs publics de tout, sauf d’inaction.

Depuis près de 30 ans, les gouvernements successifs ont multiplié les initiatives visant à traiter les maux dont soufrent les cités – délinquance, chômage, habitat dégradé, etc.

Le premier “plan banlieues” remonte à 1977. Dans les années 1980, les socialistes au pouvoir ont lancé une “politique de la ville” hyperactive.

Celle-ci a aboutit à la mise en place de Zones d’Éducation Prioritaire, de Conseils Communaux de Prévention de la Délinquance, d’une “Mission Banlieue 89”, du Haut Conseil à l’Intégration, du Conseil National des Villes , d’un Comité Interministériel des Villes et du Développement Social Urbain, ect…

Depuis 12 ans, la droite, toujours heureuse de courir après ;a gauche, y est allé de ses propres initiatives, du Pacte Juppé de relance pour la ville au récent Plan de Cohésion Sociale de Jean-Louis Borloo.

L’échec de tout cet activisme est aujourd’hui patent.

Certains sociologues refusent de faire ce constat. Ils arguent qu’il ne fallait trop en demander à la politique de la ville, que l’échec est surtout celui de la droite qui depuis trois ans a réduit les crédits aux associations et aux services de proximité.

Que Raffarin, Villepin, et Cie aient commis des erreurs, c’est un fait. Mais seul un esprit partisan peut prétendre qu’ils furent les seuls. La ghettoïsation des banlieues était tout aussi profonde en 2002 qu’elle l’est aujourd’hui.

C’est bien l’ensemble des politiques menées depuis trois décennies qui est en cause.

L’étatisme à la française a été impuissant à régler une crise qui n’a cessé de s’aggraver. Dans une large mesure, l’étatisme a même contribué à cette crise.

Prenez l’un des principaux fléaux des banlieues: l’échec scolaire. Le système éducatif français fut autrefois un formidable outil d’assimilation. Aujourd’hui il exclut. Il marche très bien à Versailles, très mal à Vénissieux. Résultat: Richard va à la fac, et Rachid croupit dans sa banlieue.

Pour aider Rachid, les crédits ZEP ne suffisent pas: il faut donner au proviseur du lycée de Vénissieux le pouvoir de constituer son équipe elle-même, et au besoin de payer davantage les professeurs dont elle a besoin. Mais dans la syndicratie qui règne à l’éducation nationale, rien de cela n’est possible.

Là où le centralisme bureaucratique fait le plus de ravages dans les banlieues, c’est dans l’encadrement d’une économie entravée par mille réglementations : code du travail, charges sociales, salaires minimums prohibitifs…

La France a fait le choix du chômage, et surtout celui du chômage non qualifié. Personne n’a intérêt à engager du personnel de faible productivité. C’est pour cela que l’hôtel Étap de votre ville tourne avec deux personnes.

C’est aussi pour cela que le chômage des jeunes est de 25% – et que Rachid n’a aucune chance de s’en sortir.

Le gouvernement peut certainement mieux faire en matière d’aide aux banlieues. Mais il devrait commencer par quelque chose qu’il n’a pas encore essayé: moins faire.

Why the suburbs are burning

As rioting by disaffected youths has spread across France, officials have been accused of neglecting the high-rise wastelands where immigrants have been parked.

But in the past three decades, governments of all stripes have implemented an array of initiatives aimed at tackling poverty, unemployment, and crime in the suburbs.

The first such plan was launched in 1977. In 1981, the new socialist government pioneered a hyperactive “policy for the city” aimed at ending social exclusion.

Countless bodies were set up, including a High Council of Integration, a National Committee for Cities and an Inteministerial Commission for Cities and Urban Social Development, and many more.

For the past 12 years the French Right – ever eager to emulate the Left in government activism – has launched its own initiatives, from tax-free zones (1996) to the last year’s “Plan for Social Cohesion” initiated by Social Affairs Minister Jean-Louis Borloo.

Although the failure of the big-government approach is there for all to see, not every one does.

Some sociologists point out that the “policy for the city” was never meant to resolve entrenched social problems.

What has failed, they argue, is policy under the current conservative administration, which has cut funding for local services, including cops on the beat, and for grass-roots associations.

That the conservatives have made a mess of things is hard to deny. But only a partisan mind can overlook the mistakes made by the Left.

French suburbs were already ghettos in 2002, when the right took over.

Policies implement by both sides have been useless – and in some cases downright harmful.

Take one of the worst features of the suburbs: bad schools. The French education system used to play a key role in integrating migrants, but no longer does.

Richard receives a decent secondary education, goes on to university, and gets a job. Rachid does not even get to first base.

It would help if the principal of Rachid’s school could choose her teachers and set higher wages for good ones. Except she can’t.

In France’s heavily centralised education system, the government chooses where teachers go and union have imposed an inflexible, nationwide wage scale.

Where French-style dirigisme does most damage is in the economy.

Here “activist” policies have massively cut employment, especially for the unskilled.

Because of Kafkaesque regulations, “social” levies that act as tax on hiring, and a high minimum wage, there is an acute shortage of entry-level, low-productivity jobs.

The result is 25% unemployment among the young – and zero job prospects for the youths from the ghettos.

There is no doubt that the French government can do more to help the suburbs.

But it should first consider something it has not tried: doing less.

Sardanapale @ 10:57 am
Filed under: France