Sardanapale

Posted on Sunday 26 June 2005

Rafsandjani outré

Dans la série “Je suis choqué, choqué” (voir aussi billet du 19 juin sur “le tsunami permanent”), Ali Akbar Hachemi Rafsandjani a exprimé sa colère devant le détournement des élections iraniennes par les ayatollahs.

“Tous les moyens du régime ont été mis en œuvre de façon concertée et illégale pour intervenir dans l’élection,” a-t-il déclaré.

Écarté d’une présidence par ailleurs toute symbolique au profit d’un séide plus zélé de la théocratie, Rafsandjani est pris d’écoeurement face à tant d’ingratitude: “Je me suis présenté à ses élections uniquement pour servir la révolution, l’Islam, l’Iran, et le peuple.”

Voilà qui rappelle, toutes proportions gardées, l’indignation de Danton à son procès: “Il n’y aurait pas eut de révolution sans moi ! Il n’y aurait pas eu de République sans moi!”

Et comme dans le cas de Danton, on a envie de répondre à Rafsandjani: que ne l’avez-vous pas dit plus tôt?

C’est bien beau de dénoncer la fausse démocratie iranienne maintenant. Mais c’est quand Rafsandjani était président, entre 1989 et 1997, qu’il aurait dû condamner le pouvoir des Gardiens de la Révolution, au lieu de couvrir leurs pieux appels au meurtre, la répression des opposants et le terrorisme.

Le travers qui consiste à ne relever les abus que lorsqu’on en est soi-même la victime est une des choses au monde les mieux partagées. Sardanapale recevra avec gratitude toute autre contribution à la rubrique: “Je suis choqué, choqué”…

Iran’s election “shock”

Continuing what could become a “I am shocked, shocked” series (see entry for June 19th below), Sardanapale notes Ali Akbar Hashemi Rafsanjani’s outburst against the hijacking of Iran’s presidential election by the ayatollahs.

“All the means of the regime were used in an organised and illegal way to intervene in the election,” he said.

Rafsanjani is stunned by the ungratefulness of the hardliners who pushed him aside in favour of a more zealous servant of theocracy: “I entered this election uniquely to serve the revolution, Islam, Iran and the people.”

One is reminded of Danton — who helped engineer the French Terror before being guillotined himself – expressing disgust during his show trial in 1794: “There would have been no Revolution without me! There would have been no Republic without me!”

Both Danton’s and Rafsanjani’s rueful words invite the question: why did you not say them before?

It is all very well for Rafsanjani to condemn Iran’s sham democracy now. But it would have been much better if had done so when he was president, between 1989 and 1997 – instead of endorsing assassination calls, the repression of political opponents, and international terrorism.

People are all too prone to ignore glaring abuses until they become victims themselves. Sardanapale welcomes any further contribution to the “I am shocked, shocked” series.

Sardanapale @ 2:21 pm
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